Congo-Brazzaville, le Goulag de Sassou Denis

L’empereur  Sassou  Denis, détenteur  du  titre  foncier de notre pays, vient de décider  par le biais  du décret  illégal  2026- 176  du 24 avril  2026 portant nomination des membres  d’un gouvernement  illégitime, lu par Florent Ntsimba, co-participant  présumé  de l’assassinat  du président  Marien  Ngouabi  à Brazzaville  le 18  mars 1977  dans la  chambre numéro 8 de l’hôtel Mistral, de prendre les mêmes incompétents comme lui pour poursuivre de concert leur œuvre destructrice de notre pays.

A l’ère du Verseau, Sassou Denis banalise la violence et le mépris, joue avec les mots, nous déshumanise, transforme nos vies en catégories et en dossiers, le peuple en problèmes. Mauvais redoublant, il vient incontestablement de toucher le fond.

La situation que traverse notre pays depuis sa prise en otage en 1979 par Sassou Denis est similaire aux récits de la Kolyma de Varlam Chalamov (né en 1907 et décédé en 1982) après avoir passé près de vingt ans (1937-1956) dans les goulags les plus redoutés de l’Union Soviétique, principalement dans la région de la Kolyma, connue pour ses conditions extrêmes et son taux de mortalité effroyables.

Quelque soit l’endroit où l’on se trouve au Congo-Brazzaville, pour ceux et celles qui s’intéressent un tant soi peu à la littérature, ce que fait subir Sassou Denis aux congolais, ressemble traits pour traits aux récits du goulag décrits par ce témoin qui vont au-delà de la simple dénonciation des conditions de vie. Ces récits nous interrogent sur notre capacité de résistance à l’esprit malsain de Sassou Denis, sur ce qui reste de l’homme quand tout lui a été pris, sauf la douleur et le souvenir. 

Le cynisme de Sassou Denis est un fait humain à l’état nu comme des pierres froides et ne laisse aucun refuge. Son cœur en pierre est un lieu de distances inhumaines qui ne voit les hommes et les femmes  que comme des camelotes pour qu’ils disparaissent et ne reviennent pas. Pourtant, il ne s’agit pas d’embellir. Il faut dire et dénoncer. Sans lyrisme, sans pathos, sans consolation, même si le cynisme de Sassou Denis nous détruit. Il faut parler. Parler fort sans relâche, même si nous n’avons plus de force, de chaleur, de nourriture. Sassou Denis est une machine à désapprendre l’Humain.

Au-delà de ses mots qui ne peuvent guérir nos maux, Sassou Denis ne révèle pas les âmes. Il les brise. Son cynisme produit la peur, la bassesse, l’atrophie morale. Sassou Denis n’est pas une école de vertu. il est une école de haine. Et quand la haine est poussée à l’extrême, elle peut effacer la concorde, l’appellation généreusement et abusivement attribuée au stade de Kintélé où il a commis son parjure.

Dénoncer Sassou Denis et son système ne suffisent plus. Nous devons prendre collectivement et individuellement nos responsabilités pour ne plus être traités comme des moins que rien, comme des omelettes que Sassou Denis et son clan peuvent tourner à leur guise dans tous les sens. Nous devons comprendre que la déshumanisation que nous inflige Sassou Denis vient de nous-mêmes, de notre inconséquence, de notre attrait pour l’argent facile qui corrompt.

Au regard de sa dernière farce nominative, en reconduisant Collinet Makosso au poste de premier sinistre après cinq années infructueuses grâce à l’intervention musclée d’Antoinette Tchibota,  comptable du dépôt de bilan de l’éléphant blanc Congo-Assistance, Collinet Makosso qui n’a pas la lumière à tous les étages, a eu la lumineuse idée de se moquer de nous en publiant et/ou en faisant publier une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il affirme, hilare que:  « Le propriétaire de l’aiguille (Sassou Denis) lui a rendu l’aiguille. Ce comportement désinvolte, léger, potache et puéril prouve à suffisance que Sassou Denis est à bout de souffle. Qu’il n’a plus de prise, de maîtrise, d’influence, se ridiculise, a perdu un semblant de respectabilité, toute possibilité de penser, de sursaut pour soi et pour son clan.

Quand un Homme comme Sassou Denis est épuisé, essoré par ses manœuvres dilatoires, il ne réfléchit plus. Mourir au pouvoir reste son seul leitmotiv. Il croit tenir, mais bientôt ne tiendra plus. Il le sait. Nous le cueillerons comme un fruit. Sa régulière violence repose sur l’arbitraire et devient une routine. Et quand l’horreur devient une routine, elle devient presque invisible, mensonges, en jouant avec les mots. Le premier pas vers l’inhumain, ce n’est pas toujours la haine. C’est l’indifférence. C’est l’habitude. C’est l’acceptation de l’idée que certains pensent être traités moins que des humains.

Aujourd’hui, ce texte n’a pas pour vocation de susciter la pitié, mais d’éveiller notre conscience en nous rappelant que les profondeurs de la cruauté de Sassou Denis peuvent être taillées en pièces avec la force de nos esprits et notre dignité. C’est un message d’autant plus pertinent qui nous invite à réfléchir à notre capacité à résister et à maintenir notre résilience dans ces moments les plus sombres pour notre pays.

Malgré le goulag que nous impose Sassou Denis, ne cessons pas de lui montrer notre capacité à résister à sa déshumanisation en maintenant une forme de dignité dans des circonstances les plus éprouvantes. L’héritage de nos martyrs est celui d’une voix qui, malgré les tentatives d’être réduites au silence, continue de parler avec force et clarté, nous rappelant les sombres leçons du passé tout en éclairant les chemins vers une compréhension plus profonde de notre condition humaine.

Nous lever tous dès à présent sans exception pour mettre hors d’état de nuire Sassou Denis n’est plus une option, une case à cocher. C’est un impératif. Une gageure. Le chasser, c’est sauver le Congo. Quand un pays accepte que Sassou Denis brise des vies sans sourciller, ce n’est pas seulement le pays qui est perdant. C’est tout le pays qui se condamne.

Olivier MOUEBARA   

Diffusé le 03 mai 2026, par www.congo-liberty.org

Ce contenu a été publié dans Les articles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Congo-Brazzaville, le Goulag de Sassou Denis

  1. Samba dia Moupata dit :

    Cher Olivier,

    il faudrait arrêter cette indulgence à l’égard d’Antoinette Tchibota. Elle ne représente en rien le Congo ; elle est originaire de la RDC et s’inscrit plutôt dans une logique extérieure. Collinet Makosso,Thierry Moungalla, Claude, Alphonse Nsilou et Pierre Mabiala ne sont, en réalité, que des relais dociles au service de la barbarie Mbochi, utilisés pour entretenir l’illusion d’une unité nationale.

    Pendant ce temps, les postes clés sont accaparés par les proches de Sassou Denis, et sa famille prédatrice qui a mis la main sur les secteurs stratégiques du pays : la téléphonie, le pétrole, le bois et même les services funéraires.

    Cette situation ne reflète pas une véritable gouvernance, mais un système verrouillé au profit d’un clan Mbochi dont Sassou Denis est la figure tutélaire…

Laisser un commentaire