Episode 2 : Le Congo de retour sur les marchés obligataires internationaux : la bonne blague de Monsieur 94,82% et Christian Yoka

700 millions de dollars, le 17 février 2026, sont entrés dans les caisses de l’Etat mafieux ; après les 930 millions de dollars, levés pareillement entre le 12 novembre et  le 23 décembre 2025. Ce sont donc 1630 millions de dollars qui ont été souscrits au travers d’obscurs placements privés. En à peine 3 mois !

Les Congolais devront rembourser cet argent (avec les intérêts presque deux fois plus) en 2032-2035 !

Monsieur Christian YOKA, notre très cher Cousin Ministre des Finances, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère.

C’est un sacré paquet d’argent qu’il a fait entrer dans les caisses de la République des Nguesso, sans que les Congolais, le Peuple congolais, en bénéficient au travers d’un doigt de gombo ou d’un petit tas de manioc… ! Ne parlons pas des hôpitaux, des médecins, des enfants et des vieillards mourants !  Chez ces gens-là, le beurre ne se partage pas ! Pardon, mille fois pardon : le caviar ne se partage pas !

Il ne manque pas d’air, le cousin, Christian Yoka. Le 11 février 2026, dans le communiqué de presse, numéro 0463, le voilà qui claironne encore : « la République du Congo a réalisé avec succès l’émission d’obligations internationales d’un montant de 700 millions de dollars américains, assorties d’un coupon de 9,50 % et d’une échéance finale fixée à janvier 2035…. Cette transaction est la première offre publique d’obligations internationales réalisée par la République du Congo, confirmant le retour de l’État congolais sur les marchés internationaux de capitaux, dans la continuité des opérations de placement privé conduites en novembre et décembre 2025. »

« Opérations de placement privé » C’est bien ce que nous avions révélé dans l’Episode 1 ! Et voilà maintenant, le Cousin récidive dans l’affabulation :

« Elle reflète l’adhésion et la confiance renouvelée des investisseurs internationaux dans la stratégie économique et financière, portée par le gouvernement….

Cette opération a été soutenue par une forte mobilisation des investisseurs : plus de 60 investisseurs ont été rencontrés par les équipes du ministère des finances dans le cadre d’un « roadshow » international, tandis que le livre d’ordres a dépassé 2 milliards de dollars américains de la part de plus de 100 investisseurs… »

Mensonges ! Bobards et manipulations !

Il s’agissait encore d’un placement privé !

Le cabinet d’avocats, Cleary Gottlieb, le 27 février 2026, a déclaré « avoir représenté la République du Congo, dans une émission internationale d’obligations souveraines de 700 millions de dollars à 9,5% d’échéance 2035. L’offre, réalisée par placement, privé, hors des États-Unis, en vertu de la seule réglementation S, a été fixée le 11 février 2026, et clôturée  le 17 février 2026 »

Les éclaircissements avaient été déjà, grandement, apportés dans notre article, avec son cortège de soupçons de blanchiment et de recyclage de fonds suspects de la corruption et des détournements : Le Congo de retour sur les marchés obligataires internationaux : une autre arnaque de Denis Sassou Nguesso !Lequel n’était que la suite logique d’un autre article : EMISSIONS OBLIGATAIRES ET LE BLANCHIMENT D’ARGENT expliqués aux pauvres Congolais

Ce qui s’est produit en novembre, décembre et février derniers ne sont que « le blanchiment du blanchiment » massivement opéré de 2019 à 2025 au travers des émissions obligataires du Trésor Public congolais sur le marché de la CEMAC. Durant cette période, la Société Générale, au travers de filiales SVT (Spécialistes de Valeurs du Trésor) avait prêté ses guichets en République du Congo, au Cameroun et au Tchad, pour collecter les souscriptions, même en espèces comme dans l’extrait ci-dessous.

Extrait bulletin de souscription Emprunt obligataire  du Congo (EOCG) 6,25% Net 2021-2026

La cavalerie et le « système PONZI, poursuivent leur petit bonhomme de chemin sans que les Agences de Notation (Fitch Ratings, Standard & Poors) n’émettent la moindre alerte ; sans que le FMI ne s’alarme de ces mouvements de fonds disproportionnés ; sans que la Banque de France, mise à contribution pour le change des dollars en FCFA, afin de rembourser les émissions échues, ne vérifie la provenance de ces dollars plus gris que verts… !

Monsieur 94,82% peut dormir tranquille. Personne ne viendra lui chercher des chiques dans ses orteils. Après les forêts pillées et rasées, l’or noir et le gaz liquide volés, les dettes qui s’accumulent tout en laissant sa population dans une misère noire, voilà qu’il hypothèque l’avenir du pays : des émissions à échéance 2032-2035 ! Le soupçon est grand que les investisseurs privés recyclent l’argent volé du « Contenu local » ou d’autres trafics illicites. Les Nguesso et Monsieur 94,82%, devenus maintenant investisseurs privés, contrôlent les perfusions financières pour se maintenir au pouvoir. En cas de chute, ils s’en serviront pour mettre à genoux leurs éventuels successeurs. Monsieur 94,82% ne sera, sûrement plus là pour couvrir les échéances … Mais sait-on jamais avec lui, sa haine des Congolais pourrait le laisser en vie au-delà de 100 ans !

Les Congolais retrouveront leur liberté. Les Nguesso seront coffrés. Les complices des vols, des blanchiments, des fausses notations et du faux endettement seront poursuivis.

Hector CAPTAGON

Diffusé le 17 avril 2026, par www.congo-liberty.org

Episode 1 : Le Congo de retour sur les marchés obligataires internationaux : une autre arnaque de Denis Sassou Nguesso !

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Une réponse à Episode 2 : Le Congo de retour sur les marchés obligataires internationaux : la bonne blague de Monsieur 94,82% et Christian Yoka

  1. Samba dia Moupata dit :

    Cher Hector,

    Vous décrivez une situation où un pouvoir en place semble engager le pays dans un endettement massif pour assurer sa propre survie familiale des Nguesso .Cette perception soulève une vraie inquiétude.

    D’autant plus que, par le passé, l’ancien chef du gouvernement André Milongo avait réussi à faire fonctionner l’État pendant 14 mois uniquement sur la base des recettes fiscales, sans recourir aux institutions financières internationales. Cet exemple interroge sur les choix actuels.

    Aujourd’hui, on constate que plusieurs responsables, issus du même cercle des Mbochi , enchaînent les politiques d’endettement, souvent présentées comme des prouesses techniques. Pourtant, leurs conséquences à long terme pour le pays méritent d’être sérieusement questionnées.

    Au-delà des formules et des surnoms Mozart de la finance , la vraie question reste celle-ci : ces décisions servent-elles réellement l’intérêt général, ou participent-elles à entretenir un système fermé au détriment du pays ? On est chez les fous Mbochi.

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