LES CLANS DES KOONGOS ET LEURS LOIS. Par Dieudonné ANTOINE-GANGA

Quoiqu’étant tous frères et sœurs, les Koongos sont issus de différents clans qui sont en fait la parenté essentielle et fondamentale. Selon la tradition, il existait trois clans de base : le clan Nsaku, le clan Nzinga et le clan Mpanzu ; ils auraient été issus des trois enfants du premier monarque Koongo, Nimi Lukeni, que ce dernier aurait eus avec Ma Mpolo : Lengui, Mpemba et Nkengui.  Ces dernières seraient les aïeules, les mères des clans, les « ngudi za makanda. »

1/ Le Clan Nsaku :

Il se chargeait du domaine spirituel et de la justice. Il lui incombait de toujours fournir le Mwéné Nsaku Ne Vunda, la deuxième personnalité de l’empire, juste après le Mwéné Kongo.

L’ascendance de ce clan sur les autres était telle que, dans les terres qui leur appartenaient, ils nommaient eux-mêmes les dirigeants, contrairement aux autres régions où il revenait au Mwéné Koongo de nommer le chef. Les Nsakus dirigeaient toutes les activités religieuses.

Sur le plan politique, ils étaient ou se plaçaient au premier rang aux côtés du Mwéné Koongo. Ils célébraient par ailleurs les obsèques du défunt souverain et présidaient l’élection de son successeur.

2/ Le Clan Mpanzu :

Il était celui des artisans et des techniciens qui maîtrisaient notamment l’art de la métallurgie. Ils avaient aussi la responsabilité de conduire les hommes pendant la guerre. C’est sans doute à cause de ce fait que les Mpanzus ont souvent revendiqué la royauté. En effet, l’art de la forge étant considéré comme un attribut royal et sacré, était au centre des activités économiques, politiques et sociales. C’est grâce à cet art que les paysans acquéraient des outils aratoires et que les guerriers avaient des armes pour se défendre et pour se battre. L’art de la forge était aussi un outil de prépondérance politique et sociale, le fer étant la principale matière nécessaire à la confection des armes. Enfin, les Mpanzus étaient considérés comme les dépositaires de la connaissance.   

3/ Le clan Nzinga :

Il était celui d’où étaient issus généralement les souverains. Les Nzingas occupaient la plupart des postes administratifs et gouvernementaux du pays. A ce propos, il sied de signaler que chez les Koongos, aucun poste ni administratif ni gouvernemental n’était héréditaire. Le futur Mwéné Koongo accédait au trône par élection démocratique (même si le Mwéné Koongo régnant pouvait proposer son candidat qui était son fils ou son neveu). Néanmoins les candidats au trône devaient être membres d’une famille dynastique. Quant aux titulaires des autres postes, ils étaient choisis et nommés par le Mwéné Koongo, sauf pour les postes dévolus aux Nsakus. Ceux-ci nommaient, eux-mêmes, leurs candidats. En tout cas, les Nzingas, réputés intègres, honoraient et glorifiaient le travail. Ils étaient de bons cadres administratifs et gouvernementaux dont la rigueur dans la conduite des affaires, dans la bonne gouvernance et dans la bonne gestion des finances du pays, avaient une bonne réputation.

Ces trois clans principaux, appelés souvent « clans originels » ont engendré de nouveaux clans (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Clans). En effet, à partir du XVIIème siècle, lors de l’époque de la colonisation portugaise au royaume du Kongo, le peuple koongo est en crise au lendemain de la guerre d’Ambuila en octobre 1665 ; ainsi, plusieurs individus koongos émigrent vers le Congo-Brazzaville où ils se sont implantés dans les départements ou les régions de la Bouenza (Beembés, Doondos, Kaambas et Minkééngués), du Kouilou (Vilis et Yombés), de la Lékoumou (Yakas), du Niari (Kunyis, Laadis, Sundis) et du Pool (Doondos, Haangalas, Koongo-Boko, Laaris, Manyangas et Sundis), vers la République Démocratique du Congo, vers le Cabinda et vers le sud du Gabon. Par exemple, chez les Bémbés, sous-groupe des Koongos de la Bouenza, on parle souvent dans les veillées des clans des Mimandus, des Minguilas, etc. Cet éloignement successif du noyau de la civilisation Koongo, n’a pas altéré leur modus vivendi et leur cohésion. «Ces sous-groupes Koongos, plus ils sont éloignés sur le plan spatial, plus ils parlent des langues assez différentes et plus ils sont proches, plus leurs langues se rapprochent ou sont presque semblables. Ce qui leur permet, chacun en utilisant sa langue, de communiquer sans trop d’effort. » dixit Félicien Bidzimou. Malgré les différences, les sous-groupes Koongos ont un substrat linguistique commun : le substrat Kikoongo. C’est ce qui fait ressortir d’ailleurs l’unité du peuple Koongo. Par ailleurs, les traditions et les coutumes des sous-groupes Koongos sont les mêmes à une variante près.

 D’autre part, les Koongos durent au fur et à mesure de leurs déplacements, conclure des alliances matrimoniales ou politiques avec le peuple Téké des localités qu’ils traversèrent, et où ils s’installèrent en adoptant les us et coutumes de leurs hôtes pour se faire accepter. Par exemple, les Sundis (sous-groupe Koongo) ayant immigré dans les pays de Mpangala au nord du Pool, contrée Téké, ont excellé dans cet art de cohabiter, allant jusqu’à se faire, à l’instar du Chef Joseph Nkéoua, des balafres au visage, comme leurs bienveillants hôtes, les Tékés qui seraient en réalité leurs cousins. Toujours est-il que les Koongos ont beaucoup emprunté à la sagesse des Tékés surtout dans l’art de résoudre les palabres ou les conflits. Les formules tékés ont été reprises comme telles par les Koongos qui jusqu’à ce jour les utilisent dans la conduite des affaires claniques et matrimoniales. Par honnêteté intellectuelle et par reconnaissance, les Koongos du Pool ont conservé les noms des villages ou des cours d’eau qu’ils y ont trouvés durant leur immigration. C’est le cas des villages Mfilu, Ngamibaku, Mbamou, Madzia, Kimpila, Mayita, Makélékélé, etc. ou des cours d’eau Djoué, Ngamiké, Kélé-Kélé, Lufulakari, Mfoa, Mfilu, Ngamanzoko, Lufini etc. 

Excepté, Mayama, chef d’un clan koongo, qui imposa son nom au village téké nouvellement occupé par les Koongos. Plus loin, le clan Ndamba imposa le sien à l’actuel district de Kindamba (village du clan Kindamba). Plus au nord, les Koongos fondèrent Mpangala, en mémoire de leur région d’origine Mpangala, la terre de Magombolo ma Mpangala, au Royaume du Kongo dia Ntotila.

 Ainsi des familles grandissant et fusionnant, devinrent progressivement à leur tour, des clans. Ces derniers virent naître en leur sein plusieurs familles qui, malgré les nombreux changements et fusions, n’oublièrent jamais leurs liens avec leurs clans originels.

Les Koongos établis dans le département ou dans la région du Pool, descendent de l’un des douze clans ou mvilas primordiaux se caractérisant par une dénomination commençant par le préfixe Ki : Kikahunga, Kikuimba, Kimbembé, Kimpanzu, Kindamba, Kingandu, Kinimbi, Kinsembo, Kisenguélé, Kinsundi, Kivimba, et Kiyinda.

Ces douze clans dont la dénomination peut changer ou varier selon l’espace géographique de peuplement Koongo, comme le sont ceux des Koongos du Pool :

1/Kimbémbé ou Kinkumba ou Kinsuga ;2/ Kingoyi ou Kimakodo ou Kimbada ;

3/Kinsundi ou Kimbweya ; 4/ Kimpanzu ou Kibuendé ; 5/ Kikuimba ou Kiloza ou Kifumvu ; 6/ Kivimba ou Kinkala ou Kinsaku ; 7/ Kindamba ou Kifuma ; 8/ Kimpaga ou Kikahunga ou Kingoma ; 9/ Kimbuzi ou Kimanéné ou Kimbénza ; 10/ Kindunga ou Kinsémbo ; 11/ Kingila ou Kimazinga ; 12/ Kisenguélé.  

Tous ces clans ont toujours un lien ombilical permanent avec l’un des trois clans originels, Nsaku, Mpanzu et Nzinga dont ils sont d’ailleurs des rameaux. Les Koongos sont matrilinéaires du fait que c’est la mère qui qui leur transmet le sang. C’est pourquoi les enfants appartiennent à la famille maternelle. Par exemple, tout Koongo du Pool est censé posséder quatre clans ou mvilas : le mvila principal étant celui de la mère et les trois autres étant respectivement ceux des clans du père, du grand-père paternel et du grand-père maternel. Le clan est immortel. Un village koongo peut être rayé de la carte mais un clan ne saurait s’éteindre. Le clan reste donc la pièce essentielle du système social Koongo.  Le Révérend Père Jean Wing, ancien missionnaire dans le Bas-Congo en république Démocratique du Congo définit le clan comme : « La collectivité de tous les descendants par filiation utérine, d’une aïeule commune et qui portent le nom de cette collectivité. Il comprend tous les individus des deux sexes, les défunts et les vivants. Chaque clan a une devise que tout Koongo rappelle lors des circonstances solennelles, ou utilise pour calmer l’enfant qui pleure. Certains clans ont un animal-totem, comme le léopard ou le caïman, et des interdits alimentaires. »

Les douze clans ont les mêmes lois transmises de génération en génération depuis le Royaume du Kongo (Kongo dia Ntotila), applicables à tous les Koongos   de quelle que région qu’ils soient. Les ancêtres les leur ont transmises et inculquées très rigoureusement quand ils se sont séparés pendant les émigrations. Il existe chez les koongos, trois lois très importantes et qui sont :

A/ La loi des interdits alimentaires.

Cette loi des interdits alimentaires « les Binas » ou « les Binkonkos » chez les Koongos du Kouilou (les Vilis) ou encore chez les Koongos de la République Démocratique du Congo, prescrit aux Koongos de ne jamais consommer des aliments défendus. Chaque clan a les siens propres qui peuvent varier selon les régions, les départements ou les pays.  Chez les koongos du Pool, l’on peut distinguer parmi les « binas », ceux concernant tous les membres du clan proprement dit, comme ne pas consommer de la viande de caïman ou de la panthère, leurs totems, des escargots etc. ou ceux propres à la gent féminine, comme ne pas manger de la viande de boa, de la civette, etc. Enfin, les « binas » du clan ne doivent pas être confondus avec les mets défendus par le guérisseur « le nganga mpodi » et ceux dont s’abstiennent certains Koongos depuis leur enfance, comme par exemple ne pas manger du pain de manioc, des arachides, pour la simple raison que le jour où leur mère les en a nourris, ils en ont été malades.

Ceux qui n’observent pas tous ces interdits, tombent le plus souvent malades. Ils souffrent pour la plupart, d’allergies qui provoquent sur leur corps, des tâches (les bisampalas, les ntchingas ou les matonas). Certains en mourraient.

B/ La loi du « Zikana ».

La loi du « Zikana » dite loi de l’enterrement mutuel, est la loi au terme de laquelle les membres du clan ou qui ont gardé des liens ordinaires de l’amitié, délèguent des représentants aux obsèques, avec des présents constitués de linceuls entre autres.

C/ : L’Exogamie.

L’exogamie est la loi essentielle et fondamentale qui prohibe toute relation sexuelle ou tout mariage entre un homme et une femme, tous deux koongos du même clan. « Ka ba kwelesa ka menga ma mosi ko », c’est-à-dire que l’on ne se marie pas avec son propre sang, l’on ne se marie point entre membres du même clan maternel.  Ainsi le mariage ne peut être conclu qu’entre un homme et une femme de clans matrilinéaires différents. Ce qui signifie qu’un homme du clan kikuimba ne peut pas se marier avec une femme du plan kikuimba comme lui. Ils ont le même sang.

L’exogamie est en effet d’une application très stricte.  Elle est préservatrice du clan. Les relations entre un homme et une femme du même clan constituent un inceste et un crime aux yeux des Koongos, un crime aussi abominable que la sorcellerie. Elle rend ipso facto incestueux non seulement le mariage, mais tous rapports extra-matrimoniaux entre membres du clan et de ses divers groupes. L’exogamie est toujours en vigueur.  A ce propos, il sied de signaler que l’Eglise catholique romaine au Congo, avant de célébrer tout mariage entre Koongos du Pool, prend le soin de vérifier si les futurs époux ne sont pas du même clan. Une fois les liens du même clan avérés, le mariage ne peut être célébré.

 Autrefois, les coupables d’inceste étaient brûlés vifs. Le fruit du crime était impitoyablement supprimé. Ce forfait entraînait nécessairement des châtiments de Dieu Tout-Puissant, Nzambi a Mpungu sur tout le clan : recrudescence de mortalité et de maladie parmi les membres, stérilité de la gent féminine, perte du petit bétail, sécheresse de la terre, etc.

Quand cet inceste était caché, et si l’on constatait que ni le coupable, ni le clan n’avaient été frappés par des châtiments prévus en pareil cas, les sages du clan concluaient que la branche coupable n’avait plus le même sang. Cette branche était bannie et ne faisait plus partie du clan et adoptait un autre nom de clan.

Quant au mariage, il est pour les Koongos une alliance et non un contrat. Cette dernière définition est l’élément le plus dominant. Il n’est pas seulement l’union des deux personnes ; il est en même temps l’union de quatre familles : les deux familles paternelles et maternelles respectives de l’époux avec celles de l’épouse. A ce propos, le premier Ministre Bernard Kolelas affirme : « Ces familles vont s’entraider, s’assister dans le bonheur comme dans le malheur ; elles vont former une plus grande famille. Mais les limites de cette famille agrandie, ne s’arrêtent pas là. Elles vont se perdre dans un autre cercle de parenté moins proche, pour faire un ensemble de huit familles. Ce cercle est constitué des familles du grand-père maternel et du grand-père de l’époux, ainsi que des familles correspondantes de l’épouse. Chez les Bakoongos, cette ‘’mégalo Familia’’ est une réalité vivante. Ce qui fait principalement la cohésion des Bakoongos ».

Les Koongos où qu’ils soient ou qu’ils seront, doivent donc être déterminés à préserver et à défendre coûte que coûte leur culture, leur langue, leurs coutumes, leurs traditions, leur dignité et leur identité dans cet environnement qui tend à les influencer et à les dénaturer. « Wa dia fua yika dio », c’est-à-dire travailler à accroitre l’héritage reçu et légué par leurs ancêtres depuis Kongo dia Ntotila. Ce proverbe qui préconise l’effort et la persévérance, doit être un élément cardinal de leur modus vivendi. Il n’y a pas honte à cela. Car, comme l’a affirmé Calixte Baniafouna « un peuple qui oublie son histoire n’a ni présent ni avenir. » Qui plus est, il est analogue à une gargoulette trouée par le fond.        

Dieudonné ANTOINE-GANGA

Ancien Ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville

Ancien ambassadeur à Washington (USA) et Union africaine du Congo-Brazzaville

Diffusé le 02 juin 2022, par www.congo-liberty.org

LE SENS DU NOM CHEZ LES KOONGOS

Mois, semaines, jours et marchés chez les Koongos du Pool.

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20 réponses à LES CLANS DES KOONGOS ET LEURS LOIS. Par Dieudonné ANTOINE-GANGA

  1. Samuel Noko dit :

    C`EST ARCHI-FAUX !

    Chaque roi du royaume Kongo devrait d`abord possedè la maitrise de la divinitè pour atteindre le titre Mani Kongo.

    Les Mani Kongo etaient des grand prêtres. C est aussi pour cela Fulbert Youlou qui se battait pour la liberation de notre tèrritoire etait un prêtre pour achever la colonisation.

    Les mots CLAN n`existe pas en Kikongo. Le mot CLAN c`est une methode pratiquè par le colon pour mettre la division dans la famille Kongo ainsi le colon pouvait bien plantè les conflits dans cette vaste famille.

    Le mot ETHNICITÈ n`existe pas aussi en Kikongo. Dans la famille Kongo y a ni clan, ni etnicitè.

    Les enfants de ta soeur ne sont pas une ethnicitè, ni clan. C est tes nièces et tes neveux.

    C est pour cela nous disons par exemple: Mushi Bembe, ntekolo nkwa mvimba.

    C est une structure qui identifie la famille a 100%. C est l`abre de la famille qui a des branches. En outre, une lignèe familiale.

    La loi Kongo se trouve bien dans le mot KONGO qui veut dire NON A CETTE DIRECTION.

    C est basè sur l`evenement vècu par Adam et Eve au Jardin d`Eden. C est la divinitè.
    Le livre appeler la Bible, c`est l`histoire des Cush. Cela veut dire l`histoire des être humains a la peau noire. La divinitè.

    L`endroit du jardin d`Eden c`est l`Afrique centrale. Kimpa Vita etait identifiè comme une femme qui obtenait des propheties. Parce que elle etait dans la loi Kongo. Dans la divinitè.

    KIMPA VITA veut dire EVE.

    A bon entendeur…

  2. Jean Madika dit :

    Monsieur Samuel Noko.
    Ce que nous rapporte ici Mbuta Nganga, n’est pas archifaux. J’apprécie cet article sur les clans et les lois Koongos. Le mot clan signifie Mvila en kikoongo. Cessez d’incriminer tout le temps le colonisateur.
    Dans son article Mbuta Nganga dit bien que tout Koongo a 4 mvilas (clans) : le clan de la maman qui est le clan principal, le clan du père, et les 2 clans (Mvilas) des grands-pères paternel et maternel. Don un Koongo est mutsi Kuimba (clan de la mère), mwana Mvimba (clan du père), ntekolo nsembo (clan du grand-père paternel) et ntekolo kahunga (clan du grand-père maternel.
    Quant à Kimpa Vita, elle était aussi appelée Dona Béatrice. Comme elle était une jumelle, elle s’appelait Ntchimba Marguerita que les Koongos avaient déformé en Kimpa Vita (Vita, diminutif de Marguerita)..Non Kimpa Vita qui était une jeune fille vierge de 20 ans, aurait eu en 1704, une vision de Saint Antoine qui lui ordonna de ramener le roi PedroIV à So=ao Salvador, la cqapitale du royaume du Kongo détruite par la guerre, et de récupérer les insignes royaux détenus par l’usurpateur Jean II. Grace à l’influence que prit sa secte (les Antoniens) dans le royaume du Kongo, Kimpa Vita réussit à ramener le roi Pedro IV dans sa capitale; Mais malheureusement , le roi qui ne lui en sut aucun gré, la livra au contraire aux Autorités ecclésiastiques portugaises qui la condamnèrent comme hérétique. Elle fut brulée vive en 1706. On raconte aussi qu’elle serait morte tout en prononçant le nom de Jésus-Christ et qu’une grande étoile apparut sur le lieu où elle fut brulée.
    Kimpa Vita se disait envoyée par Nzambi a Mpungu pour apporter au peuple Koongo les changements tant attendus. Saint Antoine lui aurait dit qu’un nouveau royaume allait naitre et que les Koongosd reconstruiraient la ville de Sao Salvador, y relèveraient les maisons et redonneraient à la terre sa fetilité et ses récoltes. Pour ce fzire, le roi, le Mani >Kongo Pedro IV devait coute que coute quitter son refuge du mont Kibangu pour retourner à Sao Salvador.
    Jean Madika.:

  3. Samuel Noko dit :

    Je m adresse a tous ceux qui cherchent un debat avec moi.
    Vous devez d`abord faire très attention concernant votre comprèhension avant de dire n`importe quoi.

    N ajoutez pas la confusion dans notre histoire.

    CAUCASIEN est une ETHNICITÈ.
    Toute l`humanitè est une race.

    Une famille se forme sous une même parapluie.

    Kwimba, Kawunga, Bembe, Nsembe, etc… C`est une vaste famille.
    Mvila ne signifie pas ETHNICITÈ. C est cela vous n arrivez pas a comprendre.

    Un Vili, un Manianga, un Dondo, un Nkenge ne sont pas des ethnicitès.
    Un Vili parle le dialecte de la langue Kikongo. Un Bèmbè parle le dialecte de la langue Kikongo.
    Les dialectes en Kikongo sont appeler: MPA ZA NDINGA.

    Et arretez vos mensonges sur Kimpa Vita. Elle n a jamais ètè une jumelle.

    En Kikongo Kimpa veut dire LE PAIN. C est une rèfèrence de la divinitè liè en personnalitè EVE la femme d`Adam a la ressemblance d`une fille de 20 a 22 ans, crèe deja mature par Dieu pour donner naissance des êtres humains.

    Kimpa est liè a la tradition divine recommandè par lui même Jesus-Christ.
    C`est le symbole d`un CORPS sacrè. Par exemple le corps d`Adam, le corps d`Eve et le corps de Jesus-Christ. Appeler COMMUNION.

    Je vous dis très bien.
    Les enfants de ta soeur ne sont pas une ethnicitè.
    C`est tes neveux et tes nièces. Comprenez tres bien.

    Je vous fait aussi savoir que l`endroit appeler la règion du Pool de nos jours et ses environnement c`est un testament laissè par Adam et Eve. Ce testament sont des èvidences de ce que je vous relate.

    A bon entendeur…

  4. Mayala dit :

    « Par honnêteté intellectuelle et par reconnaissance, les Koongos du Pool ont conservé les noms des villages ou des cours d’eau qu’ils y ont trouvés durant leur immigration. C’est le cas des villages Mfilu, Ngamibaku, Mbamou, Madzia, Kimpila, Mayita, Makélékélé, etc. ou des cours d’eau Djoué, Ngamiké, Kélé-Kélé, Lufulakari, Mfoa, Mfilu, Ngamanzoko, Lufini etc.  » (sic) Faire de la toponymie une référence identitaire semble une erreur d’approche. Les noms cités ici ne sont pas une expression Téké mais une antériorité existentielle. Ces noms des lieux ont existé avant la présence humaine. Les Téké les ont trouvés, les koongo les ont adoptés et adaptés. Mais leurs significations sont les mêmes dans les deux langues. Ceci veut dire que le Koongo est une langue téké. Les langues sont des « mises en abyme », de sorte que pour des raisons connues seuls des stratèges militaires de Ntotila, la langue téké a été appréhendée comme un refuge où a été camouflée la langue koongo. C’est pour cette raison que lorsqu’un Koongo parle, il réfléchit en Téké dans son esprit. Lorsqu’il veut faire de la philosophie, il parle téké. Comme le stipule Dieudonné Antoine Ganga :  » les Koongos ont beaucoup emprunté à la sagesse des Tékés surtout dans l’art de résoudre les palabres ou les conflits. Les formules tékés ont été reprises comme telles par les Koongos qui jusqu’à ce jour les utilisent dans la conduite des affaires claniques et matrimoniales. » (sic ) Aussi la formule « Même les Téké veulent diriger ce pays » est à comprendre comme : « les Téké ont toujours dirigé ce pays « .

  5. Samuel Noko dit :

    Quand un Tèkè parle en Tèkè, un Kongo ne comprend pas.
    Quand un Mbochi parle en Mbochi, un Kongo ne comprend pas.

    Le Kikongo c`est une langue. Le Tèkè c est une langue. Le Mbochi c est une langue.
    Mais le Kongo, le Tèkè et le Mbochi sont des Bantu.

    La cause des differentes langues date depuis la construction de la Tour de Babel.
    C est une sacrilège. Une punition d`avoir commis la dèsobeissance a Dieu le crèateur.

    Le Kikongo est la toute premiere langue tous les humains parlaient avant la construction de la Tour de Babel.

    Les Bantu en gènèral sont des CUSH. C`est les humains a la peau noire.
    Les Kongo n`ont jamais immigrè en Afrique centrale. C est leur lieu de naissance et c est leur hèritage.

    Je vous le dit souvent. Le Jardin d`Eden c`est l`endroit ou se localise l`Afrique centrale et le fleuve Kongo est ce cours d`eau qui arrosait le Jardin d`Eden.

    Quand nous parlons du mot MBANZA, il s`agit de deux clartès qui sont:

    1/ Pense à moi.

    2/ Tèrritoire ou pays.

    C`est pas pour rien la capitale du royaume Kongo dia ntotila portait le nom MBANZA KONGO. C est un mèssage codè pour l`accès a la divinitè qui est la vèritable histoire des Kongo.

    Les noms comme MBANZANGUEDI, NGUEDI, KIMPANZU, NGELA, etc… sont liè 100% à la divinitè. C est pas une coincidence et cela n a rien avoir avec le hasard, parce que c`est bien chronologique. C est en ordre des propheties vous n`avez pas encore compris et ces propheties se manifestent jour et nuit dans toute la vie des humains.

    La prophetie qui s`accomplie dans notre ere, a ètè nommee CHANGEMENT CLIMATIQUE.

    La prophetesse Kimpa Vita parlait en Kikongo. C`est pas un hasard que le deuxieme royaume Kongo fût appeler: Kongo dia ntotila. C est un royaume qui fût reconstruit par Eve la femme d`Adam. UNE FEMME. C est cette lignè chez les Kongo comme l`autoritè paternelle des enfants revient a LA FEMME.

    Au Jardin d`Eden Lucifer avait induit en erreur LA FEMME.
    C`est CETTE FEMME qui sera mise en bonne direction. Elle est liè a la divinitè parce que c`est une future marièe. C est UNE EGLISE qui va se joindre a Jesus-Christ pour une regne de 1000 ans avant ce royaume de Dieu reprend sa forme divine sur la terre.

    Quand vous priez que ton royaume vienne sur la terre, il s`agit de tout cela.

    Konko, Konko.
    Nlongo, Nlongo.

    A bon entendeur…

  6. Val de Nantes dit :

    C’est vrai que doyen DiAG a tendance à jeter des bouteilles à la mer . Celle ci en est une . Mais l’urgence sassoutique nous invite à plus d’imagination qu’à l’apologie des langues muettes…
    Souvenez-vous de la phrase de Galilée à propos de l’univers ,je le cite : »l’avenir de l’univers sera écrit en langage mathématique : ».
    Ce dernier va se servir des mathématiques pour produire des lois physiques. Ce qu’on appelle la physique mathématique…Et ce fut le début de révolution scientifique…
    C’est un bon débat entre kongos fatigués de Sassoufolie ,mais la réalité immonde du pouvoir de sassou doit être notre terrain de chasse et des critiques objectives afin que ce régime se lézarde à chaque instant…
    Beaucoup d’énergies futiles pour des sujets périphériques ,dont l’impact sur la vie des congolais reste dérisoire…
    Ce sont des sujets de répit sur le pouvoir nihiliste de Sassou.

  7. Samuel Noko dit :

    Les propheties s`accomplissent.
    Le temps des rèvelations c`est maintenant.

    La philosophie Luciferien qui est aussi nommee la philosophie grecque a sa source d`origine des Pharaons en Egypte.

    Le premier qui avait vaincu Pharaon c`est Moise le Patriarch qui avait obtenu les Dix commandements de Dieu apres la sortie de l`Egypte. Le Dieu de Moise avait fait sortir les Israeliens de l Egypte après les dix plaies d`Egypte.

    Moise a existè et les Israelien existent. La divinitè c est une realitè qui a sa source d`origine en Afrique. De nos jours les inondations sont entrain de faire rage dans le monde entier.

    C est bien la philosophie Luciferien nous refusons. C est une direction de la destruction. KO-NGO.

    Voici les dix plaies de l`Egypte:

  8. Samuel Noko dit :

    Si le futur de la vie pouvait se faire reveler à l`aide des mathèmatiques, y a très longtemps les humains pouvaient trouver l`equation qui donne la rèponse sur comment voyager a la vitesse de la lumière pour bien dècouvrir l`univers. C omme c`est pas dans les mathèmatiques se trouve cette possibilitè, nous voila a peine prendre des photos pour voir les dètails concernant les activitès sur la surface de notre soleil qui est un objet proche de notre planette.

    Nous sommes encore dans le temps fixè qui est une pèriode limitè, et c`est dans cette pèriode la mort regne et les choses sont vanitè de vanitè. Mais quand cette pèriode sera rèsolu, les humains pourront aussi voyager dans l`univers sans l`aide de la technologie. Ils pourront voyager comme les anges dans l`univers.

    Je vous ai dèja dit que les propheties sont chronologique et chaque prophetie a sa pèriode pour se faire accomplir. Prèsentement nous sommes dans la pèriode des rèvèlations.

    Je vous ai aussi dit que la paternitè des enfants chez les Kongo c est une autoritè qui revient a LA FEMME.

    Si vous regardez l`ensemble de structure du fleuve Kongo et ses affluents, vous allez aussi bien voir que c`est une tête d`UNE FEMME. C`est l`identitè des descendants Kongo.
    Cette même structure c`est une image d`un arbre. Cet arbre correspond aussi a la structure familiale Kongo. LA FEMME est le tronc qui a des branches. MAHALA/ MAYALA.

    En même temps ce fleuve à l`image d`une femme, c`est reseau d`eau qui porte le nom FLEUVE KONGO.

    Jesus-Christ est aussi une source d`eau. Un reseau qui jailli jusque dans la vie èternelle. C est la divinitè.

    A Kimpanzu se trouve aussi l`image très visible d`un saint en conversation avec UNE FEMME.
    C est pour vous dire aussi que c`est bien a Kimpanzu les Mani Kongo puisaient la divinitè et se fesaient couronner après avoir obtenu le titre de grand prêtre.

    Le fleuve Kongo se jette dans la mer et la mer atteint le monde entier comme la divinitè atteint aussi le monde entier.

    A bon entendeur…

  9. VAL de NANTES dit :

    La preuve de l’existence de DIEU est difficilement démontrable d’où son objet est purement métaphysique .
    C’est le grand KANT qui disait de DIEU « QU’IL EST INCONNAISSABLE car il échappe à l’expérience sensible .Mais il est pensable .
    Mais penser n’induit nulle existence .
    Pour lui , c’est une réalité nouménale . Car les grands penseurs ,tels que ST AUGUSTIN ou St THOMAS n’en ont pu apporter la moindre preuve ..
    S’il en existe c’est bien .

  10. Gabio dit :

    VAL de NANTES, grosse validation comme tu aimes le dire. Comme toi, je constate que notre doyen « RESPECTABLE » ya Dieudonne s’eloigne de plus en plus de ce qui aurait fait de lui une bibliotheque pour toute la jeunesse congolaise et africaine. A la place, il se fait de moins en moins serieux en venant colporter ici presque chaque semaines des kongoloneries ramassees ci et la sur le web et qu’il veut faire passer pour des verites presques absolues. Je commence a me douter de la rigueur intectuelle de nos aines, des soit disant cadres, comme ya Ganga, qui gouvernent notre pays depuis l’indepence. Sans donner aucune methode de recherche ou le materiel utilises, Mr. Ganga parle de maniere affirmative, sans aucune retenue, sans preuve en plus, que ce qu’il a ecrit ci-dessus est une verite.

    Mr. Ganga, nous avons plutot besoin de votre sagesse pour nous orienter dans le futur, comment allons nous continuer a gerer l’avenir du pays, du continent, de tout notre peuple. Montrer nous votre sagesse a travers vos ecrits, faites comme Pascal Lissouba et autres qui nous ont fait rever a travers leurs ecrits, leurs pensees. Arretez de faire le copier-coller des conneries de ces fameux kongologues, ca ne nous avance en rien.

    J’aime lire Theophile Obenga meme si politiquement il peut s’egarer. Au moins, il ecrit des choses serieuses issues de d’une recherche approfondie a l’aide de materiel et methodes reconnus scientifiquement valides et de haut standing. Faites comme lui, montrez votre maturite, arretez des enfantillages.

  11. Marché total répond à Val de Nantes et Gabio dit :

    Chers Gabio et Val de Nantes,

    C’est toujours facile de critiquer un homme respectable qui n’use pas de pseudo comme vous. Si avec vos diplômes, vous n’avez pas compris que le naufrage est d’abord dû à l’acculturation des Africains sciemment conçue par les colons, alors, on peut conclure que les diplômés africains pour ne pas dire les intellectuels ne sont pas à la hauteur des enjeux.
    La résistance d’un peuple face à l’oppresseur se fait aussi à travers la réappropriation de ses traditions, ses us et coutumes.

    A Gabio,

    Ce qui vous dérange c’est que l’on parle du peuple et des traditions Kongo. Le doyen GANGA a raison de transmettre le peu de savoir sur les traditions et coutumes Kongo et c’est dans votre droit de le critiquer ou pas. Mais de là à dire que ça ne sert à rien, ce n’est pas digne de personnes censées comprendre les enjeux civilisationnels de l’humanité.

    Les Kongos ne connaissent plus leurs traditions et coutumes, y compris le grand peuple téké et des autres ethnies du nord du pays, celles-ci n’étant pas enseignés dans nos programmes scolaires.

    A Gabio et Val de Nantes,

    Agissez en intellectuel responsable et puisque vous avez la solution aux problèmes du Congo que le doyen GANGA ne revendique pas, alors débarrassez nous de Sassou !

  12. Val de Nantes dit :

    @Marche total.???.
    Je ne suis pas de friand d’invectives. Si marche total est votre vrai patronyme, nous pourrons alors continuer à argumenter sur l’essentialisation des diverses problématiques auxquelles le Congo… fait face….
    Val de Nantes est un diminutif de mon nom et prénom …
    Je vous retourne votre propre remarque…et je n’ai nullement envie de vous juger et surtout ne vous grimez pas en Sassou…dont c’est le problème…..
    Je l’ai, à maintes reprises, surligné sur ce site… que Val de Nantes est concept et donc une abstraction…mais une réalité au sens Platonicien….
    Exemple :
    Si je dis un homme , l’homme renvoie à une personne qui peut être,pierre Jeanne etc …
    Donc Val de Nantes renvoie à une personne dont le patronyme est une déconstruction de Val de Nantes…
    Val de Nantes est une réalité des faits physiques, donc une vérité .C est le jugement qui en est faussé…..
    Vous devez comprendre une chose : une chose est toujours vraie ,mais ce qu’on en dit, c’est à dire, l’énoncé ,le jugement , qui est faux …
    Et puis,face à un régime des barbares,tous les moyens sont bons pour traquer la bête .
    C’est bien ,l’un des premiers penseurs de la philosophie politique, j’ai cité Machiavel ,qui disait que la fin justifie les moyens « … c’est à dire tout est permis…
    Comprendre l’essence de cette phrase , c’est comprendre la profondeur de l’engagement de celui qui a décidé de lutter pour atteindre son objectif…..
    Dans la guerre ,le camouflage est une technique pour tromper l’adversaire.. Sassou a fait du Congo un terrain de chasses contre les congolais ,alors tous les subterfuges me semblent raisonnables…
    À chacun de nous de voir la façon dont il pense mener ce combat contre Sassou ….
    Il n’existe nul état-major moral ,ni des biens pensants pour nous dicter la conduite à tenir…
    La conscience de soi contre l’autre conscience de soi est de bonne guerre ,mais encore faudrait il voir l’importance du problème auquel nous sommes confrontés ?…
    En aucune manière,je n’ai manqué de respect intellectuel et moral envers ya DiAG…
    Essayons de tempérer nos instincts animaux pour la cause nationale…

  13. Gabio dit :

    Je me dois de repondre a Marche Total qui se croit tout permis de faire des lecons a tous ceux qui apportent une quelconque critique aux ecrits de ya Ganga. Je te promets, je vais faire suite a tes ecrits au courant de la semaine des que j’aurai un peu de temps.

  14. Nganga Pierre Boudzoumou dit :

    Arrêtez de voir le Téké partout dans les noms de lieux de cours d’eau du Pool. Un nom est toujours lié à une circonstance; pour cela il faut toujours se référer à l’histoire, et aussi avoir un minimum de connaissance de la langue..
    Kele-kele/Makele-kele, Lufulakari, Mbamou et Mfilu ne sont pas téké. Cher monsieur, craignez d’être démenti.
    * Kele-kele au singulier, Makele-kele au pluriel = sous-bois au bord de l’eau. C’est le cas de:
    – Quartier Makelekele au bord du fleuve
    – Kele-kele: jardin maraicher derrière le quartier Talangaï où on a construit la brasserie
    Kronembourg, également au bord du fleuve Congo
    * Lufulakari: c’est bien connu que c’est « lufwa lwa nkari ». ça se passe de commentaire
    * Mbamou: vient du verbe baama: engueuler, réprimander.. Ce village était situé sur l’ancienne
    piste des caravanes qui reliait le Mpuumu (Stanley Pool) à l’océan atlantique. Le colon s’y était
    établi et celui-ci brillait par ses exactions, en engueulant tout le temps les gens à son service. Le
    village fut appelé « gata dia ta m’baamu ou en kisundi gata dia ta mibaamu ». Ce qui fut transcrit en
    français en Mbamou
    *Mfilou: vient du verbe fila: accompagner; et mfilu signifie: direction indiquée la tête ou les jambes
    (surtout quand on est allongé).
    – mfilu’a n’tu = du côté de la tête, chevet
    – ku mfilu’a maalu = du côté des pieds, aux pieds
    * Mfilou: c’est le nom des petits fruits produits par l’arbustre m’filu ou mufilu. c’est peut-être l’origine
    du nom.

    Mais les mots peuvent se retrouver en kikongo et en kitéké avec les mêmes significations ou pas

    Cher Monsieur, dans une publication précédente, vous avez écrit que Ganga en kikongo ne voulait rien dire. Là aussi, je vous prends à défaut.
    Ganga = fabriquer, faire, créer..Sa variante dialectale est :vanga: faire. Voici ses dérivés:
    – bigangu: créatures
    – gangama (verbe d’état)
    – gangika (infinitif factitif de gangama): gangika mpasi: faire subir de la peine, causer une
    souffrance à autrui.
    – gangisa (causatif de ganga): faire exécuter, faire faire.
    – mpangu’a nza :création du monde..
    etc…, et j’en passe.

    Quand vous écrivez: Laadis du Niari et Laaris du Pool, s’agit-il des mêmes populations ou pas? Cela est de nature à créer la confusion. En effet on connait les teke lali du Niari

    S’agissant des clans, il y a une hiérarchie qu’on ne connait pas:
    Luvila/Mvila, Kanda/Makanda, et Moyo/Mioyo.
    Avec le temps on a fini par mélangé les mvila et les makanda.
    Je suis un mwisi ngila, ngila ya mazinga. Chez nous on dit kanda dia ngila ya mazinga. Ce qui nous rattache au clan des Nzinga. Mais ma mère et ma grand-mère m’ont dit: ngila et sengele, c’est la même chose.Une des caractéristiques des bisi sengele est le nom Ngangula qui signifie forgeron. C’était le nom de mon arrière grand-mère. On a donc une double casquette, comme le roi forgeron.
    Chez vous kingila et kisengele sont des clans différents. Il y a donc un gap entre ce que vous publiez dans vos écrits, et le plus souvent repris par beaucoup sans analyse, et les réalités que nous vivons dans nos famille.

  15. Nganga Pierre Boudzoumou dit :

    lire: je vous prends en défaut

  16. Gabio dit :

    « Kele-kele/Makele-kele, Lufulakari, Mbamou et Mfilu ne sont pas téké. Cher monsieur, craignez d’être démenti. »….

    Monsieur, arrete de trop fumer, s’il te plait. Autrement, tu risques de trouver les definitions en kongo de tout ce qui existe sur terre et conclure que tout sur terre est en kongo et donc kongo. Pour toi, l’eminent kongologue, docteur en kongologie, que signifierait Haiti ou republique dominicaine ou Kyoto ou Corse… en kongo, puisque pour toi rien d’autre n’existe que le kongo. Et qu’en est t-il de ce fameux « kongo dia mbe », « kongo dia Bangui », « kongo dia Kartoum »…?

    Un reveur comme tous les autres, des gens qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs nez des tribalistes inveteres, qui reves d’une grandeur imaginaire de leur tribu et qui se croient importants alors qu’il s’agit des vauriens maltraites depuis des generations par les autres humains qu’ils aiment qualifier des sous humains. D’abord esclaves des portugais pendant des siecles en Angola et depuis quelques decennies, ils sont esclaves des mbochis qu’ils ne cessent pourtant de qualifier des hommes inferieurs par rapport a eux qui se prennent pour « evolues ». Bref, des vrais connards

  17. Gabio dit :

    Marché total (nom propre?):

    Premierement et conformement a mon education et ma culture africaine, je respecte toujours les aines, surtout les aines qui se font respectes. Dans notre culture, le respect en tant qu’aine se merite et est lie a la sagesse du message que l’aine est sense transmettre aux generations suivantes qui prennent la releve, et ainsi de suite. Mais lorsqu’un aine, aussi respectable soit t-il, s’egare et se met a rapporter des niaiseries comme celles-ci, il est de notre devoir de le lui faire remarquer pour qu’il se redresse et revienne sur le droit chemin.

    Mr. Ganga, en tant que lui, devrait representer le Congo ou l’afrique toute entiere, parler du Congo, voir meme de l’afrique, proposer des solutions ou des pistes possibles necessaires a l’emancipation de l’afrique. Les grands hommes agissent de cette maniere, Lissouba a parle du panafricaniste avec des arguments, Lumumba, Sekou Toure… meme les musiciens comme Boukaka et autres. Si Mr. Ganga se veut ethnologue, qu’il fasse de l’ethnologie reelle, mais pas copier et venir coller ici les memes bassesses et conneries deja publiees ici plusieurs fois par les autres reveurs de la meme espece.

    Qu’il soit au dessus de la melee, qu’il soit different de Florent Tsiba par exemple, qui, en dehors des communiques du CMP, ne laissera aucun heritage palpable pour le Congo. En un mot, ya Ganga devient de plus en plus ridicule avec ses publications presque infentiles. Je veux qu’il redevienne cet homme d’etat respectable qu’il fut.

  18. Nganga Pierre Boudzoumou dit :

    Cher Monsieur Gabio, il est dommage que vous vous laissiez dominer par l’émotion.
    Contrez-moi par une argumentation bien construite, sinon aucun échange instructif n’est possible.
    Je n’ai fait que rétablir les faits. Le factuel dans son essence brute au décoffrage est comme un
    Rubis ou un diamant couvert de boue. On peut le couvrir de fioritures, mais il suffit d’un bon jet d’eau pour qu’il découvre toute sa minéralier, dans toute sa splendeur. Je n’ai aucun mal à dire que tel mot utilisé dans le Kikongo est d’origine Téké.
    Exemple : mpiema qui désigne le cimetière vient de mpieme qui veut dire la chaux blanche en Téké.
    Je ne me sustente pas du tribalisme. Il y a plus valorisant dans la vie.
    Comme disent les Chinois : « il ne faut pas répondre à un fou selon sa logique, sinon il va se croire devenu sage »

  19. Le Webmaster dit :

    Chers internautes,

    Pouvons-nous avoir un débat contradictoire sans injures ?
    Tout nouveau propos discourtois sera supprimé et tout contrevenant sera blacklisté.
    Merci de la compréhension de tous.

  20. Samuel Noko dit :

    LUFULAKADI est une riviere. Cette riviere est une rèalitè bien nommèe LUFULAKADI (La resurrection). Oui, cette rivière se trouve sur le tèrritoire nommè KIMPANZU.

    En kikongo Ki c`est un article comme LE.
    MPA c`est donner.
    NZU et NZO c`est pareil, mais en Kikongo un mot peut se faire comprendre en multitude pour approfondir un message codè.

    Kimpandu et Kimpanzu c`est deux mot mots, mais en trouve aussi le Kimpandu dans le Kimpanzu.
    C`est comme Mbanza Kongo. C`est codè.

    C`est comme l`esprit pour recevoir ce qui est invisible et sacrèe.
    C`est pas pour rien la riviere LUFULAKADI se trouve a Kimpanzu.

    Kimpanzu fût administrè par le frère de ma grand-mère bien connu par les Kongo au nom de Ta Kibuatu. Après la mort de Ta Kibuatu, Kimpanzu etait sous l`administration de Nkodia Madieki, parce que il etait mariè avec la soeur de Ta Kibuatu.

    Comme après la mort de Ta Kibuatu l`heritage de Kimpanzu revenait a sa soeur Ma Lutaya, c est pour cela Nkodia Madieki avait pris le relais comme le mari de la soeur de Ta Kibuatu pour l`administration de Kimpanzu.

    Et ma maman au nom de Bayidikila est la derniere fille de Nkodia Madieki et Ma Lutaya.

    Ta Kibuatu avait l`accès a Mbanza Kongo concernant le royaume Kongo. Son nom est aussi chantè par les Kongo. Ta Kibuatu etait mort naturellement. Il n etait pas tuè comme Matswa Andrè et d`autre personnes qui se battaient pour le royaume Kongo. Ta Kibuatu c`est le regent les Tèkès craignaient. Il coupait les têtes de ses ennemis.

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