Anatole Collinet Makosso, ancien/nouveau premier ministre du Congo : Continuité (!!!) ou rupture (???)

Par Lucien PAMBOU

            Brazzaville : au plateau (résidence présidentielle) ou à Mpila (résidence privée de Sassou) tout le monde attendait la fumée blanche. Elle fut avec une surprise ancienne/nouvelle : la nomination de Anatole Collinet Makosso (ACM) en tant que premier ministre. Quelle est la signification de cette nomination ? Sommes-nous dans le cadre d’une continuité ou d’une rupture juridico-politique ? La constitution d’octobre 2015 est claire, la notion de premier ministre n’est pas reconnue constitutionnellement, même si dans la pratique et par décret le président de la République, chef de l’Etat et chef de gouvernement, nomme le premier ministre. Cette gouvernance hors constitution a été critiquée par l’opposition car on sort du cadre d’un modèle présidentialiste pur.

            La nomination de l’ancien premier ministre Clément Mouamba par Sassou était considérée comme une solution provisoire qui est devenue la norme en 2021 avec la nomination de ACM et surtout sa reconduction en 2026, l’exception constitutionnelle est devenue la règle sans la révision de l’article 82. Les thuriféraires du président Sassou répondent qu’il n’y a pas d’anomalie constitutionnelle tant que Sassou demeure chef de l’État et chef de gouvernement. Quand on parle du premier ministre comme du chef du gouvernement, on se trompe, c’est le président qui est chef de l’État et chef du gouvernement. Dire du premier ministre qu’il est chef du gouvernement dans la constitution d’octobre 2015 est une erreur d’interprétation, même si politiquement on a été habitué à voir le premier ministre comme chef du gouvernement. Pour compléter, le premier ministre et son gouvernement sont responsables devant le président et non devant le parlement. Il ne peut donc pas y avoir de motion de censure. Une fois les prolégomènes du débat posés, essayons de voir comment la reconduction de ACM s’inscrit dans la continuité ou dans la rupture.

Continuité !

            La continuité ici se comprend au plan juridique et politique. La constitution de 2015 n’a pas changé. Sassou reste le seul chef de gouvernement, ACM n’a aucun pouvoir propre de par sa fonction. L’article 87 de la constitution est très claire : les actes du premier ministre doivent être cosignés par le président de la République. En créant un poste de premier ministre de fait, Sassou fait de ACM un grand coordonnateur de sa politique défendue devant les électeurs au cours de la récente campagne présidentielle. ACM a le titre et la charge de premier ministre, mais constitutionnellement il n’est pas reconnu. Ses attributions ne sont pas constitutionnelles, il est chef de gouvernement dans le titre mais pas dans le texte.

            On note que depuis 2016, en nommant des premiers ministres de fait, Sassou l’antonomase établit une certaine continuité juridico-politique. Pour le président, ACM a contribué par sa gouvernance à stabiliser les institutions grâce à son action au plan interne au sein du PCT, mais aussi au niveau international comme le montre les récentes conférences annuelles de la BAD qui auront lieu à Brazzaville en 2026 et qui permettront aux différents participants de réfléchir sur des ressources nouvelles indispensables au développement. ACM  est arrivé en 2021 aux affaires en réussissant à donner des réponses aux problématiques sanitaires liées au COVID et, sur le plan de la gestion du ratio dette/PIB, il a contribué à faire reculer celui-ci autour de 97 % contre 120-130 % auparavant grâce à des réformes idoines dans le secteur financier. Le premier ministre a contribué aussi à la réforme du système fiscal concernant les ménages et les entreprises, ce qui permet d’avoir une lecture plus claire sur les assiettes imposables, même si le secteur informel échappe à ce type de réforme. Sa volonté de digitaliser les flux financiers en direction du Trésor mettent en avant sa capacité à rendre plus lisible la circulation des mouvements financiers. Sous sa direction, le Congo est revenu sur les marchés financiers après en avoir été écarté pendant 20 ans. Le Congo de novembre/décembre 2025 à octobre 2026 a levé l’équivalent de 1630 millions de dollars. Une partie de cette dette a été remboursée, ce qui permet au Congo d’avoir des guichetsouverts auprès du Fonds monétaire international ; ce même FMI se plaint aujourd’hui de la fragilité de l’endettement du Congo et de la nécessité de faire des réformes urgentes.

            Les résultats de ACM sont probants et le président Sassou récompense cette forme de fidélité. Sur un plan strictement politique ACM a su jouer intelligemment des contentieux politiques  entre les amis politiques traditionnels du chef de l’État, de la famille et du clan du chef de l’État et des jalousies des techno-politiques pour rester à son poste. Le restera-t-il longtemps ? Rien n’est sûr. On peut penser que le chef de l’État va le garder jusqu’en 2027 pour les élections législatives, ensuite il avisera. Certains estiment que ACM fait la sale besogne du président, comme vouloir aider son fils Denis Christel Sassou a récupéré le poste de Secrétaire général du PCT. Cette tentative a été sans succès et le président Sassou, par stratégie, ne s’est pas opposé à la reconduction de son ami Pierre Moussa. Certains contempteurs de Sassou affirment aussi que stratégiquement ACM reste aux affaires pour aider le président à réviser la constitution et à opter pour la création d’un poste de Vice-Président. ACM serait donc l’otage de luxe de l’antonomase Sassou. Comment dans ce cas est-il possible de parler de rupture puisque la continuité juridico-politique est avérée ?

Rupture ?

            Faisons tout de suite point. Dans son discours d’investiture le président a parlé d’une autre forme de gouvernance avec dix axes qui doivent être les arguments pour accélérer ensemble la marche vers le développement. Il faut noter que ces éléments factuels existent dans le discours présidentiel depuis les années 2000 et à travers ses différents programmes et projets pour la société comme Le chemin d’avenir et aujourd’hui. Accélérons la marche pour le développement. Ce sont aussi les mêmes éléments du programme national de développement et à chaque élection le président reprend les mêmes arguments en les présentant différemment pour montrer qu’il y a rupture. Dans les faits, cette rupture c’est de la répétition et des redites. Les dix axes de développement qui marqueraient la rupture, comme la diversification de l’économie, l’agriculture, l’aménagement des infrastructures, la construction des corridors routiers, la lutte contre les anti-valeurs, la prise en charge de la jeunesse, la valorisation et l’amélioration des conditions de vie (eau et électricité) sont des éléments qui ressemblent plus à l’état d’une auberge espagnole qu’à une programmation politique réelle. Comment ACM pourra-t-il, sous l’œil vigilant de Sassou, opérer une rupture avec ce que l’on qualifie de répétition programmatique ?

            Sassou et son premier ministre, car on ne peut pas les séparer, devront éviter la constitution d’un gouvernement pléthorique. Il faudra rechercher un mixte entre des compétences nouvelles sur le plan technologique et financier et des politiques munis d’une expérience sociale importante. ACM devra rechercher une gouvernance orientée vers les résultats plutôt que la recherche des atalakous, ce qui veulent paraître et qui sont plus des bavards et des tonneaux vides en termes de compétence professionnelle. Comment accélérer la marche en avant pour le développement ? C’est par l’élaboration de politiques publiques transparentes, par une réorientation du travail gouvernemental en créant des tableaux de bord des résultats avec des ministres qui, chacun dans leur secteur, devront des comptes trimestriellement au chef du gouvernement sur l’avancée du projet de société de Sassou. Sur le plan politique, le premier ministre a très peu de marge de manœuvre, mais il peut suggérer la mise en place d’un dialogue pour réfléchir sur la façon efficace d’améliorer les rapports entre la population le pouvoir politique et les oppositions, Il faut que les articles 227 et 228 de la constitution de 2015 instituant un conseil national de dialogue et jamais appliqués soient réactivés. La rupture c’est aussi appliquer l’Etat de droit dans les faits et non dans les discours seulement en évitant les abus du pouvoir exécutif.

            La rupture, c’est aussi montrer à la population que l’on s’occupe d’elle par la restauration de l’exigence morale, surtout des anciens qui, au nom du droit d’aînesse, agissent comme des prédateurs politiques, économiques, financiers voire sexuels. Il faut mener des opérations d’audit, ministère par ministère, au niveau de la finance, de la dette et s’imposer un calendrier clair pour résoudre les problèmes de retard de paiement des salaires, des pensions et de la dette intérieure vis à vis des opérateurs économiques. Il faut créer un pacte avec la jeunesse qui permette de lier jeunesse, école, formation, mérite et emploi.

            Voici l’ancien/nouveau premier ministre au pied du mur. Il lui reste, tout en étant le premier des ministres, à montrer sa capacité de coordonnateur et de manager de la nouvelle gouvernance accélérée, voulue par le président Denis Sassou Nguesso.

Lucien PAMBOU

Diffusé le 25 avril 2026, par www.congo-liberty.org

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8 réponses à Anatole Collinet Makosso, ancien/nouveau premier ministre du Congo : Continuité (!!!) ou rupture (???)

  1. Val de Nantes dit :

    Que peut on en attendre ? . Rupture ou accélération du sous développement, le Congo Brazzaville demeure toujours à quai. À moins que Dieu ressuscite Milongo pour enfin donner au pays une chance de développement économique et irréversible .. Je pense que le Congo Brazzaville souffre plus du manque de compétences génétiques et ethniques pour décoller.. Tous les congolais ne peuvent être élus à la gestion optimale du pays.. C’est une conviction qui m’est chevillée au corps…. C’est exactement le ressenti de Allassane Ouattara sur la gestion publique de Sassou.
    La parabole des talents, issue de la mythologie grecque semble se vérifier au Congo Brazzaville. . ..
    Un pays, bourré de pétrodollars qui côtoie les indices de développement humain des pays très pauvres, interroge l’intelligence congolaise….

  2. Samba dia Moupata dit :

    Cher Lucien Pambou,

    Notre frère Anatole Makosso ne gouverne en réalité rien ; il apparaît davantage comme un simple faire-valoir. Même avec toute la bonne volonté du monde, aucun gouvernement ne peut agir efficacement dans un contexte où une seule famille Sassou s’est accaparé les principales sociétés du pays, échappant à l’impôt, tandis que les recettes fiscales se dissipent sans transparence.

    Dans ces conditions, il devient illusoire d’espérer des résultats concrets ou un redressement durable. Collinet a perdu sa dignité et sa lucidité c’est médiocre.

  3. Pambou dit :

    Lpambou a
    Val de Nantes et a Samba dia moupata
    Chers compatriotes
    Tout à fait d accord avec vos remarques respectives
    Makosso premier ministre dit qu il est en meme temps chef de gouvernement
    Faux car la constitution de 2015 reconnaît le titre de chef de gouvernement au seul president de la république qui. Est de facto chef de l Etat
    Combien de temps restera t’il aux affaires
    Comme je l ai dit à Christian Perrin sur r7 droit de savoir ce 25/04/26, il me semble qu il va organiser les elections legislatives en 2027, ensuite aider le president à réviser la constitution pour la création du poste de vice president de la république
    Ensuite le president sassou l antonomase décidera
    Soit Makosso reste soit il fait ses valises
    Mais dans tous les cas c est la marionnette de luxe de sassou
    Cdlt
    Lpambou Mkaya mvoka

  4. Val de Nantes dit :

    Avec Sassou,point d’espoir de développement. Il mijote, depuis son accession au pouvoir, le projet de dynastie politique. Il y met tellement d’énergie qu’il en est venu à oublier le rôle essentiel d’une présidence de la République..Les changements constitutionnels , initiés par un dictateur n’ont qu’un seul objectif : se protéger de la vindicte populaire. Et Sassou, dans sa tragédie politique imprimée au Congo Brazzaville en est parfaitement conscient. C’est un jeu de dames périlleux auquel il se livre. Je pense au vieux Toro, sacré joueur de dames au marché du grand Tiè tié , dans les années 70 , disant que  » le joueur de dames est un être manipulateur et calculateur cynique. « . Sassou en coche toutes les cases. Et dès lors,il paraît difficile de réfléchir sur les hypothèses économiques diverses pouvant contribuer à sortir le Congo Brazzaville de la mouise ancestrale..
    D’où cette incapacité qu’ont les congolais à penser un modèle économique reposant sur une politique économique cohérente. . Avec une indépendance monétaire,l’on peut afficher des taux de croissance importants à l’instar de la RDC. Son directeur de la banque centrale André Wameso vient d’en faire la démonstration en s’octroyant un crédit international en eurobond . C’est la preuve manifeste qu’avec du sérieux,l’on peut taire les golibets de mauvais augure. Il suffit d’y mettre un peu de volonté. .
    La monnaie nationale ou la valeur de l’unité monétaire d’une monnaie nationale dépend de la qualité des ressources humaines et de la gestion optimale des ressources naturelles d’un pays. Les deux conditions réunies améliorent le taux de change de la monnaie nationale. Nul besoin d’un parrain monétaire pour réaliser une économie nationale performante. .
    André Wameso est un exégète de la politique monétaire de la RDC. Il excelle dans l’art de manager les deux monnaies qui ont cours légal en RDC. C’est un génie monétaire ! Et cependant que fait le Congo Brazzaville ? Accroché à l arrivée des nouveaux voleurs et anciens dans le gouvernement de ce maudit qu’est Sassou.
    Quelle pénitence ! Ce supplice de Tantale Sassouiste.
    Mais à quel moment le Congo Brazzaville devra s’approprier de sa politique monétaire introuvable ? Le budget sans monnaie est un être unijambiste.
    Souffrez que je vous dise que Yoka Christian et Luc Ngatse sont des fantômes dans leurs domaines respectifs. . Aucun d’entre eux n’est capable de nous dire exactement la signification de l’économie nationale Y .
    Pourquoi ?
    Le Congo Brazzaville n’a pas d’économie nationale..: Y = C+ I + G + X – M.
    Merci !

  5. Lpambou dit :

    Lpambou a Val de Nantes

    Comment co antonomase Sassou dessine subtilement la République héréditaire du Congo
    Créer une république héréditaire c est impossible car nous sommes ici dans le cas d un oxymore insupportable, et pourtant avec sassou l antonomase nous sommes dans le cas ou une république héréditaire devient possible
    Si vous observer le nouveau gouvernement
    , tout concourt à dire que le véritable vainqueur c’est dénis Christel sassou nguesso avec son père à réussi à écarter des postes régaliens tous les grognards de la région nkeni à lima comme Pierre Oba, gackosso richard mondjo, obomb0
    Tous s opposaient à la nomination dynastique de Denis Cristel au poste de vice president
    En permettant à deux affidé de kiki ( princes bahamboula et kana mvoka) de l force montante, mouvement de kiki au sein du pct, sassou envois un message clair ce sera mon fils et personne d autre
    La nomination de Anatole collinet makosso à la primature est tactique et permet de calmer les ardeurs de bouya qui devient vice premier ministre , un poste qui ne sert à rien car la constitution ne reconnaît pas le premier ministre comme une fonction constitutionnelle
    Alors vous pensez bien que le poste de vice president est complètement vide de son sens
    Alors un gouvernement pléthorique peut énerver , mais l antonomase sassou n a rien a faire
    A l image de certains sachants congolais qui valorisent l action , l efficacité et la notion de résultats. , l antonomase sassou s en fout ce n est pas ce qui l interesse
    Dans la démocratie passive et autoritaire que sassou valorise ce qui compte c’est l accumulation primaire du capital politique qui lui permet d en faire une redistribution à sa guise
    Sinon comment expliquer des ministres bidons comme celui de pierre oba sur l’actions politiques ou le ministère du contrôle de qualité et de la lutte contre les anti valeurs
    Des ministères créés pour caser des copains ,ce n est pas l efficacité qui préside à la nomination des ministres mais surtout leur allégeance à la personne du chef de l Etat
    Alors cher val de Nantes quand tu demandes à sassou et à ses affidés à s’intéresser à l équation de l équilibre général entre l offre(y)et la demande globale( D a savoir demande interne et demande externe à savoir le solde de la balance commerciale) tu te trompes de cible
    Les politiques congolais ne savent rien de l economie, et celle ci ne les intéressent pas
    En revanche les marchés financiers les intéressent pour les fonds qu on peut y lever grâce à l emission dès euro bonds qui renforcent la dette mais dont ils profitent grâce au détournement de ce qui n est que la dette congolaise qui contraint la disponibilité des ressources pour les dépenses de production, d investissement et de fonctionnement
    Je termine concernant la dollarisation progressive de la rdc et du cours légal des deux monnaies le franc congolais et et le dollar
    Ce n est ni une bonne ni une mauvaise chose
    L utilisation du dollar par samedi permet de renforcer la confiance des investisseurs et de faciliter le commerce international or on sait que la rdc produit énormément de minerais
    L utilisation du dollar est une réponse technique réelle mais au nom de la souveraineté certains petits opérateurs de la rdc peuvent se sentir exclus du processus de dollarisation
    La lecture de l economie de la rdc montre que la rdc est en train de debut la 5e economie du continent devant l Éthiopie
    La levée des fonds via l emission des eurobond par la rdc est liée à la prise en compte des efforts de fatschi pour lutter contre les dépenses inutiles et surtout l énorme réservoir des mines constitue un gage réel de rembourse
    Pour revenir sur la double circulation monétaire, le fonctionnement du double système favorise les stabilite et attractivite économiques via le dollar
    Les opérateurs et autres agents économiques peuvent consacrer Lefranc congolais pour les dépenses courantes et le dollar pour le gros business, l épargne ou les loyers
    Au total si le système reste maîtrisé pour l instant il faut veiller à ce que la double circulation monétaires accentue les inégalités sociales en réservant l economie en dollars aux élites et aux entreprise et l economie en francs congolais aux ménages à revenus faibles et modestes
    Voici cher val de Nantes une réponse pour les dépenses courantes débat
    Le s autorités de l a république de l antonomase sassou ne s intéressent pas à la politique économique
    Le dada de ces politiques congolais c est la politique comme mode d accumulation pour une redistribution V politique grâce aux ressources tirées des détournements et de la dette extérieure

    Lucien pambou Mkaya mvoka

  6. Val de Nantes dit :

    La bonne gouvernance publique est un serpent de mer,du fleuve Congo et de l’Alima
    Déjà nous nous trompons sur un point central : exploiter n’est pas produire. Cette différence sémantique est le trouble intellectuel qui se manifeste dans les esprits congolais .
    Le bois et le pétrole congolais sont exploités et non produits à ce que je sache.Economiquement ,il est indécent de prétendre produire de pétrole quand celui ci existe déjà. Il existe à priori. Indépendamment de notre intervention technique ,cette huile n’est pas issue d’un processus de production combinant les deux principaux facteurs de production : Y = f ( k ,l ). Je me garde de la fonction de production de Cobb Douglas.C’est cette grosse confusion sémantique qui est à l’origine de notre paresse intellectuelle. On le voit au travers de la non utilisation des compétences congolaises dans notre économie nationale. Le vide productif se fait sentir au niveau de notre commerce International et national. Nous importons plus que nous exportons . Ainsi donc cette fonction de production devient la production nationale ou revenu national Y quand elle s’agrége à plusieurs fonctions de production. D’où ma remarque sur l’incompétence notoire des deux ministres chargés de l’économie nationale…
    Alors comment parler de l’économie nationale,quand vous manquez des fonctions de production ? Le Ba ba économique congolais n’existe pas.
    Enlevez le pétrole congolais et vous serez à poil !
    Raison pour laquelle je parle de l’inexistence de l’économie nationale. On se paie des mots. .
    Et dès lors comment parler du revenu national d’équilibre YE et du revenu national du plein emploi Ype pour une meilleure analyse macro-économique de l’économie nationale ?. Or ce revenu national est la conséquence de la production sachant que c’est la production qui engendre le revenu, qui est distribué dans l’économie par le jeu des rémunérations des facteurs de production ( salaires,etc ) Les pétrodollars,don divin,ne peuvent se substituer aux efforts individuels de chaque congolais, à la contribution du PIB de chaque congolais.
    Pour votre gouverne : si Ype>Ye ,il y a un gap inflationniste. En d’autres termes,il y a plus de revenus que la production ( demande supérieure à l’offre) .Et si Ye> Ype,un gap ou écart déflationniste, c’est à dire que l’offre est supérieure à la demande.
    Bon bref, c’est le talon d’Achille congolais. Et pourtant Aristote avait bien dit que  » l’homme est le capital le plus précieux » ( éthique à Nicomaque) .
    Qu’on en a fait Sassou ?

  7. Le fils du pays dit :

    Ebonga Ebonga te toujours meilleur chanta le prestigieux orchestre super boboto slogan et la célèbre chanson congolaise qui ironisent la médiocrité ambiante au Congo datant de l’année même de la création de super boboto (SBB).

  8. Visionnaire dit :

    frederic bintsamou, alias tââ n’toumi, c’est un pasteur, un penseur, un cadre du Pool, a d’ors et déjà annoncé sa non candidature pour l’élection de 2031. C’est lui même qui a dit ca, par la bouche de ses propre amis du cnr. C’est un parti politique républicain. Vraiment béno. Franchement.

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