Sassou Denis, l’oiseau de mauvais augure

« Ne mélange pas ta mauvaise humeur à des mauvais mots. Tu auras toujours l’opportunité de changer ton humeur, mais tu n’auras jamais l’occasion de remplacer ces mots »

Un « oiseau de mauvais augure » désigne une personne, un évènement ou un signe annonçant un présage défavorable ou un malheur.

C’est par cette définition que Sassou Denis, Mwana Mundélé, ironiquement appelé ainsi lors de sa dernière déambulation à Kinkala à force de se décaper la peau, a osé tancer tous ceux qui critiquent son inaction.

Piqué au vif par les critiques acerbes des congolais, Sassou Denis a perdu son sang-froid. Avec ses lunettes noires vissées sur son visage tel un mafieux, Sassou Denis, le dictateur-fainéant a dérapé devant les micros et les caméras de quelques journaleux.

Comme tout ce qui est excessif est ridicule, Sassou Denis, président de fait depuis 1979, a fait du Congo-Brazzaville un pays qui a normalisé l’écart, et où on a écarté la norme.

La vidéo de sa petite fille Sarah Nguesso qui n’est pas allée à l’école mais plutôt vers l’école qui circule sur les réseaux sociaux depuis une semaine en est la parfaite illustration. Elle y étale son insolent mode vie à Miami avec l’argent du contribuable congolais. On la voit lors d’une séance de shopping haut de gamme, aux côtés de proches parents, se moquant ainsi des congolais qui tirent le diable par la queue. Dans un vrai pays, Oko Ngakala, Procureur de la République, aurait ouvert une enquête préliminaire, et les parlementaires auraient diligenté une commission d’enquête parlementaire. Mais, comme l’écart est devenu la norme depuis plusieurs années, les congolais encaissent sans broncher et ne se soulèvent pas comme un seul Homme pour chasser cette famille qui s’est détournée d’eux.

Les annonces de Sassou Denis sont toujours annonciatrices de malheur. En annonçant qu’il voulait lutter contre la corruption, qu’il n’y a pas de gros poissons et de menus fretins, il a fait du Congo-Brazzaville le 153ème pays le plus corrompu sur 180 pays, selon l’indice de perception de la corruption 2025 rapporté par Transparency International.

Les 14 000 milliards de FCFA prétendument destinés aux générations futures sont partis en fumée. A chaque fois que la question lui est posée, il laisse couler sur son visage ses produits cosmétiques. Imboulou, annoncé avec tambours et trompettes comme la solution pour mettre fin aux délestages, n’était qu’un slogan creux. L’argent de ce pseudo projet a été englouti par Jean-Jacques BOUYA, premier ministre du gouvernement parallèle de Sassou Denis. La construction des douze hôpitaux dans notre pays n’a été qu’un pied-de-nez, une moquerie à l’égard de nos compatriotes qui ne peuvent pas se soigner. Le CHU de Brazzaville n’est qu’un mouroir, le personnel dit soignant manque cruellement de formation, a publiquement déclaré sur le plateau de l’émission Tsiéléka, le docteur Yandza.

Qui a pu croire à cette annonce farfelue de Sassou Denis qui a sciemment laissé crever son propre fils à l’hôpital militaire de Brazzaville, quand ses parents et son entourage meurent dans les hôpitaux à l’étranger ?

Quand Sassou Denis annonce sa pseudo paix, il crée sa milice privée, les Kulunas.

 Quand il annonce le recrutement des jeunes dans l’armée, ces derniers meurent en masse au stade d’Ornano. Quand il annonce la justice, il fait incarcérer arbitrairement Okombi Salissa et Jean-Marie Michel Mokoko, vainqueur de l’élection présidentielle de 2016.

Quand Sasou Denis annonce publiquement que sur les 9 milliards des bourses des étudiants, seuls 3 milliards leurs sont véritablement alloués, quid de la destination des 6 milliards ? Cette annonce est restée lettre morte et n’a guère fait l’objet d’une enquête.

 A l’aube du 66ème anniversaire de notre pseudo indépendance, plutôt de notre vassalisation à la France, Sassou Denis, comme d’habitude, s’apprête à faire d’autres annonces creuses pour divertir les niais.

Les annonces de Sassou Denis, l’oiseau de mauvais augure, ressemblent à des pigeons. Au sol, ça te mange dans la main et dès que ça s’envole, ça te chie dessus.

Olivier MOUEBARA

Diffusé le 13 août 2026, par www.congo-liberty.org

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