Le destin humain, parfois, ne tient qu’à peu de choses, qu’une moindre étincelle peut suffire à allumer. Telle est la morale de l’histoire de Gustavie Mbemba, cette femme anonyme, devenue star en un clin d’œil, à la faveur de son histoire conjugale, qu’elle chroniquait sur les réseaux sociaux, avant de la convertir en chanson: «Yamboula mabanza». Un titre original, qui cartonne étonnamment, tout en suscitant une question devenue très prégnante dans l’opinion: Gustavie Mbemba est-elle un phénomène durable ou une simple éphéméride en éclosion?
Au départ, Gustavie Mbemba est une femme ordinaire, venant sur la toile pour chroniquer sa vie conjugale. La déception amoureuse, l’objet de la chanson, est au cœur de son conflit avec son ex-époux, Yannick, à qui elle reproche de l’avoir abandonnée, au profit d’une nouvelle conquête. Avec cette dernière, il aura un enfant, à la paternité douteuse, qu’il «chouchoute», au détriment de sa fille légitime, Banzouzi, abandonnée au foyer conjugal, dans le sillage de sa mère. Éprise de son papa, Banzouzi vit mal cette rupture, tellement qu’elle passe le plus clair de son temps à ressasser ses souvenirs avec ce dernier.

Le titre «Yamboula mabanza», qu’on peut traduire par «détache-toi» ou «ne te fais pas des soucis», est clairement une berceuse dans laquelle Gustavie exhorte sa fille à lâcher prise avec son père, dont elle est pourtant la copie conforme. Très pathétique, l’histoire racontée dans un style prosaïque touche les cœurs, créant un buzz d’une ampleur inattendue. Encouragée par son entourage, Gustavie la «pagneuse», selon son look initial, décide d’en faire une chanson, en bonne et due forme.
Bingo! Le coup d’essai se transforme en coup de maître. Sur les réseaux sociaux, les indicateurs d’audience s’affolent! Une star vient de naître. Une musicienne? Une chroniqueuse sociale? Durera ou ne durera-t-elle pas? Ces questions sont sur toutes les lèvres des réseauteurs sociaux qui lui consacrent plusieurs «lives», notamment sur Tik-Tok. On se souvient que le monde a découvert le chanteur sud-coréen, Psy, de son vrai nom Park Jae-Sang, à travers sa chanson au succès planétaire, «Gangnam style», sortie en juillet 2012. Depuis, Psy, n’a plus réussi un autre succès du genre. Gustavie Mbemba fera-t-elle exception en milieu congolais?
«Carpe diem», certains laissent le temps à Gustavie Mbemba de savourer son succès présent, tandis que d’autres l’inscrivent déjà dans d’autres temporalités, pensant au coup d’après, manière de l’extirper de l’improvisation. Car, tout de même, sauf son respect, la chose musicale paraît trop exigeante pour laisser ainsi cette artiste en roue libre, sur ce chemin déjà bien encombré de musiciens carriéristes. Avec son talent de conteuse, la chronique sociale semble être sa voie royale, pouvant surfer, à l’occasion, sur la légitimité de sa propre expérience.
On le sait, rapporter les faits divers d’une façon «savoureuse» exige bien moins de technicité que la chanson. Reconnaissons, cependant, que cela ne l’a nullement empêchée de produire une œuvre originale, appréciée pour sa valeur intrinsèque, proche de nos berceuses et comptines, d’antan, aujourd’hui, hélas, tombées en désuétude.
Le succès de ce titre chanté en «lari», langue issue du Département du Pool, en République du Congo, n’est pas étranger au «mood» du moment, très réceptif aux sonorités «mboka», ce mouvement de retour à l’authenticité. Il en est autant de Serrol Kassa ou d’Elveronne Ndinga, ces deux musiciens, très tendance, d’expression «akwa», cette langue parlée sur les hauteurs de l’équateur, à Makoua, dans le Département de la Cuvette. A cette aune, on ne peut que regretter le récent «relookage» à l’occidental, arboré par Gustavie Mbemba, dès l’aube de sa révélation, au détriment de ses marqueurs d’origine qui, pourtant, participaient de son charme.
Contrairement à une fausse idée bien répandue, les hommes sont aussi des êtres de situation. Il revient à chacun d’en savoir tirer parti, afin d’améliorer sa condition. Gustavie Mbemba, actuellement «en situation», à la croisée des chemins, n’échappera pas à cette règle. Qu’elle fasse preuve de diligence, c’est son salut assuré, qu’elle faillisse, c’est le retour à l’impitoyable case-départ.
Guy Francis TSIEHELA
Diffusé le 07 juillet 2026, par www.congo-liberty.org
Une artiste que je découvre et qui me renvoie à la souffrance et le génie de Fernand Destaing. Y – a – t – il une corrélation entre la souffrance et le génie ? C’est ce à quoi il répond tout au long de son ouvrage. Une parfaite alchimie qui s’opère entre la souffrance et le géniie et que l’artiste a su mettre à son profit en externalisant talent.
Cdt,
GDK
Pour paraphraser l’obscur Schopenhauer » toute vie est souffrance . La souffrance étant consubstantielle au désir imparfait, pour supprimer la souffrance,il faudrait éliminer le désir… »
Soit encore cette réflexion stoïcisme de Sénèque,de Marc Aurèle, Epitecte » on n’apprend pas à vouloir » . Autrement dit se contenter de soi même. Vaste programme !
Dans le contexte économique congolais, difficile d’être stoïque au dépeçage de la richesse nationale. D’où la justification socio- politique de cette mélodie..
Toute mélodie sous Sassou est purement l’exutoire de la souffrance de l’ensemble du pays..
lire ,stoicienne .
Les multiples lumpen- prolétariats du pays sont des creusets de la gestion criminelle de ce pouvoir .Les kulunas sont une forme de défiance politique dont les conséquences sur la vie du pays demeurent prégnantes .
Quelle est la source de ce mal urbain ?
La question mérite un baril de pétrole .
Comment comprendre ce dysfonctionnement social dans un pays où les pétrodollars financent les investissements extérieurs ?
Les cas de LUDO NGATSE ,ministre de l’économie , investisseur des activités aéroportuaires de ROISSY et celles de ODONGO GILBERT au Portugal prouve à suffisance que le CONGO BRAZZA a la capacité de financements sur les marchés des capitaux . Et voir une partie de la jeunesse active à la dérive sociale semble être une mauvaise blague .Est- ce un paradoxe SASSOUISTE !
L’argent ,le CONGO en possède .
La seule interrogation qui vaille c’est : comment redistribuer le revenu national .
Nous attendons des artistes congolais une mélodie sur le partage équitable de notre PIB dont la croissance est de 3.7% selon SASSOU .
Une explication macroéconomique .
SASSOU nous ubérise un PIB réel de 3.7%. D’accord !
Autrement dit ,le CONGO a crée plus de richesses que l’année derrière ,car elle était de 2.7%.Donc la richesse a accru de 1%.
En PIB Monétaire ou liquide ,cela veut dire que si le PIB LIQUIDE était de 2000 cfa en 2024 ,en 2025 , ce PIB est de 3000 cfa .Soit 1000 cfa de plus .
Pourquoi alors s’endetter auprès du FMI .,,,?
Et en guise de cadeaux , ce PIB réel est deflaté ,c’est à dire essoré de l’inflation .
Alors , ce qui veut dire que les 3000 cfa obtenus échappent à la pression inflationniste de l’économie nationale . Ce qui est impossible ! Car le taux d’inflation est inconnu .
Exemple .
les 2000 cfa ,revenu national de 2024 ,avec un taux d’inflation de 1% restent au même niveau que le revenu national de 2025. Autrement dit :3000 CFA ,avec le même taux d’inflation de 1%. Ce qui est complétement faux !.
C’est là que gît SASSOU .!
Ce n’est pas le surplus de point du PIB qui compte ,c’est le taux d’inflation de l’économie nationale .
Je préfère avoir 1000 cfa pour un taux d’inflation de 2% plutôt que d’avoir 2000 cfa pour un taux d’inflation de 10%.
Les 3000 cfa ont perdu leur pouvoir d’achat du fait de l’inflation incontrôlée.C’est ce qu’on appelle une illusion monétaire ou du PIB .
Bref , le CONGO n’a produit aucune richesse du fait de la non maitrise de l’inflation et de la structure chétive de son économie .
La rhétorique macroéconomique du pays est bancale et reste sujette à des spéculations budgétaires pour endormir la communauté financière .
Et je reste convaincu d’une véritable dette cachée par SASSOU et cie aux woodistes .
Le phénomène des produits dérivés ou swaps plane sur le CONGO BRAZZA .
En l’état ,rien ne nous garantit que le CONGO BRAZZA est dans une trajectoire de discipline budgétaire .Les slogans masquent la profondeur de l’étendue du trou budgétaire .
La chemise parait plus grande au corps vieillissant de SASSOU .Et la dégradation des neurones , en raison de l’âgisme , amplifie le désastre économique du pays .