RAPPEL DES FONDEMENTS D’UNE VÉRITABLE INDÉPENDANCE NATIONALE CONGOLAISE D’APRÈS LE PÈRE DE LA NATION L’ABBÉ FULBERT YOULOU

À L’OCCASION DU SOIXANTE – SIXIÈME ANNIVERSAIRE (66 ANS) DE L’INDÉPENDANCE DU CONGO-BRAZZAVILLE

Contrairement, à ses adversaires politiques les prétendus révolutionnaires qui croyaient en une émancipation de la Nation Congolaise par des doctrines issues des écoles socialistes et Communistes, le Père de la Nation, l’Abbé Fulbert YOULOU, avait une vision très réaliste de la notion d’indépendance et des besoins du moment, à l’effet de réussir une meilleure accession digne et responsable, à la souveraineté nationale en date du 15 août 1960.

Indépendance, trop souvent encore signifie, observe, à juste titre l’Abbé Fulbert YOULOU, dans les esprits, mieux-être, confort, facilités, améliorations immédiates et inconditionnelles du niveau de vie. La réalité est, poursuit-il, tout autre. L’indépendance, l’émancipation consistent, avant tout, pour un pays, à assumer seul toutes les responsabilités qui lui incombent :

La paix, l’ordre, l’union, la protection de ceux qui constituent la Nation. Elle exige aussi une ligne de conduite, une politique extérieure, libres de toute ingérence. Car notre problème, à nous Gouvernants, est, tout en menant notre pays, à la fois à une amélioration de ses conditions de vie, de travail, de lui faire aussi respecter ses engagements, sans être tributaire d’autres nations ; en un mot, sans hypothéquer sa liberté.

L’indépendance, qui comble nos vœux les plus sacrés et réalise tous nos rêves, voit une aube nouvelle et radieuse se lever sur notre Patrie. Nous sommes maîtres de notre sort, de notre devenir, dans un monde en perpétuel bouillonnement, dans un monde où s’affrontent des blocs idéologiques tels qu’ils ne peuvent admettre ni tolérer les faibles, les mous, les hésitants.

L’indépendance, dis-je, consiste, conclut-il, pour nous à assumer seuls toutes les responsabilités qui nous incombent. Et pour cela nous devons pouvoir compter sur la volonté du pays tout entier. La foi en lui-même d’un peuple, son enthousiasme ont bien souvent dans l’histoire, rendu possible un avenir que le monde entier s’accordait à reconnaître comme impossible. Adolphe TSIAKAKA in  » L’Abbé Fulbert YOULOU la mémoire oubliée du Congo-Brazzaville » autoédité 2009. P.152.

Ici, la vision de l’Abbé Fulbert YOULOU, sur l’indépendance nationale et, les pistes qu’il y a lieu d’explorer à l’effet de répondre aux attentes du peuple n’est nullement fondée, sur des théories ou des doctrines issues de l’étranger même s’il est d’appartenance, à la fois chrétienne et libérale.

C’est à ce titre qu’il s’oppose au socialisme et, au communisme non pas, par idéologie mais plutôt, par conviction qui est viscéralement fondée, sur des valeurs culturelles autochtones qui consacrent, par exemple, en leur sein, le principe de KI-NTWADI qui est celui de la solidarité.

Aussi, pour l’Abbé Fulbert YOULOU,  » La mise en valeur de notre pays ne pourra se faire que dans la solidarité, dans la communion aux besoins et aux aspirations de tous. Ceci exige compréhension et collaboration qui se réaliseront au prix des sacrifices personnels…Notre indépendance, en effet, signifie notre volonté de vivre collectivement. Il faut donc que notre Congo indépendant soit viable. » Adolphe TSIAKAKA Op cit P.109.

Ici, force est de relever que la vision sociale de l’Abbé Fulbert YOULOU, en matière de solidarité ou KI-NTWADI est parfaitement identique, à celle de ses prédécesseurs que sont le prophète SIMON KIMBANGU et, le redoutable combattant de la restauration de la dignité noire africaine André Grenard MATSOUA qui la définissaient, peut-on dire, comme un apport individuel des uns et des autres, pour constituer une dynamique collective ou communautaire et tendant, de facto, vers un mieux-être de la nation.

Pour ce faire, le travail associé, à la spiritualité ancestrale des temps originels noirs africains et, le christianisme, apparaît, comme un moyen indispensable, pour faire vivre le principe de KI-NTWADI, d’autant plus qu’il fait, écrit le Vénéré Émile Cardinal BIAYENDA, l’honneur de l’homme ; il lui permet de prendre sa place dans la communauté et de contribuer à l’accroissement du patrimoine familial. Abbé Émile BIAYENDA in « Coutumes et Développement chez les Bakongo du CONGO-BRAZZAVILLE » Thèse Lyon 1968. Deuxième partie P.4.

En somme, pour le Père de la Nation Congolaise, l’Abbé Fulbert YOULOU, l’accession à la souveraineté nationale ne pouvait véritablement prendre tout son sens que, s’il répondait pleinement, aux principes d’unité nationale et de travail dont la conjugaison serait inexorablement, source de progrès et de développement.

Telle est, par ailleurs, l’expression de la devise du CONGO-BRAZZAVILLE qui porte respectivement sur :

-UNITE OU KI-NTWADI

-TRAVAIL OU SALA

-PROGRES OU YALUMUKA

Il s’agit là, pourtant d’une devise qui s’apparente à la loi fondamentale, de MAKUKU MATATU MALEMBE KONGO, que les patriarches de l’ancien royaume de KONGO ont parfaitement mis en application pour la grandeur de leur nation mais qui malheureusement, n’est pas encore effectivement opérationnelle, au CONGO-BRAZZAVILLE, faute d’acteurs conscients, sérieux et compétents dotés du sens de l’État qui passe par le respect des valeurs d’unité nationale, de travail et de progrès.

TAATA NDUENGA (MFUMU MU-TOMBO OU MU-TUMA-NGO)

Diffusé le 15 août 2026, par www.congo-liberty.org

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