Jean Félix-Tchicaya, un destin brisé ? Rencontre avec l’auteur Lionel Gnali, Le  samedi 16 mai 2026 de 11h à 13h à Villiers sur Marne

Il présente son ouvrage Un destin brisé. Cette biographie très documentée retrace le parcours exceptionnel de Jean-Félix Tchicaya, premier parlementaire du Moyen-Congo-Gabon à l’assemblée nationale en 1946.

Complément d’information

Horaires et accès : de 11h à 13h

Lieu : Villa Michot, 9 avenue de l’Isle

À partir de 17 ans | Entrée libre | Tél.: 01 49 41 38 88 

Par Lionel GNALI

Jean Félix-Tchicaya (1903-1961) était une belle et grande figure de la République du Congo-Brazzaville, anciennement Moyen-Congo. Premier parlementaire de l’Afrique-Équatoriale Française (AEF), il fut notre tout premier responsable politique. Personnalité à la fois remarquable et lumineuse, il a contribué, par ses combats, à l’obtention d’un arsenal législatif favorable aux Africains dès 1946. Par sa hauteur de vue, il a su transcender les clivages ethniques du Moyen-Congo.
C’est l’une des raisons pour lesquelles il demeure, de mon point de vue, un des seuls véritables hommes d’État de notre pays. Il avait le goût des idées et du débat au Palais Bourbon et était servi par des dons oratoires peu communs, ainsi que par son sens de la répartie. Voici ce que disait de lui Roland Dumas, l’ancien chef de la diplomatie française sous François Mitterrand, au cours d’une de nos conversations :
« Lorsque je suis élu député en 1956, je connaissais déjà Jean Félix-Tchicaya, qui fut mon camarade à l’UDSR, à la suite du désapparentement entre le Rassemblement démocratique africain (RDA) et le Parti communiste français. L’UDSR était une petite formation charnière fondée par René Pleven que Mitterrand allait supplanter grâce au concours des membres du RDA. Jean Félix-Tchicaya était mon ami, intègre, vif d’esprit, brillant parlementaire et tribun d’exception. Dommage pour le Congo, car sa mort brutale en 1961, dans la fleur de l’âge, a été une énorme perte pour votre pays. » Jean Félix-Tchicaya était entré en politique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par devoir, pour défendre les idéaux de justice, de paix et de liberté, car il avait vécu la guerre en tant que soldat…

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