Denis Sassou Nguesso, le Scorpion, et les Grenouilles de la République : La descente aux enfers de Jean Dominique Okemba

En se basant sur la célèbre fable russe du scorpion et de la grenouille — qui, en la demeure, prend des accents tragiquement congolais —, la descente aux enfers de Jean-Dominique Okemba interroge. Plus que démissionnaire, le neveu a été démis. S’il peut aujourd’hui se vanter d’être encore en vie, la question brûle toutes les lèvres : pour combien de temps encore ? Qui sait si, déjà, un poison invisible ne coule pas dans ses veines, programmé pour avoir le dernier mot ?

Son oncle, le « Scorpion-Empereur » — Dénis Sassou Nguesso, né sous le signe du Scorpion, un jour incertain du mois de novembre 1943 —, possède un aiguillon redoutable. Comme il l’a fait pour tant d’autres, il pourrait à tout moment lui injecter une dose mortelle.

Une longue traîne de cadavres et de trahisons

La liste de ses serviteurs les plus zélés et de ses bienfaiteurs morts dans des circonstances suspectes est interminable. Elle commence bien avant son accession au pouvoir, le 5 février 1979. Ses ennemis, avant « ses amis », n’ont jamais été épargnés, loin de là. Le premier d’entre eux, Ange Diawara, fut exécuté en avril 1973 par le scorpion en devenir. Sans cette élimination radicale, Sassou Nguesso — que l’on surnommait alors « la femmelette » — n’aurait jamais pu prétendre parvenir au sommet de l’État congolais.

Comment ne pas mentionner Marien Ngouabi, son mentor et pygmalion, qu’il a trahi et fait assassiner le 18 mars 1977 ? Ou encore Monseigneur Émile Biayenda, le 23 mars, et l’ancien président Alphonse Massamba-Débat, le 25 mars de la même année ?

Parmi les figures marquantes, de cette hécatombe, figure également Xavier Katali, un Likoualien qui fut son condisciple à l’école des instituteurs. Devenu ministre de l’Intérieur durant le premier règne de Sassou, Katali ne masquait pas son mépris pour le président. Il aurait pu, d’un claquement de doigts, le renverser ou le remplacer. Si Sassou a survécu à cette époque, il le doit au blindage de son complice Jacques Chirac, qui n’aurait toléré aucune élimination de son protégé.

D’autres Likoualiens, après l’avoir fidèlement servi ou avoir activement orchestré son retour au pouvoir lors de la guerre civile — à l’instar d’Adoua ou de Motendo —, ont fini par « voyager » (selon l’euphémisme macabre de l’époque). Ils ont payé de leur vie le crime d’avoir rendu service au Scorpion. C’est plus fort que lui : Sassou Nguesso nourrit une haine viscérale envers les hommes forts et puissants qui commettent l’erreur de l’aider. Chez ce fourbe, l’envie s’appuie sur une cruauté méthodique qui dépasse de loin la simple méchanceté.

L’exception Jean-Marie Tassoua

Un seul Likoualien a réussi le tour de force de passer entre les gouttes de ce pouvoir destructeur : Jean-Marie Tassoua, surnommé le « Général Giap » de la guerre de 1997. Le 15 octobre de cette année-là, arrivé le premier au Palais présidentiel, le pouvoir lui tendait les bras. La tentation était immense. Mais Adoua s’est interposé, les armes à la main, en frère d’armes : « Cette affaire, c’est pour Denis ! ». Tassoua n’a pas insisté. Retiré sur ses terres, il s’est consacré à ses plantations de cacao. Survivant à plusieurs attentats, il a su rester à distance de Sassou Nguesso et des guerres de palais, confiné dans son fief de la Likouala.

Il y a quelques semaines, lors de la première veillée de la doyenne de la famille Loemba, Bernadette, aux Salons Hoche à Paris, Jean-Marie Tassoua a fait une apparition spectaculaire. Entré dans la salle, il s’est dirigé d’un pas droit et leste vers Antoinette Sassou Nguesso, qui recevait les condoléances pour le décès de sa sœur. Tassoua lui a glissé quelques mots de sympathie puis, sans s’attarder et sans saluer la moindre autre personne sur son passage, il a rebroussé chemin. Un message muet mais glacial.

Le prix du service rendu

Pour les Congolais, qu’ils soient petits ou grands, faibles ou puissants, l’unique défi sous le règne de Denis Sassou Nguesso se résume à un mot : survivre.

Serviteurs d’un empereur qui brime et martyrise son peuple, sachez que vous n’aurez pas d’issue différente de vos prédécesseurs. Vous serez éliminés un à un, chacun à votre tour, précisément pour services rendus. Jean-Dominique Okemba est certes encore en vie aujourd’hui, mais la montre tourne.

Avec Dénis Sassou Nguesso ou l’un de ses rejetons à la tête du Congo, votre position actuelle ne vous protège en rien. Les Makosso et autres pantins du régime l’apprendront à leurs dépens : demain, votre vie ne vaudra plus rien.

Si vous êtes une grenouille aujourd’hui, cessez immédiatement de faire traverser la rivière au scorpion. Et si vous êtes déjà au milieu du gué, n’attendez pas qu’il vous pique le premier : débarrassez-vous de lui avant qu’il ne vous entraîne par le fond.

Hector Captagon

Diffusé le 27 juin 2026, par www.congo-liberty.org

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9 réponses à Denis Sassou Nguesso, le Scorpion, et les Grenouilles de la République : La descente aux enfers de Jean Dominique Okemba

  1. Le patron du renseignement, Jean-Dominique Okemba, quitte la franc-maçonnerie dit :

    Publié le 25.06.2026 à 11h45 GMT
    Lecture 2 min

    Le secrétaire général du Conseil national de sécurité, Jean-Dominique Okemba, à Moscou, en Russie, le 26 mai 2026. © Mikhail Sinitsyn/Zuma/MaxPPP

    Dans un message adressé aux obédiences maçonniques régulières, Denis Sassou-Nguesso a annoncé le départ de Jean-Dominique Okemba de la Grande Loge du Congo. Cette sortie consacre un nouvel affaiblissement du sécurocrate auprès du président.

    C’est un petit séisme dans le monde feutré de la franc-maçonnerie congolaise. Le vice-amiral Jean-Dominique Okemba, dit « JDO », secrétaire général du Conseil national de sécurité (CNS), a démissionné le 9 avril de ses fonctions de député grand maître de la Grande Loge du Congo (GLC), soit le poste de numéro deux derrière son oncle, le chef de l’État Denis Sassou-Nguesso.

    Ce dernier, qui est donc aussi grand maître, en a officiellement fait l’annonce dans un message daté du 23 juin. Un court texte qu’il a adressé aux grands maîtres des obédiences sœurs dites « régulières », affiliées à la Grande Loge nationale de France (GLNF) et à la Grande Loge unie d’Angleterre (GLUA). JDO, précise Denis Sassou-Nguesso, « cesse toute appartenance » à la franc-maçonnerie.

    Ses fonctions de député grand maître, chargé de veiller au fonctionnement quotidien de la loge, sont assurées par intérim par l’influent avocat d’affaires Alexis Vincent Gomes (AI du 11/02/26). Ce dernier occupe depuis environ un an les fonctions de pro grand maître de la GLC, sorte de représentant personnel de Denis Sassou-Nguesso. Ce qui lui a de facto donné un ascendant sur son « frère » JDO. Avocat éloquent au barreau de Pointe-Noire, dont le profil tranche avec l’austérité du militaire et maître-espion, Alexis Vincent Gomes cultive une réputation de figure historique de la franc-maçonnerie sur le continent.

    Un maître-espion déclinant

    Ce départ traduit la perte d’influence du neveu du chef de l’État et patron du renseignement, encore inimaginable il y a quelques années. Le remaniement du 24 avril, qui a reconduit Anatole Collinet Makosso à la primature, a vu disparaître ses deux derniers alliés au gouvernement. Le chef de la loge de Pointe-Noire, Émile Ouosso, a perdu le portefeuille de l’hydraulique au profit de Bruno Jean-Richard Itoua, tandis que le général Charles Mondjo, figure maçonnique influente, a été écarté du ministère de la défense, qu’il dirigeait depuis quatorze ans, au profit de Raymond Mboulou, un ancien proche de JDO.

    Désormais privé d’appuis au gouvernement et délesté de certains dossiers internationaux qui lui étaient autrefois réservés, comme les relations avec l’opposition gabonaise, Jean-Dominique Okemba apparaît plus isolé que jamais. À la présidence, il s’était vu retirer la stratégique gestion protocolaire et financière des voyages fin 2024, une prérogative confiée au colonel Alfred Simplice Ossombi Assingha, protégé par Françoise Joly (AI du 14/01/25), puissante conseillère spéciale et confidente de Denis Sassou-Nguesso chargée des dossiers de diplomatie économique les plus stratégiques.

    Quelques mois plus tôt, cette même année 2024, JDO avait déjà été fragilisé par la mise à la retraite de deux autres proches : le directeur de la police, Jean-François Ndenguet, et le général Philippe Obara, patron de la Centrale d’intelligence et de documentation (CID, ex-Direction générale de la surveillance du territoire). Ce dernier demeure à la tête du Grand Orient et loges associées du Congo (Golac), rattaché au Grand Orient de France (GODF).
    Africa Intelligence.

  2. Val de Nantes dit :

    Ces sorciers grimés en hommes politiques dont le niveau d’études frôle le cepe ont bien fait du mal à notre pays.. Il y a des moments de la vie où le fait d’avoir entrepris des grandes études vous conduit à la raison raisonnante..
    Croire qu’il suffisait de se draper dans une idéologie luciférienne pour duper tout un peuple mérite une séance psychologique freudienne.
    Massamba Débat avait il besoin de cette cochonnerie pour créer l’usine de kinsoundi?
    Ofnacom, Siat,etc .?
    C’est de la pure folie !
    Que Sassou et JDO disent à leurs rejetons de ne pas faire des études et de se contenter de servir lucifer
    Quel message envoient ils au peuple congolais ?
    Sincèrement ces deux abrutis méritent mieux qu’une apatridie ..
    Des vrais salopards !

  3. Le fils du pays dit :

    @mon frère Val de Nantes.Bien vu et bien dit.
    Know the truth and the truth will set you free
    Where is the will there is the way
    La vérité n’a pas de tombe c’est trois dictons sont la réalité dont les fanatiques, propagandistes et les obligés du PCT s’obstinent à refuser d’accepter.
    Et ils veulent que tous les congolais pensent et fassent comme eux alors qu’ils ont complètement détruit ce pays,ils n’ont aucun bilan en cinq décennies de règne.
    Tous pensent à tort que tous les congolais qui ne pensent pas comme eux sont leurs ennemis.Le Président Massamba Débat était un homme pragmatique et gestionnaire hors paire ses œuvres réalisées en cinq ans seulement et détruites par les gens du parti congolais du travail qui sont incapables de faire ne fut ce que les réseaux d’adduction d’eau potable restent dans les annales du Congo Mavoula.
    Comme de nombreux congolais qui donnent les pistes afin de changer la situation socio-économique catastrophique dans laquelle la fripouille et ses amis l’ont plongé j’ai déjà fait une vingtaine de propositions viables, concrètes, applicables et réalisables pour améliorer les conditions de vie de populations du Congo Mavoula

  4. marché total dit :

    Le féticheur Okemba s’il ne s’enfut pas, finira sa vie comme les généraux Adoua, Motando, le colonel Tsourou ou Marien Ngouabi, bref comme un vulgaire kuluna. Ce type à trop d’ennemis. Il doit s’enfuir en Europe comme Norbert Dabira…kié kié kié !
    JDO a komela mayi ne kagna…

  5. Anonyme dit :

    Sassou est toujours resté le patron des services secrets avec son neveu hilaire moko

  6. Anonyme dit :

    Bien que je suis opposant à Sassou, mais le devoir de vérité m’anime toujours quand je vois des faits historiques qui sont falsifiés d’autant plus c’est mon devoir en tant que Historien de rétablir la vérité sur l’histoire. J’aimerais donc intervenir sur l’assassinat de Marien Ngouabi. Il n’a pas été tué par Sassou, à la conférence Nationale souveraine les faits ont été établis: Marien a été tué par Pierre Anga qui avait une animosité personnelle pour lui. Sassou fut ministre de la Défense et il était devant le fait accompli une fois que l’assassinat était perpétué, il fallait maquiller l’assassinat pour ne pas laisser Pierre Anga à la vindicte des autres officiers pro Marien kouabi voilà les faits. Même s’il faut dire au moment où Marien est assassiné il était déjà sous surveillance du clan Sassou -Yombi, et Florent tiba qui était ministre de l’Information avait cette tâche de surveillance de tous les appels de Marien Ngouabi, mais le but n’était pas de le tuer, mais plutôt de l’arrêter er de le mettre en prison.
    Donc Sassou n’a jamais tué Marien Ngouabi, voilà les faits historiques.

    En outre, en parlant des survivants, certains vous parlez des Likoualiens, mais moi j’aimerais parler d’un autre qui n’est pas de la Likouala, c’est Jean Sylvain Goma qui est aujourd’hui ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire potentiel du Congo dans 4 pays d’Amérique latine avec pour résidence au Brésil et les trois autres pays: sont l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay.
    Sassou le craint et il connaît beaucoup de secrets sur Sassou, raison pour laquelle il lui avait envoyé loin pour qu’il ne lui fasse pas d’ombre et ne soit pas un danger pour son pouvoir.
    Quant à JD Okemba, au-delà du fait que Sassou a toujours éliminé les gens quand il trouve que ces gens deviennent dangereux ou que ces gens qui n’ont plus rien à lui donner même quand ce sont ces proches comme c’est écrit dans cet article, c’est qu’il paye aussi son propre karma, c’est la loi de l’univers quand vous êtes méchant ou sanguinaire attendez-vous que vous recevez la même chose au retour soit directement soit par vos enfants ou descendants en général.

    Et comme nous parlons d’histoire, je mets ici un lien un travail de recherche scientifique que j’ai publié sur le rôle de l’Afrique Centrale dans la Traite Négrière, qui était le premier et le plus grand fournisseur des personnes asservies dans toute l’Amérique.
    Cette recherche scientifique porte sur le rôle majeur et ancien qui a joué la région d’Afrique centrale dans la traite transatlantique du XVIe au XIXe siècle. Cette région, par l’intermédiaire du royaume du Kongo et de ses vassaux, fut le principal fournisseur d’esclavqgisés dans tous les pays d’Amérique. Il en résulte un héritage culturel et politique qui perdure aujourd’hui dans de nombreux pays d’Amérique, comme la samba, la capoeira, le candomblé congo-angolais au Brésil, le palenque en Colombie, la conga à Cuba, le créole haïtien en Haïti bien sûr, la communauté kongo au nord du Panama, la ville de Yanga au Mexique fondée par l’esclavagisé fugitif bantou kongo Yanga Gaspar, et bien d’autres exemples encore. Une lecture indispensable pour découvrir et comprendre de nombreux faits historiques et sociologiques relatifs à la Traite Transatlantique, que la présentation erronée de cette histoire par certains historiens a occultés. Pour les intéressés voici donc le lien, vous pouvez aussi partager ce travail avec vos proches qui sont intéressés par le sujet : https://www.academia.edu/169393411/LAFRIQUE_CENTRALE_DANS_LA_TRAITE_N%C3%89GRI%C3%88RE_AXEL_SAMBA .
    Bonne lecture!.

  7. Le fils du pays dit :

    @anonyme et professeur d’histoire
    Avez-vous écoutez tous les intervenants à la conférence nationale ?
    Avez-vous lu la prose de lekoundzou de 2006 ou 2007 adressée à leurs amis du parti congolais du travail PCT civils et en treillis ?
    Avez-vous lu l’ouvrage de Jean François Probst l’ami de Jacques Chirac de trente ans et avez vous suivi ses conférences et sorties médiatiques ?
    Il semble que la logique est la première ligne qui construit une base de réflexion ou raisonnement.

  8. Val de Nantes dit :

    Pendant que le Congo Brazzaville nous exige de briller en résolutions de l’équation économique ; ces deux idiots essentialisent le débat sur leur broutille laconique pardon maçonnique. Quelle tristesse !
    Voilà des énergumènes qui sont heureux d’un revenu national à hauteur de 2200 milliards de CFA. Alors qu’il faut au Congo Brazzaville pour espérer créer un pays prospère,un revenu national Y de 15.000 milliards de CFA net . Autrement dit moins les charges de la dette et du taux d’inflation de l’économie nationale.
    Pour atteindre cet objectif économique,il faut investir dans les industries lourdes et légères, dans les entreprises exportatrices et avoir un cadre bancaire lisible et performant. Au lieu de ça,on nous réduit à commenter les aventures de ces deux complexés de la pensée diabolique occidentale. .
    Comment parvenir à se constituer un PIB en valeur à hauteur de 10.000 milliards de CFA pour qu’enfin tous les congolais y trouvent leur compte ? Telle est la question macro-économique qui devrait torturer les esprits congolais .
    Le PIB actuel est constitué : des recettes fiscales sur des entreprises fictives , échappant à 80 % de la pression fiscale, de la fiscalité douanière, bourrée des niches fiscales et des pétrodollars diminués de la mafia financière par le régime..
    Est ce suffisant pour atteindre les 10.000 milliards de CFA par an pour atteindre un PIB/ habitant de 150.000 mille de CFA par an ?
    Ce montant n’est autre que l’entretien par l’État d’un congolais vivant sur le territoire congolais. C’est le minimum !
    À ce jour,il est de 1000 CFA par an. D’où l’impression de grande pauvreté extrême pour les congolais.
    Des vrais connards en pyjamas !

  9. Anonyme dit :

    Vous êtes des mindjoulas des amdzimbas bref des détecteurs de cadavres seul les valeurs républicaines pourront permettre de développer nos mentalités nul n est parfait

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