Sommet CEMAC (17 mars 2023) à Yaoundé : pourquoi les chefs d’État de l’Afrique centrale veulent garder le franc CFA et rester sous la tutelle française

par Lucien Pambou

Il y a un malaise entre une partie de la communauté intellectuelle africaine d’obédience francophone et leurs gouvernement respectifs. L’objet du malaise est l’abandon ou non du franc CFA comme monnaie de gouvernance politique, économique et sociale en Afrique centrale. De nombreux écrits ont demandé à l’Afrique de sortir de la servitude monétaire, comme l’ouvrage de Kako Nubukpo et de mon ami Martial Zebelinga. Pour ces deux auteurs auxquels il faut associer Bruno Tinel, l’Afrique francophone doit abandonner le franc CFA et la parité fixe entre franc CFA et euro qui contribuent à appauvrir les pays africains et surtout à retarder leur croissance et leur développement économique.

Récemment le président Ouattara a suggéré la création d’une monnaie alternative au franc CFA qui s’appellerait l’Eco.  Cette proposition a été un leurre adoubé par la France, l’Eco au sein de l’UEMOA n’a pas vu le jour et le président Ouattara a fait une proposition inacceptable : intégrer le Nigeria et la Ghana dans la zone CFA. Nous sommes au cœur d’une problématique économique centrale, doublée d’une question monétaire : peut-on créer sa propre monnaie, même si l’économie est relativement faible ? Les pays du Maghreb ont répondu positivement : l’Algérie, la Tunisie, le Maroc ont créé leurs propres monnaies au nom d’une souveraineté politique et nationale mais les problèmes de croissance et de développement économique demeurent, la lutte contre la pauvreté et contre le chômage restent entiers.

Les partisans d’une Afrique francophone débarrassée du franc CFA exigent et demandent que les chefs d’État africains se prononcent en faveur d’une monnaie régionale. Paradoxalement, les chefs d’État francophones réunis à Yaoundé ont préféré botter en touche et n’ont pas répondu de façon positive, laissant à leurs ministres des finances le soin de réfléchir à une monnaie alternative éventuelle au franc CFA. Les raisons de ce refus de prise de décision sont liées à la volonté des chefs d’État de ne pas s’engager dans une voie monétaire économique dont ils ne connaissent ni les fondements, ni les principes. La plupart de ces chefs d’État préfèrent, pour des raisons de stabilité politique, rester arrimés aux accords traditionnels avec la France qui leur procurent assistance monétaire grâce au franc CFA, et la France joue pour ces pays le porte-parole au sein des instances financières, comme le Club de Paris ou le Club de Londres quand il s’agit de trouver des financements pour leurs investissements privés et publics. La France joue aussi un rôle important pour ces pays auprès du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Cette servitude monétaire volontaire des pays africains est récompensée par la France qui joue le rôle de la marraine pour les pays africains francophones au sein des organisations internationales.

Nous sommes au cœur d’une trajectoire entre servitude et vassalité monétaire pour la plupart des pays d’Afrique centrale. Cette vassalisation monétaire commence au sein de la zone franc car le franc CFA ouest-africain (XOF) n’est pas convertible avec le franc CFA d’Afrique centrale (XAF). Quand on parle de l’UEMOA, on parle d’une union alors que, quand on parle de la CEMAC, il s’agit d’une simple coopération financière. Les chefs d’État d’Afrique centrale savent que l’UEMOA est privilégiée et avantagée dans la zone africaine, mais ils ne disent rien car ils sont déjà contents d’avoir une monnaie dont ils ne s’occupent pas en termes de gouvernance et dont ils ne peuvent pas influencer l’évolution du taux de change et la convertibilité. Par le fait du prince et grâce à l’accord avec L’Allemagne, le franc CFA est convertible en euros, surtout pour les entreprises françaises exerçant en Afrique francophone.

La non-convertibilité entre les monnaies CFA (zones ouest et centrale) participe de la division voulue par Paris pour mieux contrôler les activités économiques dans ces deux régions au service des entreprises françaises

Doit-on blâmer les chefs d’État de refuser l’abandon du CFA ?

La plupart des chefs d’État de l’Afrique centrale n’ont pas fait d’études approfondies en économie, il n’y a pas lieu de les en blâmer. En revanche les conseillers économiques, dont ils disposent, ne sont pas souvent à la hauteur des enjeux monétaires dans la zone franc. Sans excuser, ni approuver les chefs d’État, on peut noter et comprendre leur réticence à changer de monnaie dès lors que l’on sait que la création de monnaie répond à des critères multiples, au-delà des critères techniques comme la convertibilité, l’acceptation de la monnaie par les autres pays, l’instauration d’un taux de change avec les autres pays et la capacité de la banque centrale à réagir face à l’attaque monétaire sur sa propre monnaie.

De tout temps, les chefs d’État de la zone franc ont toujours eu le parapluie monétaire français qui les a toujours protéger des soubresauts monétaires extérieurs, sachant que pour la France, le CFA étant inconvertible avec les autres monnaies étrangères, la maîtrise du compte d’opérations, l’établissement des critères de convergence en termes d’inflation, de dette publique, permet à Paris de réguler la masse monétaire en circulation au sein de la zone franc, ainsi que le fonctionnement du système bancaire.

Il ne s’agit pas ici de donner raison aux chefs d’État africains mais, assez paradoxalement, les chefs d’État africains mâtinés par la pratique des affaires politiques en savent plus de façon concrète sur le terrain que la plupart d’entre nous, intellectuels théoriciens de la chose économique.

Pourquoi les chefs d’État Africains ne se lancent pas immédiatement dans la création d’une monnaie régionale alternative au CFA ?

Sans être provocateur ou œuvrer dans le sens des chefs d’État, je souhaite ici et maintenant livrer quelques pistes de réflexion lors de mes débats avec mon ami Martial Zebelinga, un des auteurs du livre Sortir l’Afrique de la servitude monétaire.

  • Créer sa propre monnaie, c’est bien, c’est une preuve de souveraineté politique. Encore faut-il que cette création repose sur deux éléments clés : la production des richesses matérielles et de service par les entreprises nationales et pas étrangères et la confiance. Il faut que les populations aient confiance dans la monnaie créée. Sur ces deux points, les pays de la zone centrale du franc CFA sont dominés par les entreprises françaises et étrangères et nous avons l’exemple de la RDC (ex Zaïre) où la création de la monnaie Zaïre a été un échec et aujourd’hui il y a deux monnaies qui coexistent en RDC, le dollar américain et le franc congolais; le dollar américain est préféré par les autorités publiques et par la population.
  • Si on crée une monnaie régionale en Afrique centrale, il faut s’assurer que l’institution chargée de récupérer les liquidités du compte d’opération venant du trésor public français ne sera pas traversée par des conflits de répartition et d’utilisation des fonds que le Trésor public français aura mis à la disposition de cette institution régionale. Il faut réfléchir en amont, au-delà de l’émotion qui nous caractérise nous Africains, sur la force des institutions monétaires à mettre en place avant de se lancer dans une voie sans issue, comme celle qui a entraîné la création et la disparition de la compagnie régionale Air Afrique. Je crois que tout le monde se souvient de ce gâchis et d’incapacité de la Françafrique à diriger cette compagnie. Ceux qui suivent les affaires industrielles en Afrique savent que Monsieur Roland Billecart, ancien patron de l’Agence Française de Développement, a été nommé à la tête de cette compagnie grâce à Houphouët après l’incurie et l’incompétence des gestionnaires africains.
  • Ne demander pas aux chefs d’État de se prononcer sur une nouvelle monnaie alors qu’ils n’en sont pas instruits et n’en voient pas l’utilité. C’est bien de créer une monnaie, mais comme disaient les théoriciens classiques et néo classiques de l’économie, la monnaie n’est qu’un voile qui ne sert qu’à fixer les prix et la valeur des choses. Ce qui compte, c’est la création des richesses. Regardez et méditez le cas de la Chine qui n’a pas besoin d’avoir une monnaie internationale, elle produit de la richesse, crée de la valeur et se sert de la monnaie des autres.

Commençons par travailler réellement la terre, organisons l’industrie et on nous respectera, ce qui nous permettra de sortir des envolées émotionnelles et trop théoriques car la réalité du business revient toujours de façon permanente. Créons la richesse, la monnaie viendra toute seule. Sans être complice des chefs d’État qui n’ont pas fait d’études économiques, ils ont peut-être raison pour le Wait and See.

Lucien PAMBOU

Diffusé le 15 avril 2023, par www.;congo-liberty.org

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16 réponses à Sommet CEMAC (17 mars 2023) à Yaoundé : pourquoi les chefs d’État de l’Afrique centrale veulent garder le franc CFA et rester sous la tutelle française

  1. Samba dia Moupata dit :

    Malheureusement cher Lucien Pambou, l’Afrique Francophone reste au cœur des ténèbres au sens de Joseph Conrad ! Tous ces pseudos chefs d’état ont une qualité c’est la servitude à leur maître de l’Élysée. C’est pourquoi nous devons soutenir des actions conjuguées de Franklin , Nathalie et Kemi seba. Car le cas le plus préoccupant est celui du Congo Brazzaville où un génocide sur tout les plans s’opère Depuis Le 18 Mars 1977 avec l’avènement du génocidaire en chef Sassou Dénis.

  2. le fils du pays dit :

    Pendant que les pays comme la Russie,l’Inde,la Chine,l’afrique du sud et la Bresil reunis au sein du Brics veulent lancer une nouvelle monnaie et un nouvel systeme d’echanges commerciaux en remplacement du dollar Americain, ces pantins de la France sur le continent veulent maintenir le systeme et la monnaie coloniale le cfa.

  3. val de Nantes . dit :

    Restons – en à la RDC pour comprendre la faiblesse de la valeur du franc congolais .
    Une monnaie ,vous le savez , est un miroir de l’économie d’un pays .
    Un exemple par l’absurde :
    Transférez la population israélienne à la RDC et celle d’ISRAEL en RDC et vous aurez un taux de change du franc congolais équivaudrait presque à celui de l’UE D’abord une bonne gestion de la gouvernance publique avant d’envisager de créer sa propre monnaie .Une monnaie repose sur une économie crédible créatrice des valeurs ajoutées pour générer de nouvelles entées financières .
    Supposons que la RDC maitrise sa production horizontale et verticale ,ne croyez vous pas ; avec toutes ses richesses naturelles ,qu’elle serait le dragon économique de l’AFRIQUE ,,?
    Tout a été dit sur la création monétaire .Au cours de mes études économiques et notamment , celles qui portaient sur l’économie bancaire et monétaire ,dans le cycle de management des économies d’entreprises , il n’y a qu’une seule solution pour viabiliser une monnaie : la valeur ajoutée .
    Ce qui vaut pour l’entreprise l’est aussi pour un pays . Ainsi ,la création d’une monnaie est un chemin de croix ,qui sollicite une maitrise de l’écosystème économique de tout un pays .
    Je doute qu’avec un fort taux de tribalisme dans l’administration ,que le CONGO se permette d’y être candidat .
    Ce sont là ,tous les attributs de la raison qui contrarient la jubilation de la médiocrité .
    En un mot : la raison fixe les limites de la bêtise congolaise au delà desquelles le CONGO n’y peut s’aventurer .Il lui est interdit l’entrée au panthéon monétaire avec un bagage ou un pedigree , remplis des déchets multiples .

  4. Lucien Pambou Mkaya Mvoka dit :

    Quelques remarques à propos de la photo qui illustre le texte et les commentaires de certains internautes

    Merci aux commentateurs, vos réflexions sont toujours importantes. Avant d’apporter quelques remarques, je tiens à m’indigner contre la présence de Madame Chantal Biya sur cette photo consacrée au 15ième sommet des chefs d’Etat de la CEMAC. Ce reproche n’est pas adressé, et j’espère qu’il l’entend ainsi, à Mingua Biango car il prend les photos qu’il peut et qui illustrent le texte qu’il reçoit. La présence de Madame Biya est inacceptable sur cette photo et on comprend mieux pourquoi la gestion de la chose politique et monétaire en Afrique centrale est souvent l’affaire du clan et de la famille du président qui y trouve des avantages particuliers en matière de transaction quand ces personnes vont en Europe faire leurs courses, compte-tenu du taux de change fixe entre le CFA et l’Euro. La conversion des CFA venant de la présidence se fait sans problème en euros. Dépassant cet aspect anecdotique mais qui est quand même important pour expliquer les avantages monétaires et autres privilèges financiers que les présidences de l’Afrique centrale tirent de la tutelle monétaire française.

    Revenons sur les remarques des commentateurs. Val de Nantes dit, et je ne le contredis pas puisque j’en parle en creux dans mon article, que c’est la création des valeurs ajoutées qui explique la mise en place d’une organisation d’un système monétaire. Or, on peut vivre sans ces valeurs ajoutées, c’est le cas du Congo et des autres pays d’Afrique centrale qui refusent de réfléchir à l’industrialisation dans leurs pays en se contentant d’être des pourvoyeurs de matières premières que les entreprises exploitent et à partir desquelles le franc CFA continue d’exister.

    Concernant l’Afrique du sud, le Brésil et la Russie qui formes les BRICS et qui veulent créer une monnaie alternative au dollar, il faut noter que ces pays là ont une base économique et industrielle que n’a pas les pays de l’Afrique centrale et qui par autisme intellectuel ne veulent pas créer des regroupements productifs industriels et régionaux.

    Nous sommes là au cœur d’une aberration intellectuelle et monétaire dont profite la France et qui ne fait que défendre ses intérêts économiques au nom de la néo colonisation. Les pays du Maghreb, comme le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie ont leurs monnaies propres mais la mauvaise utilisation des ressources empêche la mise en place d’une industrie variée au delà du pétrole et du gaz pour l’Algérie, même si le Maroc essaie d’édifier une base industrielle réelle.

    Hélas, les Noirs africains que nous sommes, pensons toujours que le mal vient d’ailleurs, que l’on nous aime pas. Le problème est que nous ne faisons rien pour ne pas être considérés comme des naïfs et des enfants qui adoptent la posture permanente de demandeur.

  5. val de Nantes . dit :

    lire ; qui équivaudrait .
    la FRANCE se contente d’accompagner et d’examiner ,tel un médecin face à un malade en soins palliatifs , une Afrique centrale , qui centralise la honte mondiale . Nous portons par devers nous des affects qui impactent notre marche vers le développement économique .En témoigne le pedigree de notre @GRD LUCIEN , un tour à sciences politiques plus une agrégation en sciences économiques auraient suffi au CONGO BRAZZAVILLE de bousculer sinon de forcer son passage vers la création monétaire ,en ayant des arguments économiques irréfutables .Mais ,au lieu de cela , c’est le CONGO qui boit la tasse jusqu’à la lie , par manque de patriotisme désintéressé ..
    Comment allez -vous créer de la monnaie sans y mettre un peu d’intelligence ?
    C’est comme composter un ticket qui n’est pas valable ,une jolie plaisanterie .
    Sur la création monétaire , je peux vous en sortir des pages à n’en point finir . Vous Gerber tout ce que j’ai avalé en sciences économiques depuis BAKABADIO et l’université de NANTES .
    Pris isolément le CONGO BRAZZA , ne peut s’en montrer capable ,car la création monétaire est un défi intellectuel avant qu’il ne soit économique .
    Dans la création monétaire , il y a une exigence qui se dresse à vous comme un chien méchant planté devant la maison de son patron : LA COURBE J.
    Voilà le cauchemar des monétaristes ,c’est le juge de paix .
    Soit vous touchez le sol ,par manque de réponse adéquate à la demande internationale (devises ) ,soit vous relevez le défi en remontant la pente jusqu’à l’équilibre économique ,c’est à dire les importations sont amoindries par des exportations de haute technicité .
    Autrement dit ,le CONGO doit me fabriquer tout de suite un TGV , TV , des boites de conserves , du matériel électronique etc pour contrebalancer la pression financière extérieure .L’économique économique en courbe J ,c’est atteindre le point des abscisses des x sur le plan orthogonal .
    L’excédent serait de quitter ce point ( pe ) et se placer sur un point de jonction ou d’intersection entre Y (ordonnées ) et vertical et X (abscisses ) horizontal.
    Autrement dit ,votre économie est mondialement crédible .
    La RDC , faute de ne pas respecter l’esprit de la courbe J voit son économie tributaire de l’influence extérieure , c’est à dire ses prix de production sont fixés par l’acheteur ; bizarre §.
    Elle pourrait par contre soutenir sa monnaie en faisant prévaloir son stock d’or ,si elle en dispose davantage .
    J’aurais beaucoup à dire sur la création monétaire ,mais le temps m’en manque .C’est l’un de mes domaines de jeunesse ,qui aura bercé mon séjour au CONGO BRAZZA ..AAAH , LE CONGO mawwa.
    QUI T’A MAUDIT ,???

  6. Florian dit :

    avec ce type de reflexion, je pense que l’afrique n’est pas prêt d’avancer
    le gel de 300 milliards d’argent russe ne vous apparament rien appris avec les reserves de change des pays CFA qui sont controlées par la banque de France
    pendant que la bataille sur la souveraineté monétaire fait rage entre les Brics et le G7 et que la dédollarisation du monde est en marche, il y’a des gens qui trouvent encore des vertus à une monnaie coloniale comme le franc CFA dont les léviers sont aux mains de la france et de bruxelles
    croyez vous vraiment qu’un pays endetté et au bord de la baqueroute comme la France va permettre le développement des pays Africains en les condamnant à une servitude monétaire avec le franc CFA?
    Et si démain pour une raison quelconque , la France décidait le blocage du compte d’opération du franc cfa du congo , souvenons nous de la punition infligée à Laurent GBAGBO , comment le congo va se défendre?
    il n’existe pas de développement sans souverainété monétaire
    votre exemple sur la RDC ne tient pas la route, parceque ce sont les problèmes de gouvernance et de mégestion de ce pays depuis Mobutu qui sont à l’origine de la dépréciation du franc congolais
    et puis dites moi, en quoi le CFA a permis le développent du congo, du TCHAD ou de la Centrafrique depuis les indépendances?
    pour finir c’est Yves Roland Brillecart qui a porté le coup fatal à Air Afrique en voulant renouveller la flotte d’air Afrique par l’achat des avions Airbus pour accomplir sa mission envers son pays, la dévaluation du franc CFA a simplement rendu la dette d’Air Afrique insoutenable
    Ce ne sont donc pas les cadres Africains qui sont à l’origine de la débacle d3air Afrique
    merci

  7. Val de Nantes. dit :

    Lire , l’équilibre économique…
    Notez aussi qu’une création monétaire connait les mêmes symptômes que ceux d’une dépréciation ou dévaluation d’une monnaie…
    La grande question est celle ci ?.
    Comprenons -.nous réellement la science économique au sens d’Adam Smith et David Ricardo.?.
    C’est comme en philosophie . Quand vous n’avez pas la clé de compréhension de la pensée de Platon , vous pouvez dire à Dieu à cette discipline très abstraite..
    En première année de fac en économie , nous avions demandé à Bakabadio de descendre l’économie au sol.
    Fort de son assurance intellectuelle,il s’exécuta pour nous prendre des exemples concrets , avant nos passages aux TP.. à Mpila.
    Un cas du port de Yoro et de la valeur ajoutée ont été expliqués de façon empirique…
    D’où mon interrogation quasi traumatique ,si nous maîtrisons réellement cette discipline…
    Lorsqu’on lit et l’on comprend les théories économiques développées par ces deux penseurs anglais ,on est en droit de se demander si nous n’en faisons pas une mauvaise lecture…
    Moi , qui étais témoin oculaire de la construction de la convergence économique européenne, notamment les fameux critères de Maastricht ,je puis vous assurer de la concrètude d’une idée économique….
    Chers compatriotes,
    J’ai assisté au Luxembourg ,au moment où se passait un drame au Stade de Bastia ,opposant deux équipes : L. ‘OM et Bastia ,je partais pour le Luxembourg.
    Je fus refoulé à Metz à cause de non accord de coopération entre le Congo Brazzaville et ce petit pays qu’est le Luxembourg.
    Avec mon prof d’économie , nous avions trouvé la solution de me faire passer par la frontière de Strasbourg et ce qui fut fait ,..Et dire que maître Yoka y possédait des comptes offshore….
    Donc ,au Luxembourg ,dans les institutions européennes , notamment celles qui élaborent les statistiques européennes, j’ai effectivement assisté à un cours sur l’économie européenne, basée sur les critères de Maastricht. En gros ,ce sont des objectifs de budget et dette par PIB d’un pays européen.
    Et je rappelle qu’à l’époque , Jacques Attali fut président de la banque d’investissement…..BI.
    Au terme de cette odyssée étudiante ,li nous a été proposé de devenir des professeurs d’économie européenne dans les lycées. Niveau maîtrise.
    Mais malheureusement ,je n’avais pas encore la nationalité française,car je n’y voyais aucun intérêt.J’ai enseigné en vacataire dans la région parisienne 93..
    Et je vous rappelle que notre prof d’économie européenne , faisait partie du jury fe l’institut de prof créé par Jospin. Vous pouvez le vérifier…
    Mais depuis les choses ont changé ,car féru de matchs et physiques, j’ai pris le train des sciences de l’ingénieur ( double fois , ingénieur )…
    Je suis d’abord économiste dans l’âme ,avant d’autres nombreux sésames , payés par la France pour le Congo Brazzaville..Au moins j’ai pris ma revanche sur la France. Car la providence française ,je me serais limité à un seul squelettique diplôme…
    Aaah ,le Congo Brazzaville !!..
    On lui paie ses étudiants dont il ne sait que faire…..
    À l’instar de Cheik Anta Diop ,je courais d’un diplôme à l’autre , histoire d »aider mon pays…Et j’y ai laissé ma santé et mariage.
    Mais quel pays ?.
    Dommage !!.
    Une fois de plus , l’économie parle aux hommes ,il suffit d’y prêter les oreilles.J.’en avais vécu l’expérience au Luxembourg…
    L’ exemple de création des critères de Maastricht souligne l’impossibilité de créer une monnaie assise sur des économies disparates , n’ayant pas une faible différence des agrégats économiques et financiers…..
    D’où cette convergence des critères pour harmoniser les économies européennes sur lesquelles régnera une monnaie unique…
    En résumé ,ces critères de Maastricht ,sont des modèles économiques et financiers sur lesquels viennent s’accrocher les agrégats économiques et financiers de chaque pays de l’UE…
    Alors , vous avez dit monnaie unique ?.
    Pourquoi pas une monnaie commune ?…
    Surtout pas…
    C’est faire cohabiter un lion et une chèvre…. Vous devinez la suite…
    Selon le prof Belge de l’époque , au Luxembourg , une monnaie commune circulant avec des monnaies locales , créerait un effet d’éponge , à l’instar de la RDC.
    L’ une va manger l’autre ,avec pour conséquences des taux d’inflation incompressibles..
    Dans cette hypothèse ,il n’y eut que l’Allemagne et la France , qui étaient capables de gérer ces deux monnaies à leurs frontières ,au sein de l’UE.
    Attention donc à la rhétorique de la création monétaire , elle exige plusieurs contraintes ,dont la capacité du pays créateur à être performant sur le plan de la balance commerciale….et donc de la qualité des produits finis…
    Ex,: une mangue non transformée en confiture n ‘aucune valeur ajoutée.
    NB. Un pays est viable économiquement,si sa balance commerciale est à l’équilibre..
    C’est le minimum syndical…

  8. Val de Nantes le débat sur le CFA ,en Afrique , est hautement clivant. dit :

    La souveraineté monétaire est un concept qui relève de l’amour de son pays , mais c’est la capacité pour ce pays à se l’approprier par la construction d’une économie nationale crédible.
    La structure de l’économie russe diffère de celle de plusieurs pays africains , notamment,les pays utilisant le CFA dont le taux de change est garanti par la France ,maison mère..
    Si le taux de change fluctue et au gré des échanges commerciaux ,la Zone CFA connaîtra un taux d’inflation qui fera perdre au CFA son pouvoir d’achat.. C’est à dire que le prix de la TV , produit d’importation, pourrait être doublé , triplé ou quadruplé etc , c’est exactement ce qui s’est imposé au Ghana ,dont le discours officiel, était de ne plus recourir à l’aide du FMI…
    Le taux de change pour 1 Euro serait 1200 ,2000, 5000 CFA etc . Avec une telle parité ,vos exportations coûtent moins chères , mais vos importations se renchérissent et votre balance commerciale reste déficitaire ,tant que vos produits ne seront pas concurrentiels sur le marché international…
    Une monnaie nationale faible est une hypothèse provisoire,en termes économiques,car à long terme , vous sortez plus d’argent qu’il n’en reste . L’équilibre n’y est pas…
    Je suis pour la souveraineté monétaire,mais je reste lucide du chemin qui nous reste à accomplir pour espérer jouir de la totalité de notre indépendance .. Il va de soi que la France constitue un obstacle à la réflexion d’une idée monétaire impulsée par les africains ,car l’avènement d’une monnaie nouvelle en Afrique centrale signerait la fin de sujétion économique et monétaire de cette France sur cette Afrique qui tarde à imprimer une démarche volontariste vers la création d’une monnaie indépendante de l’euro…..
    Nul n’accepte cette forme d’esclavagisme monétaire , mais encore faudrait -il s’en donner les moyens.. Ce dont manque l’Afrique centrale..
    L’ économie russe est un mélange de produits industriels et de matières premières,dont le gaz et le pétrole… Elle manipule les prix de ces matières premières pour mieux écouler ses rares produits finis , dont ses matériels de guerre… Sans oublier sa formidable réserve stock d’or pour racheter sa propre monnaie en cas de forte dépréciation…
    Lorsqu’elle rachète sa propre monnaie , elle crée de la rareté , or ,en économie ,dit rareté ,dit création de besoin.
    D’où la Russie avait demandé à la Turquie de payer les produits russes en roubles…
    NB. La création monétaire est une initiative purement économique, qui confirme une souveraineté monétaire..L ‘inverse me semble pensable , mais difficilement faisable.
    D’ailleurs ,nul n’est tenu à l’impossible…..

  9. Val de Nantes dit :

    Il suffit de comparer à cet effet la similitude monétaire entre le cedi et le franc congolais, toujours face au dollar américain.
    Trois menaces pèsent sur la conjoncture économique de ces pays : l’inflation , c’est à dire la hausse généralisée des prix , la dépréciation de la monnaie locale face au dollar , accusant parfois plus de la moitié de la valeur des monnaies locales. La faillite inévitable des banques commerciales dont la résilience ne tient qu’ aux emprunts obligataires de l’État, or ses États connaissent un niveau d’endettement qui fragilise les finances publiques. Les investisseurs internationaux et nationaux se braquent et à l’État de renégocier les obligations détenues par ces investisseurs , d’où un appel au Fmi pour s’ouvrir une ligne de crédit afin d’améliorer et les finances publiques et surtout la balance financière pour le paiement à terme de ces crédits.
    Une obligation est un titre de créance , avec un rendement connu d’avance. Autrement dit l’investisseur détient quelle soit votre situation économique ,un taux d’intérêt fixe…
    Quand la banque centrale d’un pays augmente son taux directeur ,taux de référence des intérêts , l’investisseur se frotte les mains ,car il s’enrichit au moyen de la dette publique ou privée.
    Il faut toujours mettre en balance les deux ratio : ratio du PIB et celui de la dette publique .
    Seul le Nigeria ,pays hautement riche en matières premières de haute stratégie,tient la barre , grâce à ces nombreux investisseurs internationaux et nationaux favorisant un dynamisme économique endogène et exogène sur peu de produits étrangers.
    Sur le marché des changes ,le naira , monnaie locale a nettement évolué .
    Ex: 1 euro fut il y a un an égal à 557 n , aujourd’hui il est à 507 n.Ce qui veut dire que le pouvoir d’achat de naira s’est apprécié par à rapport à 1 euro.
    Ce qui fait que , dans une période,le naira est mécaniquement plus fort que le CFA.
    Un Nigerian a tendance à acheter en Afrique centrale plutôt qu’ailleurs..
    Mais le hic de cette monnaie locale, c’est son instabilité. Son taux de change n’est pas garanti , seule la balance commerciale est le juge de paix.@ Florian n’a pas tort, et c’est même mon souhait de voir une monnaie typiquement congolaise à la seule condition que ma sœur n’achète pas sa baguette à 1500 CFA …
    Bref .
    Conclusion : les monnaies locales non asservies se drapent volontiers d’une manipulation des taux de change pour écouler leurs produits ,mais ils s’exposent à une inflation qu’ils importent du fait de leurs importations…
    D’où la souveraineté monétaire suppose la maîtrise instantanée d’une économie nationale face à la mondialisation…
    Pour ma part ,je souhaite ,pour le Congo Brazzaville ,une trajectoire monétaire comme celle du Nigeria…
    Tenez à titre de comparaison : le PIB du Nigeria est évalué à 557 milliards us. La cote d’ivoire, deuxième en CEDEAO avec 77 milliards us. À vous de juger.
    Alors,le Congo Brazzaville ??.

  10. Val de Nantes , France ,je t'aime ,moi non plus !!. dit :

    Lire sur mon précédent article.
    de l’institut créé par Jospin.
    Lire ,car sans la providence française, je ne me serais pas permis de ramasser autant de diplômes. Et j’en ai bien profité.
    Tenez pour 5 ans d’études en France ,le Congo Brazzaville,par le triste et funeste OGESC , 2 ans saccadés de bourses . Quelle galère !!. Aaah , le Congo Brazzaville.
    De nos jours ,quel est cet étudiant , capable d’obtenir un diplôme d’ingénieur au bout de 5 ans,sans couac boursier ?…
    Et vous voulez développer le Congo Brazzaville dans cet état d’esprit ??…
    N’eût été ma résilience idéologique , psychologique et intellectuelle , j’aurais terminé un éboueur à Paris.
    Attention : c’est un boulot ,la propreté de Paris en dépend.
    Merci à la France. Mais pas tellement !!.
    Ogesc ,rue Scheffer , métro pompe funèbre , Puréééee. Quel cauchemar !!.
    Aaah , la France ,ba boya ,ba linga…

  11. lucien Pambou Mkaya Mvoka dit :

    Cher Florian

    je crois qu il ya meprise de votre part quant a la lecture de mon papier
    j expose un comportement celui des chefs d etats en Afrique centrale, comportement cache que j essaie de rendre explicite

    Bien sur la souverainete monetaire est importante pour la croissance et le developpement economique de nos pays

    Bien sur l instauration d une monnaie ne peut uniquement etre un joli voile nationaliste alors que le veritable probleme au depart est la capacite du pays d avoir des industries industrialisantes dans le cas des petits pays d Afrique centrale c est le cas pour notre pays le congo brazzaville

    Bien sur il faut avoir des ressources humaines nationales adaptees meme si celles ci ne suppriment pas la cooperation technique venue de l etranger

    As tu au Congo des ingenieurs capables de contribuer a l exploration verification et logistique du petrole extrait et vendu sur les marches internationaux
    Pour faire court meme si on est pas industrieux avons nous des ressources tech,niques et de controles capables de lire dans les details voire de corriger les cahiers de charge qui nous lient a perenco total ou Eni

    Sortons et quittons la langue bois et le discours bavard et incapable qui nous caracterise nous les dits noirs erudits congolais surtout en Scienceshumaines et sociales alors que nos ingenieurs restent silencieux voire absents sauf un :/ VAL DE NANTES
    a qui on pourrait confier la direction generale en charge de la certifcation nationale de s operations necessitant mesures techniques et financieres specifiques utiles pour le congo

    Helas Florian nous sommes plus dans un pays de bavards que de competences
    les competences se limitant aux diplomes obtenus et pour certains dans des conditions discutables voire tragiquement douteuses

    Oui OUI pourla souverainete monetaire a condition qu ele repose sur la creation des valeurs ajoutees cumulatives et renouvelables c est adire une creation des richesses

    Nous avons une jeunesse avide de connaissances articlees autour de nouvelles technologies et je ne parle pas de l intelligence artificielle dont TCHAT GPT est a ce jour l un des horizons indepassables

    Bien sur Tchat gpt ne recouvre pas tout l univers de l intelligence articielle
    le dtour par les nouvelles techno est interessante mais commencons avant de parler monnaie en nom propres de creer des industries de creer des ecoles professionnelles d obliger et d orienter les ressources humaines vers l ingenirat et d autres disciplines scientifiques

    Apres avoir repense la gouvernance politique nationale d avoir choisi des ministres competents professionnellement en fonction de leurs experiences academiquesb et de travail sur le terrain

    Batissons untissu agricole industrie au congo formons vite des ingenieurs et des techniciens la monnaie souveraine arrivera naturellement

    Comme j l ai ecrit dans mon papier les chefs d Etats en plus des raisons personnelles et d avantages preferent laisser le temps au temps et ne pas bouger a propos d une nouvelle monnaie dont ils nseraient incapables de gerer a cause de la mauvaise governance et de la megestion

    CHer florian vous meme l avez dit dans votre post a propos de la mauvaise gestion du franc congolais qui a remplace le zaire par Mobutu simple journaliste devenu marechal de salon n ayant fait aucune guerre d envergure et une mauvaise gestion accentuee par les dirigeants rdcens actuels

    VOICI
    CORDIALEMENT

  12. Val de Nantes dit :

    Déjà sur le plan de l’utilisation efficiente du capital humain,le Congo Brazzaville est totalement à la rue , alors comment peut -on imaginer une création de la monnaie sans y associer sa matière grise ?.
    Souveraineté monétaire, jolie fierté en soi , mais dénuée de sens ,si au préalable aucune vision économique n’y avait présidé….
    C’est aux congolais et donc au Congo Brazzaville de faire preuve d’un dépassement de soi pour réussir cette indépendance monétaire…
    Ce serait aussi la preuve de prise de conscience collective de notre volonté d’arrachement à la France…
    Les mots ne suffisent pas à faire l’apologie de notre patriotisme,ce sont les actes fondateurs , tirés de nos diverses réflexions institutionnelles et économiques qui feront de nous des patriotes éclairés…
    Peut- on imaginer une monnaie locale sous des régimes dictatoriaux , instables , tribalistes n’ayant aucune légitimité populaire ?.
    Ainsi la valeur d’une monnaie locale requiert une confiance absolue dans les institutions de ce pays…
    Le naira , monnaie locale , bénéfice , en dehors du dynamisme économique,de l’état stable des institutions fédérales du Nigeria….
    Une création monétaire ne se décrète pas.

  13. Val de Nantes dit :

    @ Grosse validation mon grd Lucien.
    Primo: une formation du capital humain , avant de se lancer un défi monétaire.
    On ne se développe pas en misant sur l’exportation des produits infinis. De la maîtrise de cet écosystème pourrait naître une envie de création de monnaie locale..
    La valeur d’une monnaie est dans la valeur ajoutée des ressources naturelles et humaines.

  14. Christian Biango dit :

    Un jour, il faudra exposer sur la réflexion suivante : À défaut de restaurer le troc, quel est l’intérêt de mettre une planche à billets entre les mains d’un dictateur ? À toutes les personnes qui nous parlent des brics et de la dédollarisation de l’économie mondiale, qu’il vaudrait mieux pour elles de commencer par revendiquer la fin des deux organisations monétaires onusiennes que sont le FMI et la Banque mondiale en plus du refus de rembourser les dettes concoctées. Une monnaie, ça ne peut pas être le miroir d’une économie, parce que celui-ci est figé, mais une monnaie, est le thermomètre d’une économie parce que celui-ci à pour principe de fonctionnement une pression fluctuante. Au Congo Brazzaville, si l’Etat n’existe pas, arrêtons de parler d’économie et de souveraineté monétaire. Voilà pourquoi, moi et d’autres partisans pour un État fédéral au Congo Brazzaville et sur l’ensemble de l’Afrique centrale, devrons faire la preuve d’une gestion rigoureuse de nos ressources humaines et naturelles quelque soit le nom de la monnaie qui sera à notre disposition.

  15. leo kikadidi dit :

    la monnaie est un instrument qui permet l echange plus votre monnaie est demande plus elle prend de la valeur comme je l ai promis je mettrai sur site un projet qui va permettre a la cemac de voir son developpement avenir il s agit de batir une colonne vertebrale(chemin de fer) de la guinnee equatoriale au tchad cette colonne vertebrale sera un zone communautaire le but la construction de ce chemin de fer par des fonderies implante dans les zones ou se trouve ces minerais ex des pipes line pour transporter l eau vers les zones desertique du tchad pour faire du tchad le premier producteur de viande bovine d afrique l installation d usine a beton(frabrication des murs industriels la frabrication des equipements lourd sur place (mettallurgie) bref sur le site vous pourrez parfaire ce projet pour qu il voit le jour attention tout projet necessite des etudes de marches qui vont permettre de convaincre les investisseurs la il sagit de creer une firme africaine et ca c est mon travail de l convaincre.ces futurs investisseurs comme pour les groupes agro alimentaires type nesle qui investisseront dans chaque district une usine de traitement des mangues.d ailleur apres etude nous pourrons dire aux futurs planteurs combien va leurs rapporter 50 ou 100 manguiers plantes par saisons en fonction du tonnage realise et aux cadres en dehors du remboursement de leurs frais un pourcentage sur le tonnage realise dans leurs districts ce projet cemac sera egalement porte par les republicains de la cemac
    p.s si vous observez une carte de l afrique centrale vous pouvez voir cette colonne vertebrale qui chemine les frontieres de tous les etats de la cemac

  16. Anonyme dit :

    L’analyse est très objective mais le ressenti des populations qui repose sur le vécu du quotidien est porté sur l’accusation de cette monnaie qui plombe les perspectives.
    Dédouaner les chefs d’Etat n’est pas honnête car ils sont entourés par les agents des mêmes cabinets que le chef d’Etat français. Ils sont donc complices de cette situation voulue à dessein pour mieux asservir leurs peuples.

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