En mars prochain, en 2027, dans quelques mois, Denis Sassou Nguesso célèbrera son véritable jubilé, cinquante années de mainmise satanique sur notre malheureux pays.
Un demi-siècle d’une plongée dans le plus profond des enfers qu’il a diaboliquement conduite. En commençant par les meilleurs et les plus forts d’entre-nous, l’élimination savamment programmée a livré l’ensemble de notre population, maintenant sans défense, à la pire maltraitance. Les Congolais sont otages de son pouvoir tentaculaire et les victimes d’une véritable et atroce crise humanitaire, dont personne ne parle. Et de Paris à Moscou, en passant par Addis-Abeba, c’est toujours le tapis rouge que l’on déroule sous son pas…
Il y a des crises qui font du bruit. Et il y a celles qui tuent en silence. Celle que vit aujourd’hui la République du Congo appartient à la seconde catégorie.
Le constat est implacable : le système hospitalier est à l’arrêt. Pas ralenti. À l’arrêt !
Les médecins et infirmiers ne sont plus payés. Ils désertent les hôpitaux. Sans eux, il n’y a plus de garde, plus d’urgence, plus de bloc, plus d’accouchement sécurisé.
Les chaînes d’approvisionnement en médicaments sont asphyxiées. Les pharmacies hospitalières sont vides. Même le paracétamol manque.
Les coupures d’électricité récurrentes achèvent de paralyser le peu qui reste : on ne conserve plus les vaccins, on ne fait plus tourner les respirateurs.
Pendant ce temps, les crédits alloués à la santé ne se traduisent pas sur le terrain. Où va l’argent ? Le Congo est un pays riche !
Depuis plus d’une année, le baril tourne autour de 100 USD et le gaz liquéfié (GNL) dépasse les prévisions budgétaires. Les émissions obligataires tournent à plein régime depuis novembre dernier. Sous la baguette du maintenant célèbre Matthieu Pigasse, 2,480 milliards de dollars ont été souscrits à Londres, auxquels s’ajoutent 880 millions de dollars souscrits sur le marché de la CEMAC. Après remboursements des OAT et BAT venus à terme ou appartenant à l’élite dirigeante, un reliquat de 2 milliards de dollars aurait dû revenir au Trésor Public, aux hôpitaux, aux arriérés de salaires et de pensions !
Personne n’a jamais parlé de ces recettes !
Mais où donc est passé tout cet argent ? Pas un million de dollars n’est allé soulager la souffrance des Congolais !
LE PAYS EST RICHE ! TRES RICHE ! LE PETROLE ET LE GAZ SONT CHERS ! LE TRESOR PUBLIC OU LE TRESOR DES NGUESSO REGORGENT D’ARGENT !
Cruellement, côté « Santé » le résultat comptable est insoutenable : la mortalité a décuplé. Pas à cause d’une nouvelle maladie, mais par défaut de soins, par manque d’argent ! On meurt au Congo d’une appendicite, d’une hypertension, d’un accouchement.
Le signe ultime de l’effondrement est dans nos morgues. Elles sont pleines. Pleines parce que les familles n’ont plus les moyens de payer les frais pour récupérer leurs défunts et leur offrir une sépulture digne. Alors, on voit apparaître l’impensable : des cimetières improvisés, des enterrements indignes, en brousse, dans des coins perdus !
Quand un pays ne peut plus soigner ses vivants ni enterrer dignement ses morts, ce n’est plus une crise sanitaire. C’est une faillite du contrat social. C’est une catastrophe humanitaire silencieuse.
L’OMS appelle cela un « système de santé non fonctionnel ». Nous, Congolais, nous appelons cela « un assassinat collectif à huis clos » bien plus qu’un abandon !
Il est urgent de nommer les choses pour pouvoir agir.
Hector Captagon
Diffusé le 13 octobre 2026, par www.congo-liberty.org
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