QU’ATTENDRE DE LA JEUNESSE CONGOLAISE ?

Les écoliers du Congo-Brazzaville

Par Dieudonné ANTOINE-GANGA

La jeunesse dans tout pays est censée être la pépinière. Elle est constituée par l’ensemble des personnes, homme et femme de la tranche d’âge de 18 à 35 ans révolus. Ce sont des jeunes qui sont soit encore au lycée, ou dans des instituts d’études supérieures et professionnelles, soit déjà dans la vie professionnelle. Enfin, ce sont des jeunes mariés ou célibataires avec enfants, sans emploi. La jeunesse est la force de de la nation. Elle forge ou crée les générations à venir.   A l’instar d’autres jeunesses, la jeunesse congolaise se cherche. Elle vogue comme un navire sans boussole. Elle me donne l’impression d’être comme des brebis sans berger. D’autre part, elle me semble être stratifiée et catégorisée en trois parties : la jeunesse privilégiée, la jeunesse entreprenante et la jeunesse marginalisée (la jeunesse lambda).

A/ La jeunesse privilégiée.

Au Congo, c’est celle des jeunes qui sont nés des parents aisés ou des parents assumant des fonctions politiques. Ce sont des fils à papa, des filles à maman qui sont censés être nés avec des cuillères en or ou en argent à la bouche. Ils auraient du sang bleu dans les veines. Toutes les portes leur sont ouvertes. Ils n’ont qu’à tendre la main pour prendre le fruit déjà mûr et s’extasier. Parmi eux, l’on compte de nouveaux riches, des ministres, des parlementaires, des conseillers, dont certains, grâce à leur label paternel, sont ‘’pistonnés’’ pour assumer telle ou telle autre fonction. La vie leur est facile.

L’on compte aussi parmi eux, des jeunes qui, par leurs mérites ont brillamment terminé leurs études pour assumer des responsabilités importantes dans les administrations et les entreprises, ou ont lancé leurs propres affaires. Ayant la tête sur les épaules, ils ne font face à aucun souci majeur et continuent leur petit bonhomme de chemin sans encombre. Ils comptent sur leurs propres forces. Dans cette catégorie aussi l’on peut citer les musiciens, les sportifs qui, par leur mérite et leur travail ont fini par s’imposer comme des artistes et sportifs sans référence.

B/ La jeunesse entreprenante.

Cette jeunesse concerne la majorité des jeunes Congolais, courageux et toujours à l’ouvrage, cherchant à renverser la tendance à leur faveur par la force de la main et leur persévérance. Ils militent pour un Congo radieux, un Congo nouveau où des opportunités pourront leur être offertes. Il s’agit ici tout d’abord de grands diplômés (licenciés, maîtrisards, docteurs etc.) qui sont désespérément en quête d’emplois. Il s’agit ensuite de ceux qui gardent leur dignité en se prenant en charge ou en se créant de petits emplois ou en concevant des projets qui malheureusement butent aux mesures d’accompagnement financier, technique, matériel, etc. pour leurs initiatives. Ils sont pleins de courage et d’abnégation.

C/ La jeunesse marginalisée.

Celle-ci comprend trois catégories :

1/ – Les diplômés sans emploi, (euphémisme pour ne pas dire chômeurs).

 Ils galèrent et tirent le diable par la queue. En quête permanente d’emploi ou d’une intégration dans la fonction publique, ils sont souvent en piquet de grève devant les ministères où ils animent des concerts de casseroles et de vuvuzelas dans un grand tintamarre.

2/ – Les pestiférés.

Il s’agit ici des enfants issus des parents ayant assumé de hautes fonctions politiques (ministres, députés, ambassadeurs, tous déchus), lesquels parents sont laissés au bord de la route par les nouveaux dirigeants. Aucune porte ne leur est ouverte par méchanceté gratuite.

3/ – Les dépravés.

Ce groupe concerne de jeunes garçons et de jeunes filles, tous peu courageux et partisans de moindre effort. Ils sont enclins à la facilité et à l’acquisition de l’argent facile ; ils ont aussi un penchant au plaisir de la chair et à l’alcool. Friands de commérages, ils fréquentent assidûment les ngandas et autres caves et boîtes de nuit, tous les lieux de plaisir et des loisirs où ils sont exposés ipso facto à toutes les tentations (alcoolisme, prostitution, tabagisme, drogue, stupéfiants, hallucinogènes, etc.). Malheureusement ces jeunes n’honorent ni leurs familles ni la société congolaise. D’aucuns diraient qu’ils sont indécrottables. C’est pourquoi le gouvernement et les familles ne doivent ménager aucun effort pour les aider à sortir de cette malheureuse situation.

4/ – Les délinquants.

Ce groupe est constitué par la plupart des jeunes qui refusent d’accepter leurs conditions et qui par aigreur s’en prennent aux autres. Ils sont auteurs de petits larcins, des vols à la tire, des vols à mains armées, des cambriolages, des braquages, des coupures de route. Ils sont les pensionnaires permanents de la maison d’arrêt de Brazzaville ou des prisons de l’intérieur. Leur déshonneur rejaillit sur leurs parents. D’autre part, les personnes n’ayant parfois pas d’autre choix que de tomber dans la criminalité, elles constituent, entre autres, le terreau fertile pour le recrutement des kulunas, des arabes, des américains, des bébés noirs, des miliciens. C’est de ce terreau que sont issus, en effet, les ninjas, les cobras, les zoulous, les nsiloulous, les cocoyes, les requins, les mambas, tous de triste mémoire. Nul besoin de rappeler que les Congolais ont souffert ou continuent à souffrir des violences et des horreurs dont les auteurs sont ces jeunes armés. Ces derniers ne sont que des instruments du terrorisme. Ils sont plus qu’une gangrène qu’il faut absolument enrayer voire extirper. Nous comptons sur nos députés pour les supprimer et les interdire par une loi claire, précise et nette, ainsi que sur nos forces de police et de gendarmerie ; inutile de tergiverser.

I/ Que faut-il faire pour l’avenir de la jeunesse congolaise ?

A/ La famille.

Tout d’abord, il revient à la famille de réhabiliter et de sauver coûte que coûte la jeunesse marginalisée. Malheureusement, il sied de signaler que la probabilité des succès de cette approche serait faible, parce que tous ces jeunes sont déjà pris dans l’engrenage de l’accoutumance et de l’addiction. La plupart d’entre eux ont franchi la barrière de la honte et du qu’en dira-t-on ; « on part, on part » ou « s’en fout la mort ! » sont leurs devises. Ils assument désormais leurs modus vivendi et operandi. Ils se sentent bien dans leur peau. Dommage !

A défaut d’actions correctives sur lesdits jeunes, il vaudrait mieux se tourner vers des actions préventives sur les générations futures. Comme l’a écrit Jean-Jacques Rousseau au 18ème siècle « l’homme est naturellement bon et c’est la société qui le déprave. » Ce qui signifie que les enfants qui naissent ? sont innocents et sans malice jusqu’à l’âge de raison. C’est au contact de l’école, de la société et surtout du choc des cultures dans les agglomérations urbaines qu’ils forgent leurs caractères et que des sentiments divers les habitent. Aujourd’hui, un autre phénomène est en train de se développer dans les grandes cités urbaines congolaises : les enfants de la rue, ces enfants qui ont fait de la rue, des carrefours ou des marchés, leurs domiciles, faute d’en avoir. Ces enfants le sont devenus en raison des circonstances particulières. Ces enfants rejetés sont des victimes désignées, de grands rapaces qui rodent la nuit, des faucons et des prédateurs en quête de la chair fraîche et tendre.  C’est pourquoi il faut se poser la question de connaître les causes profondes de ces fâcheux phénomènes.

Tout d’abord, ce sont les ruptures et les éclatements des cellules familiales qu’il faut incriminer, car dès le décès de l’un des parents ou des deux, les enfants sont abandonnés à eux-mêmes, la plupart du temps, parce que chassés avec leurs mères veuves, du domicile conjugal, par les neveux et les autres parents du De Cujus. Ainsi, ne pouvant plus aller à l’école, ou parfois même n’ayant rien à manger, ils sont abandonnés à eux-mêmes et devenant ipso facto des mendiants. Même dans les villages où les mbonguis étaient les foyers d’éducation et d’accueil des orphelins, grâce à la solidarité familiale, ont disparu. La solidarité d’antan commence à disparaître ou a disparu, au profit malheureusement de l’égoïsme et de l’individualisme. 

Ensuite l’autre cause réside dans les problèmes économiques et sociaux. En effet, certaines familles éclatent ou ont éclaté sous le poids des charges que les pères et mères de famille ne peuvent plus supporter ; ce qui engendre l’éclatement et la dispersion de la cellule familiale. A ce propos, il faut souligner que l’on assiste au Congo à un exode rural poussé et à une urbanisation galopante qui a pour corollaire, la transition sociologique, en l’occurrence la mutation du modus vivendi traditionnel au modus vivendi moderne. Jadis et jusqu’à une époque récente, nos villages vivaient dans l’autarcie et dans une économie fermée de traite et de subsistance, où les denrées alimentaires étaient disponibles et à foison dans les champs et l’alimentation carnée fournie par les animaux domestiques et les gibiers. Peu de dépenses étaient exigibles et effectuées.

Désormais, avec la vie moderne, les Congolais sont entrés dans l’économie marchande où tout doit se négocier avec de l’argent : la nourriture, la santé, l’éducation, etc. C’est devant cette équation que se trouvent beaucoup de Congolais désœuvrés (l’oisiveté étant la mère des vices) parce que n’ayant pas les moyens ni la formation adéquate pour exercer un métier en vue de s’assurer un salaire minimum qui est parfois payé irrégulièrement ; d’où le spectre de la misère, de la pauvreté et de la clochardisation quotidiennes.

B/ L’Etat Congolais.

Le gouvernement devrait appliquer avec rigueur la Loi Portella de 1960, contre la délinquance juvénile et arrêter un programme de développement qui consisterait à éradiquer la pauvreté, la misère et la clochardisation de la population en se focalisant sur la jeunesse, la pépinière et l’avenir du Congo. Ainsi le gouvernement arrêterait des objectifs spécifiques qui seraient entre autres :

A/ Au plan économique :

  • La création d’un modèle économique basé sur l’accroissement des échanges inter-régionaux en vue de développer et d’accroitre l’économie ;
  • La mise en valeur de l’intérieur du pays par la viabilisation, le peuplement, l’aménagement et l’exploitation des ressources locales, aux fins d’encourager l’exode urbain ;
  • La création de toutes les infrastructures de base et d’industrialisation du Congo comme dans les années 1960, en développant le secteur agro-industriel, agro-alimentaire, l’industrie textile, l’industrie manufacturière, l’industrie chimique, pétrochimique, pharmaceutique, l’agriculture, l’élevage et la pêche pour assurer l’approvisionnement quotidien en produits frais. Ce qui mettrait fin à l’importation des produits congelés et malsains, puis stimulerait l’auto-suffisance alimentaire qui ne doit pas être un simple slogan ou un slogan creux ;
  • La relance de la construction du barrage du Kouilou, un événement on ne peut plus riche de conséquences positives pour le développement de l’économie de notre pays. En effet, il va sans dire qu’avec la construction du barrage du Kouilou, des industries annexes permettront de transformer dans les années à venir la physionomie de notre économie, en résorbant – sans doute – toute la masse des jeunes en quête d’un emploi permanent dans notre pays en général et dans nos villes en particulier.
  • L’accroissement de l’industrie extractive (pétrole, matériaux de construction et minerais divers) pour la fourniture en matières premières des chantiers, des raffineries, des centrales thermiques et des usines de production de matériaux de construction ;
  • Le développement du secteur tertiaire : transports terrestres, transports aériens, tourisme, commerce, promotion immobilière (comme jadis, l’OCH, la SOPROGI, la SONACO), bâtiments et travaux publics, etc.
  • Inciter à la création de petites et moyennes entreprises qui bénéficieraient des crédits qui leur permettraient de faire face aux obligations les plus urgentes et d’encourager les initiatives privées dans tous les secteurs de l’industrie moderne.

Ce développement, cela va sans dire, permettrait de créer de nombreux emplois dans les différents secteurs d’activité primaire, secondaire, tertiaire et quaternaire. Les jeunes en profiteraient énormément. Ils se prendraient en charge. Ainsi, les diplômés sans emploi ne devraient plus se confiner dans l’attente d’une hypothétique opportunité d’embauche, mais plutôt se décider à embrasser le métier d’entrepreneur. Il suffirait pour cela de se recycler par des formations adéquates. Les autres qui n’auraient pas la chance d’aller plus loin dans leurs études, seraient pris en charge, comme dans les années 1960, par le Service Civique de la Jeunesse ou l’Action de Rénovation Rurale, aux fins d’acquérir une formation adéquate grâce à laquelle, ils rempliraient les tâches de demain.

B/ Au plan culturel :

  • Revaloriser l’enseignement en construisant beaucoup d’écoles primaires et secondaires, des universités et d’autres écoles de formation qui auraient des relations avec les prestigieuses universités et grandes écoles existant de par le monde, pour offrir aux étudiants et aux chercheurs l’opportunité d’aller parfaire leurs études ailleurs ou de rester sur place avec du matériel didactique performant. Il nous faut absolument nous pencher avec la plus grande sollicitude sur les problèmes cruciaux de l’Enseignement et de l’éducation, qui se posent avec acuité. Car notre pays, le Congo, ne saurait être fort sans la formation d’une élite intellectuelle et technique capable d’assurer la gestion des affaires publiques. C’est pourquoi, nous en tant que pionniers, parents, par la volonté des lois républicaines et par des sacrifices des uns et des autres, devons veiller à ce que les générations futures, c’est-à-dire les jeunes, puissent bénéficier, comme nous dans le temps, d’un enseignement susceptible de les préparer à mieux prendre en mains le flambeau de nos destinées, que notre génération – il faut avoir le courage de le dire et de le reconnaître -, a sacrifiées sur l’autel de la politique politicienne, tout en négligeant l’école publique au profit des écoles privées dont certaines de qualité douteuse, n’ont de privé que le nom. Une fuite de ses responsabilités par l’Etat.
  • Promouvoir les arts et la musique.
  • Dans le domaine sportif, investir dans les disciplines sportives pour glaner des lauriers pour le rayonnement du Congo et constituer un important pactole pour le bien-être individuel et social des athlètes et autres sportifs.

II/ Quelles valeurs doit incarner la jeunesse pour son avenir ?

La jeunesse congolaise devrait absolument se revêtir du nouveau manteau de valeurs cardinales que constituent les quatre suivantes :

A/ Aimer le Congo, notre patrie, être fier d’en être citoyen et se disposer à le respecter, à l’honorer et à le défendre jusqu’au péril de sa vie.

B/ Promouvoir et inculquer la culture de l’excellence et de la compétence : nul n’ignore que ce sont des hommes et des femmes, tous excellents, diplômés, doués de savoir et de savoir-faire dans les différents domaines d’activités et qui sont les artisans du développement de tout pays.

C’est pourquoi tous les jeunes doivent avoir un seul point de mire, la culture de l’excellence et de la compétence pour fuir la médiocrité, la tricherie, les fraudes, les facilités, etc., tout ce qui gangrène la société et les écoles. Ce sont ces vilaines habitudes acquises dès le bas âge qui conduisent le citoyen majeur au népotisme, au favoritisme, au clanisme, au régionalisme, au tribalisme, à l’ethnocentrisme, au népotisme, à la corruption, etc. Il faudrait que dans le Congo de demain, l’homme qu’il faut, soit à la place qu’il faut.

C/ Promouvoir la culture de la créativité, de l’esprit d’initiative et d’entreprise. A ce propos, il sied de signaler que dans les pays développés, c’est l’administration qui conçoit les programmes et évalue leurs réalisations, mais c’est le secteur privé qui les exécute. Tous les secteurs d’activité de travaux, de production des biens et ses services sont du ressort du secteur privé. Notre gouvernement devrait s’en inspirer et tout mettre en œuvre pour ne pas laisser les jeunes se morfondre quotidiennement, en broyant du noir, ou à se bousculer et à s’agglutiner aux portillons des ministères pour gonfler démesurément la masse salariale. Il faudrait amener les jeunes à retrousser les manches et à créer des entreprises dans tous les secteurs d’activités. Il y va de leur avenir.

D/ Promouvoir la culture du vivre ensemble et de la pratique de la solidarité : aujourd’hui dans notre pays, les Congolais vivent malheureusement dans un environnement de méfiance, d’égoïsme, d’égocentrisme, de jalousie, de haine, de délation, de tribalisme et de méchanceté. La culture du vivre ensemble et de la solidarité doit être une valeur cardinale que tous les Congolais doivent cultiver en eux pour que désormais, les relations entre Congolais ne soient empoisonnées par des considérations tribales, religieuses ou philosophiques. Comme l’affirmait, le 15 Août 1960, Monseigneur Michel Bernard, alors Archevêque Brazzaville « il n’est pas de vie sociale possible, pas de vie nationale concevable si, quand le bien commun l’exige, les intérêts particuliers ne savent pas céder le pas, s’il n’y a pas pour tous les membres de la nation une communauté de destin, si les plus favorisés par la situation et la culture ne savent plus en toute générosité se mettre au service de leurs frères les plus dépourvus. Seuls un grand courant d’enthousiasme, un amour passionné du pays peuvent nourrir cette volonté d’effort et de sacrifice, seuls ils peuvent faire taire les particularismes stérilisants, seuls ils peuvent conjurer la création de blocs hostiles qui opposeraient violemment dans la nation d’une part les mieux pourvus et de l’autre ceux qu’écraserait le sentiment d’une injustice. C’est une tâche magnifique de contrôler, aider et régler les activités privées et individuelles de la vie nationale pour les faire converger harmonieusement vers le bien commun. » Tous, donnons donc la priorité à notre jeunesse et au Congo.

Enfin, en conclusion, je me permettrais de dire à nos jeunes Congolais avec l’ancien ministre congolais de l’Education Nationale, Lévy Makani « Être homme, cela se construit, souvent à travers les difficultés de la vie, mais aussi grâce à la persévérance et le gout de l’effort, au respect et à l’attachement de vraies valeurs. »

Dieudonné ANTOINE-GANGA

Ancien Ministre des Affaires étrangères

Ancien Ministre des Télécommunications

Diffusé le 01 septembre 2022, par www.congo-liberty.org

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4 réponses à QU’ATTENDRE DE LA JEUNESSE CONGOLAISE ?

  1. Samba dia Moupata dit :

    Mon très cher Ya Dieudonné , Sassou Denis avec l’aide de son idéologue Obenga Théophile est arrivé à faire du Congo un faux pays ! Car dans la république d’oyo chaque enfants est doté d’un petit ordinateur jusqu’au secondaire, tenez-vous bien 95% des jeunes médecins formés à Cuba sont Mbochi et rien qu’oyo dispose de deux centres hospitalier avec la gratuité des médicaments qui s’étend jusqu’à l’hôpital du 31 juillet d’Owando . Voilà des choses qui sautent aux yeux que des esprits éclairés devraient dénoncer avec véhémence.

  2. le fils du pays dit :

    Suivez le regard des burkinabés

  3. Pambou M'Kaya M'Voka dit :

    QUE LA DIASPORA CONGOLAISE DE FRANCE S’INSPIRE SU TEXTE DU MINISTRE GANGA POUR REFLECHIR, TRAVAILLER EFFICACEMENT EN EVITANT LES BABILLAGES

    Enfin, en conclusion, je me permettrais de dire à nos jeunes Congolais avec l’ancien ministre congolais de l’Education Nationale, Lévy Makani « Être homme, cela se construit, souvent à travers les difficultés de la vie, mais aussi grâce à la persévérance et le gout de l’effort, au respect et à l’attachement de vraies valeurs. »

    Oui Monsieur le Ministre, il faut l’effort et le courage pour réussir au Congo. Au delà de la jeunesse qui est un excellent plaidoyer, votre texte est beaucoup plus subtile. Il pose la question centrale de la programmation du développement économique du Congo. Que la diaspora congolaise en France s’inspire de votre texte pour construire une réflexion et un programme. Il s’agit de réagir et non plus seulement de passer son temps à bavarder, à s’indigner de Sassou dont on sait qu’il ne quittera pas le pouvoir maintenant, sauf évènement exceptionnel.

    Votre texte contient tout ce dont doit s’inspirer la diaspora congolaise pour réfléchir sur un leadership, un programme, une organisation et des finances, puisque cette même diaspora a vocation à faire partir le président Sassou. Votre texte est instructif car il trace les grandes lignes d’un point de départ intellectuel, informatif et apte pour l’action.

    La jeunesse seule ne peut rien faire, il faut que les anciens de la diaspora lui montre le chemin de façon pragmatique pour le Congo Brazzaville.

  4. Mingwa BIANGO dit :

    Le Doyen Dieudonné ANTOINE-GANGA vient de nous proposer une excellente tribune sur la Jeunesse ayant pour base une étude sociologique. On peut l’assimiler a un schéma directeur, une très bonne base de travail permettant d’élaborer des programes spécifiques aux différentes catégories de notre jeunesse telle que décrite par notre Doyen.

    Cher Papa ANTOINE-GANGA, merci beaucoup pour cette étude sociologique et vos propositions pour la jeunesse congolaise.

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