Emmanuel Macron aidera t-il Sassou Denis à rencontrer le Saint Pape Leon à Paris

Quand les premiers rangs de Notre-Dame font tanguer la tiare : les agacements du Vatican face aux invités encombrants

Le monde a bruissé d’agacement lors de l’inauguration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, s’offusquant notamment de la présence en bonne place d’Elon Musk aux côtés de Donald Trump et d’Emmanuel Macron. Mais une question brûlante demeure, soulevée avec force par les observateurs de la vie politique congolaise : quid de la présence de Denis Sassou-Nguesso, un dictateur sanguinaire, au premier rang de ce parterre prestigieux ?

Dans une lettre ouverte aux accents indignés, adressée également en recommandé au Nonce apostolique, le militant et fin connaisseur de l’histoire ecclésiastique du Congo, Hervé Zebrowski, n’avait pas mâché ses mots (Lettre recommandée publiée par Congo Liberty le 9 décembre 2024). Comment tolérer la présence de dirigeants aux passés hautement controversés — à l’instar du président congolais, dont le régime a été éclaboussé par de sombres tragédies de l’histoire de l’Église locale, comme l’assassinat du cardinal Émile Biayenda — dans des cérémonies hautement symboliques, tout en instrumentalisant les symboles religieux ?

Ce grand grand-huit diplomatique rappelle combien les relations entre le Vatican et les « papophiles » impénitents, à commencer par le chef de l’État français, relèvent de la ligne de crête. Entre les tentatives de récupération politique à peine voilées, les invitations répétées et les entorses au protocole mal digérées par le Saint-Siège, le fossé ne cesse de se creuser (comme l’a rapporté Le Monde le 18 septembre dernier). Les récents atermoiements autour des visites papales — où le Vatican oppose régulièrement une fin de non-recevoir polie, mais ferme, aux désirs de mise en scène présidentielle — témoignent de la lassitude romaine face à ces grand-messes mondaines.

À l’heure où le Saint-Siège s’efforce de garder le cap de l’Évangile loin des paillettes des milliardaires et des potentats au bilan sulfureux, la pilule des premiers rangs a bien du mal à passer. Les agacements du Pape ne sont ainsi que le reflet d’une exigence morale inflexible : celle de refuser que la maison de Dieu ne devienne le théâtre de la vanité des puissants.

Et, à l’heure qu’il est, Denis Sassou Nguesso n’a pas encore été reçu par le Pape Léon XIV. Dieu fasse qu’il ne le soit jamais ! À moins, que l’imprévisible président français, Emmanuel Macron, ne nous refasse « le coup » de l’inauguration de Notre-Dame de Paris et nous réinstalle, en « guest star » et invité personnel, le dictateur Congolais, au tout premier rang des invités d’honneur….!

Olivier Mouebara

Diffusé le 24 septembre 2026, par www.congo-liberty.org

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