Gouvernement Collinet Makosso : erreur matérielle ou camouflet ?

Fréderick Nze et Léon Juste Ibombo le pleurnichard

Il s’avère que le décret numéro 2026- 176 lu par Florent Ntsimba, porte-voix du criminel Sassou Denis dont la voix ne fait plus trembler nos transistors pour égréner les patronymes de nombreux innocents qui devaient être exécutés au petit matin aux cimetières de la TSIEME et d’ITATELO, mais pour annoncer le nouveau gouvernement Makosso le 24 avril dernier, soit entaché d’une irrégularité.

Ni « la Présidence de la République », ni le « Secrétariat Général du Gouvernement », ni Florent Ntsimba lui-même, n’ont vu cette grossière erreur en nommant Serges NZE en lieu et place de Frédéric NZE, rançon de leur incompétence, et victimes de leur éhonté tripatouillage.

Comme dans la séquence de Tonga (l’aiguille sans fil) largement diffusée sur les réseaux sociaux que Collinet Makosso a cru bon de récupérer, il s’est davantage pris les pieds dans le tapis en pensant corriger une incongruité par une note de service numéro 0009- PM-CAB publiée et signée le 28 avril 2026 par sa Primature, précisant l’identité du sinistre des Postes, des Télécommunications et de l’économie numérique.

Même si le ridicule ne tue pas, Sassou Denis et l’ensemble de ses incompétents doivent respecter notre pays.

Cette situation ubuesque relève plutôt d’un camouflet que d’une erreur matérielle comme l’indique l’indécrottable Collinet Makosso.

En droit, l’erreur matérielle « est une erreur ou un défaut dans un document ayant pour conséquence de fausser l’intention de son auteur. Il peut s’agir d’une coquille, d’une erreur de calcul, d’une omission involontaire, d’une inexactitude factuelle, d’un texte incomplet ou erroné ou de tout autre faute d’inattention ».

Ce qui est loin d’être le cas dans le cas d’espèce de la note de service pondue par Collinet Makosso.

Juridiquement, cette note de service signée par Collinet Makosso est juridiquement nulle. Elle viole trois principes fondamentaux de la Règle de droit.

– Cette note de service signée par Collinet Makosso viole le sacro-saint principe du parallélisme des formes.

Principe élémentaire de droit, un acte ne peut être modifié ou annulé que par un acte de même nature ou de nature supérieure, prispar la même autorité. C’est le parallélisme des formes.

Le décret, aussi illégal soit-il, signé par Sassou Denis le 24 avril 2026, ne peut être corrigé que par lui et non par une note de service signée par Collinet Makosso.

Par voie de conséquence, une note de service est un acte de gestion interne de portée inférieure. Elle est donc dépourvue d’une autorité juridique pour modifier un décret présidentiel.

– La seconde violation est constitutionnelle, même si elle n’est guère respectée dans la République bananière de Sassou Denis.

La nomination des sinistres relève du « Président de la République » et non du Premier ministre. Tant que Sassou Denis n’a pas signé un décret rectificatif, le nom officiel du ministre nommé est Serges NZE et non Frédéric NDZE.

Donc, la passation de pouvoir entre IMBOMBO en pleurs et Frédéric NZE n’aurait pas dû avoir lieu, puisqu’elle ne repose sur aucune base légale et ne possède aucun titre de nomination valide au moment où ce dernier prend ses fonctions.

La troisième conséquence est celle de l’acceptation de l’arbitraire.

Certes Sassou Denis et son système foulent aux pieds depuis belle lurette l’Etat de droit, force est de constater qu’il est de plus en plus impérieux de rappeler et de faire rappeler à tous ces tordus le respect SCRUPULEUX de la hiérarchie des normes juridiques.

C’est en cela que la note de service signée par Collinet Makosso n’a aucune valeur juridique devant une cour administrative composée de juristes qui ont tous leurs cerveaux.

Les Congolais acceptent et souhaitent être gouvernés par la force de la loi, et non par la loi de la force. Et Si Collinet Makosso avait encore un peu de fierté, il devrait démissionner (gros mot au Congo) au lieu de se trémousser dans des églises de sommeil.

Nestor MAKUNZI WOLLO et Grégoire MAVOUNIA, mes anciens professeurs de droit constitutionnel doivent se retourner dans leurs tombes devant un tel camouflet.

Olivier MOUEBARA

Diffusé le 07 mai 2026, par www.congo-liberty.org

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