Lettre d’un compatriote à la jeunesse congolaise

                                            Par Dieudonné ANTOINE-GANGA

Mes très chers sœurs et frères jeunes compatriotes Congolais,

Il m’a été donné de constater qu’en cette période de campagne pré-électorale présidentielle qui ne dit pas son nom, vous semblez vous comporter en moutons de panurge ou en thuriféraires. A l’instar de nos leaders politiques se targuant être de la majorité présidentielle et tenant à leurs privilèges acquis, après tout c’est humain et surtout égocentrique, certains jeunes, ne peuvent plus prononcer un slogan, sans faire allusion à la vision du Chef de l’Etat pour la jeunesse. Je ne le leur en voudrais pas. Ne jouissons-nous pas de la liberté de parole et de presse ? C’est leur droit et notre droit. Qui plus est, c’est conforme à la constitution.

Néanmoins, il me semblerait qu’avec une certaine insouciance et désinvolture, vous vous prêtez à ce jeu, tout en ignorant la manière dont nous, vos aînés, vous abandonnons ou vous traitons quotidiennement. Au fait qu’en est-il de l’école publique, de l’emploi et du chômage des jeunes diplômés sans emplois, de la lutte contre la délinquance juvénile, etc. ?  Autant de questions que vous devriez vous poser et nous poser. Mais vous semblez être une jeunesse veule menant la politique de l’autruche, tout en vous contentant des envolées littéraires et oratoires de nos dirigeants politiques et tout en feignant d’oublier que la jeunesse congolaise, donc votre jeunesse, s’est désintégrée progressivement. Ebonga, ebonga te, toujours meilleur, n’est-ce pas ?

Je reconnaitrais aussi honnêtement que nous, vos aînés, avons foulé aux pieds, cet appel que nous avait lancé le Président Alphonse Massamba- Débat, il y a 60 ans. Voici ce qu’il déclara : « … J’en appelle à la conscience des adultes et des parents qui ont littéralement démissionné de leurs obligations sociales et civiques envers leurs enfants, d’avoir à se ressaisir pendant qu’il n’est pas trop tard, pour les élever et les éduquer dans la bonne voie, en conjuguant leurs efforts avec ceux du Parti et de l’Ecole. Il ne faut pas laisser les jeunes à la débandade, il ne faut pas les abandonner à eux-mêmes. On n’a jamais vu dans aucun pays du monde, des jeunes bâtir eux seuls leur avenir ; ils ont droit au concours de l’Etat, de leurs parents et des adultes et ceux-ci ont non seulement la faculté mais l’obligation civique de les aider. Si nous les livrons à eux-mêmes, nous en récolterons les résultats. En effet, par suite de leur inexpérience, ou de l’intrusion dans leurs rangs de quelques polissons, de quelques égarés de mauvaise foi, ils seront inévitablement enclins à s’écarter des voies de la décence et de la dignité et à commettre des choses viles dont nous sommes souvent les premiers à les blâmer. Sachons qu’ils doivent un jour travailler et fonder un foyer. Donnons-leur une éducation en conséquence. Et cette éducation ne concerne pas seulement le Parti et l’Etat, mais bien tout le peuple. … C’est en les éduquant en leur donnant de bons conseils qui aident tout homme à s’intégrer heureusement, sans trop d’ennuis dans la société, que vous obtiendrez quelques résultats. Il faut le faire avec patience, fermeté et esprit de sacrifice. Avec l’éducation, pensez à leurs conditions matérielles et agissez en faveur de toutes solutions qui peuvent les améliorer en participant vous-mêmes, personnellement, à cette amélioration… »

Malheureusement, faisant nôtre, l’adage ‘’ le chien aboie, la caravane passe’’, nous n’avons pas tenu compte des propos judicieux par lesquels le Président Alphonse Massamba-Débat nous avait interpellés et rappelés à l’ordre. Nous n’avons pas entendu son cri de cœur. Ni l’Etat ni les parents ne se sont ressaisis en prenant respectivement leurs responsabilités. Nous vous avons abandonnés, vous les jeunes, et vous avons laissés vous désintégrer progressivement. Aujourd’hui, la jeunesse congolaise, cela va sans dire, est stratifiée et catégorisée en trois parties : la jeunesse privilégiée, la jeunesse entreprenante et la jeunesse marginalisée, laissée pour compte, la jeunesse dite la jeunesse lambda. C’est on ne peut plus dommage ! Mea culpa ! Car notre génération ne devrait pas vous laisser un Congo déchiré où des fausses certitudes engendreraient des haines implacables. C’est pourquoi, je voudrais vous affirmer patriotiquement et honnêtement, ce qui suit :

 « Nous, vos aînés, vous félicitons, tout d’abord, d’être des jeunes de ces temps modernes. Car au moment même où débute votre activité, notre génération commence à la fois, une vie nouvelle.  Sous l’impulsion d’une force obscure, en vertu d’on ne sait quelle loi, tout ce qui la concerne dans le domaine matériel se transforme suivant un rythme constamment accéléré. Votre génération voit et, sans doute, continuera de voir se multiplier les résultats combinés des découvertes des savants et de l’agencement des machines qui modifient profondément la condition physique des hommes. Mais le champ nouveau et prodigieux qui s’ouvre à vous ainsi que devant vos existences, c’est à ceux qui ont votre âge qu’il appartient de faire en sorte qu’il devienne la conquête, non de quelques privilégiés et de nouveaux riches, mais de tous nos frères et sœurs Congolais. Ayez l’ambition que le progrès soit le bien commun, que chacun ait sa part, qu’il permette d’accroître le beau, le juste et le bon, partout dans notre pays et qu’il procure aux milliers d’habitants de toutes nos régions ou départements sous-développés de quoi vaincre à leur tour la faim, la misère, l’ignorance, la violence, la maladie, la haine, le tribalisme, le régionalisme, le clanisme, le népotisme, l’égoïsme voire l’égocentrisme et accéder à une pleine dignité. ‘’La vraie dignité de l’homme et son excellence résident dans ses mœurs, c’est-à-dire dans sa vertu ; la vertu est le patrimoine commun des mortels, à la portée de tous, des petits et des grands, des pauvres et des riches.’’ dixit Léon XIII.

D’autre part, je souhaiterais nous inviter, vous et nous, à méditer sur ces affirmations de Jean Ziegler : ‘’Aucun homme n’est une ile. Tout homme ne se construit que par le regard, la tendresse d’autrui. La vie ne naît que de la complémentarité, de la réciprocité. Je suis l’autre, l’autre est moi. Pour chaque martyre, il existe un assassin. Je ne peux être libre ni manger en paix si, au même moment, à quelques centaines de kilomètres de moi, un enfant sous-alimenté entre en agonie.’’

Mais, mes jeunes compatriotes, sachez aussi que la vie du monde est dangereuse. Elle l’est d’autant plus que, comme toujours, l’enjeu est moral et social. Il s’agit de savoir si, à mesure de la transformation des siècles, l’homme deviendra, ou non, un esclave dans la collectivité, s’il était réduit, ou non, à l’état de citoyen lambda, à l’état de rouage engrené à tout instant par une immense termitière ou si, au contraire, il voudra et saura maîtriser et utiliser les progrès de l’ordre matériel pour devenir plus libre, plus digne et meilleur. Voilà la grande querelle permanente de l’univers, celle qui  divise tous les pays du monde en pays riches industrialisés et en pays pauvres en voie de développement ou simplement sous-développés ; en pays donneurs éternels de leçons et en pays devant fouler leurs principes, leur dignité et leur souveraineté, et devant être aussi des pays avec des peuples béni-oui-oui, thuriféraires, délateurs, appelés ipso facto soit à avoir l’échine souple, soit à courber l’échine, c’est-à- dire à se soumettre aux caprices de tous ces décideurs se disant civilisés et omniscients.

Eh bien ! vous les jeunes, mes frères et sœurs, la pépinière de notre pays, il vous faut promouvoir et organiser le patriotisme, le nationalisme, l’honnêteté intellectuelle, la solidarité entre nous, comme il vous faut lutter contre la corruption, le favoritisme et l’injustice. C’est certes la tâche de notre Etat, mais aussi celle de tous les parents, de nous, vos aînés, et enfin l’œuvre aussi de vous-mêmes, les jeunes. La charité bien ordonnée, ne commence-t-elle pas par soi-même ?

 Il nous revient donc à nous tous, vous et nous, de ne ménager aucun effort pour vous sauver et nous sauver. Sinon, vous continuerez à sombrer et à vous désintégrer. L’avenir de notre pays, la base sur laquelle peut et doit se construire l’unité de notre peuple et de notre pays, le plus solide atout de la liberté, c’est l’estime, l’amour, la confiance, l’amitié entre tous les Congolais dont la devise est et sera toujours UNITE-TRAVAIL-PROGRES.

De son côté, le président Abbé Fulbert Youlou a affirmé : ‘’La promotion économico-sociale requiert, pour exister, la liberté d’action et de pensée. C’est en effet par un acte de liberté que la personne s’achève. L’homme ne se conquiert que par un dur effort d’humanisation parfaite dans tous les ordres. Et, la loi de toute activité est l’exigence d’un choix. Sans cet effort appuyé de sa propre responsabilité, personne ne peut se réaliser.’’

Enfin, mes très chers sœurs et frères jeunes compatriotes Congolais, je vous inviterais fraternellement à faire vôtre aussi, ce conseil de l’ancien Ministre congolais de l’Education nationale, notre aîné Lévy Makany : ‘’ Être homme, cela se construit, souvent à travers les difficultés de la vie, mais aussi grâce à la persévérance et au goût de l’effort, au respect et à l’attachement de vraies valeurs.’’

Recevez, mes très chers sœurs et frères jeunes compatriotes Congolais, ma franche poignée de main droite.»

Votre aîné, Ya Dieudonné ANTOINE-GANGA

Diffusé le 11 février 2026, par www.congo-liberty.org

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9 réponses à Lettre d’un compatriote à la jeunesse congolaise

  1. lucien pambou mkaya mvoka dit :

    Lucien pambou mkaya mvoka
    Mr le Ministre
    Soyons sérieux arrêtons svp d indexer une jeunesse , je devrais dire des jeunesses congolaise que vous hommes et femmes congolais n avaient jamais considère
    Ces jeunesses, variables f ajustement des politiques congolais ont été enfoncés dans l inculture politique
    La tribalisation de l espace politique est de votre responsabilité et de celle de vos collègues
    Vous êtes des politiques théoriciens a souhait et non de terrain
    Vous vous êtes tus quand vous étiez aux affaires et maintenant vous revenez avec de ‘a morale de bas étage donner des leçons de vie aux jeunes

    Mon phrase est véhément mais ce n est nullement insultant a votre égard Mr le Mini stre
    Sur Congo liberty j ai écrit un texte sur Sassou l antonomase a la veille de la présidentielle de mars 2026
    En relisant monte texte qui est encore sur le site Congo liberty
    Vous pourrez avoir un aperçu de ma réflexion sur l incapacité des oppositions a se saisir des questions de société
    Les oukases, votre engeance contre l espace politique dominé par Sassou l antonomase dont pathétiques et desolants car des jeunesses congolaises, est le cadet minimal de vos soucis

    Lucien pambou( utilisateur et créateur du concept d antonomase appliqué au président Sassou)

    Lucien pambou mkaya mvoka

  2. le fils du pays dit :

    Depuis le début des années 60, les es cadres congolais civils et militaires toutes generations confondues ont failli à leur mission, devoir et rôle à cause de leur mauvaise qualité de façon générale.Les ressources humaines congolaises sensées être le dernier rempart du Congo malheureusement elles font tout le contraire.
    Le parti congolais du travail et leurs affidés et mercenaires croient être un mythe par la faute des cadres congolais qui ne sont pas à la hauteur des enjeux.
    La caste mafieuse continuera à faire les fêtes et à interpréter les chansons des Bantous de la capitale et celles de Ok jazz avec leur orchestre si les congolais ne se réveillent pas pour siffler la fin de cette descente à l’enfer.

  3. Val de Nantes dit :

    Le personnel politique d’hier doit faire profil bas au regard de ce qui se passe au Congo Brazzaville.
    Que des occasions ratées ! Et donc des opportunités à domestiquer.Que neni !
    S’inviter dans la sphère politique actuelle ressemble à s’y méprendre à une moquerie.
    Le passé politique reste vivant dans l’esprit des congolais et ses effets nocifs continuent à polluer leur quotidien.
    Ce passé politique ne passe pas.Comment en sortir ? Et l’arête Sassou continue à étrangler l’avenir du pays..
    S’y inviter présage d’un souhait de retour aux affaires publiques. Mais le temps joue en votre défaveur.Il faudrait du bagout de Sassou pour tenir ce Titanic qu’est le Congo Brazzaville.
    C’est peut -être OBENGA qui résume mieux l’avenir du pays en disant que  » la solution viendra de la jeunesse décomplexée » . Materner un enfant de 18 ans nuit à sa croissance.
    Merci !

  4. Val de Nantes dit :

    Je crois que l’heure de tisaner les esprits est révolue au regard des exigences contemporaines .Ce n’est pas le Congo Brazzaville qui retarde la marche vers le progrès économique, maïs la mauvaise qualité de son homme politique..
    On a vu la Chine se développer sous nos yeux sans recourir à infantiliser une certaine jeunesse ; bien au contraire.
    Le legs politique dont a bénéficié cette jeunesse ne se traduit pas dans la parabole des talents. Elle aurait dû suivre les exemples de l’intelligence transformatrice de la génération passée.
    En d’autres termes,en se plaçant sur les épaules de leurs aînés, elle n’y voit que chaos et tristesse.
    Oui , ces aînés empathiques et inactifs, ont brillé par une inconscience politique et économique qui désespère le Congo Brazzaville d’aujourd’hui. En témoigne la sortie nihiliste de la conférence nationale.
    Aucune leçon économique et politique n’en a été tirée. Je déplore ce manque des initiatives exceptionnelles ,tant politiques qu’économiques qui auraient pu changer le cours de l’histoire de notre pays..
    Les souffrances d’aujourd’hui sont les effets narcissiques des dirigeants politiques d’hier. Nous payons notre immaturité politique, avec des conséquences économiques catastrophiques qui minent le moral des congolais.
    Se tromper tout le temps et pour se justifier tout le temps devient redondant au point de devenir inaudible.
    Aucun répit n’est accordé à la jeunesse congolaise pour se poser et se prendre en main,car le politique congolais porte en devers lui les stigmates d’une période politique entachée des crimes inavoués.
    La dimension criminelle de la politique congolaise retarde le nouveau logiciel de la vision économique du pays ,en témoigne Sassou..
    Sassou se sait incompétent dans la gestion des affaires publiques,mais son entêtement à demeurer au pouvoir, nonobstant son échec économique, augmente , amplifie la descente aux enfers d’un peuple meurtri par tant des frustrations politiques. Et des solutions radicales existent.!
    Radicaliser une posture, c’est faire le fameux tabula rasa de la première posture.
    L’histoire politique congolaise nous oriente vers le fédéralisme économique pour une gestion régionale de l’économie nationale.
    Oui ,la souffrance est l’état où l’homme se focalise sur la solution pérenne de son mieux être. Le congolais d’aujourd’hui se distingue de celui des aînés par la transgression des tabous politiques préétablis en privilégiant l’instinct de survie sociale..Le choix de l’arbitrage entre la condescendance des aînés et l’envie d’embellissement du quotidien est clair. La jeunesse préfère la quête du bonheur plutôt que le verbiage..
    Les dirigeants chinois ont su exploiter la pensée maoïste pour la transformer en la guerre économique contre le reste du monde..
    C’est l’exemple parfait de l’expression  » la parabole des talents » .Une transmission intergénerationnelle des idées disruptives.

  5. val de NANTES . dit :

    Depuis notre extraction des mains coloniales de DE GAULLE , nous ,congolais , pétris des qualités du nègre peu travailleur , nous nous contentons d’admirer la belle époque coloniale , au détriment des efforts de sublimation de la pensée économique congolaise
    A quoi sert un ingénieur, si ce n’est de concevoir et faire fabriquer l’objet de sa pensée technique ou ouvrage
    Combien d’ingénieurs congolais ont fait l’objet d’un appel patriotique de SASSOU aux fins de travailler sur des projets structurants du pays ?
    C’est toujours l’occident qui fascine l’avenir du CONGO BRAZZA Et les contrats se comptent en milliers
    Si les dirigeants sénégalais avaient été captivés par les cerveaux étrangers , DAKAR n’aurait pas eu cette image d’une métropole moderne ,aux allures d’une ville occidentale qui ne manquerait que de métro et de neige pour la situer dans un pays européen , tant cette ville a presque atteint le sommet urbain et socio -économique
    Ce sont les cerveaux sénégalais qui ont magnifié l’image de ce pays Sassou est l’arête qui empêche le CONGO BRAZZA d’avaler les concepts de développement économique
    Il se trompe largement d’époque Et les kulunas le lui rappellent de manière violente

  6. Lpamboumkayamvoka au ministre Nganga dit :

    Materner un enfant de 18ans nuit a sa croissance dixit Val de Nantes dans son post en amont
    Comment pouvez vous pleurer ainsi sur la jeunesse

    Le Congo est dans cette impasse par la faute des politiques dont vous êtes ‘ un des représentants
    Diplomes mais surtout théoriciens sans attache réelle avec la réalité voici ceux qui se disent intellectuels du Congo alors qu ils ne sont que de simples sachants

    Arrêtez s,svp vos leçons de moralité et concentrez vous sur le reste de tempsque
    ,temps Que dieu vous laisse pour expier vos compromissions contradiction

    Laissez les jeunesses congolaises tranquilles svp
    Elles sauront se débrouiller ou sombrer dans vos précieux conseils

    Lucien pambou mkayavoka

  7. Le Pool qui ne lache pas dit :

    Malheureusement les destinataires, les jeunes ne lisent plus! Objectif manqué ? sans aucun doute. Vaux mieux un petit message sur facebook ou tic tok. Ils sont làbas, ces paresseux qui font tort à eux mêmes d’abord!

  8. Anonyme dit :

    seuls les végétaux ont besoin du FUMIER pour prospérer. Les plantes poussent confortablement. Sur du Fumier on obtient une belle plantation !
    Cependant, les humains ne peuvent évoluer, ne peuvent s’émanciper que dans un milieu sain. un environnement sain génère des hommes d’esprit et de corps sains capables a leur tour de transformer la société dans laquelle ils vivent.
    Mais, lorsqu’on sème tout ce qui est noséabond, la société stagne , se dégrade et tend vers son dépérissement.
    On ne doit pas se mentir, la société congolaise est phase de dépérissement. L’émergence n’est pas pour demain !
    Tant que collectivement, on ne se débarrasse pas du fumier dans lequel nous pataugeons, le développement du Congo, il faut oublier !
    On ne peut pas se vautrer dans le mensonge, la tricherie, la corruption, le tribalisme la concussion et dire que tout va bien, je vais rester pour vous accompagner. Nous accompagner, mais pour aller où ?

  9. val de nantes dit :

    Une jeunesse mal dorée ! Enterrée par les ambitions criminelles d’un personnel politique en quête permanente de l’entre soi matériel ,cette jeunesse jaunit !
    Sassou ,par son goût immodéré du pouvoir , participe à son enjaunissement .
    Une jeunesse cadeautée par la mort violente ,en témoigne le crématorium du STADE D’ORNANO.Elle n’existe que par l’achat de conscience , parfumé des dogmes PCTISTES .
    La jeunesse congolaise à l’épreuve de la gérontocratie en voie de verdissement .En témoigne le physique du chef qui fait le pied aux jeunes cabossés par les souffrances socio – économiques .
    Le vert est SASSOUISTE et le jaune vieillissant est du coté de la jeunesse .C’est le braquage parfait d’une jeunesse volée .
    Le comble de l’ignominie ,c’est le gap entre la publication orale du taux de croissance , censé traduire un supplément de ressources publiques et le marché du travail , supposé offreur de travail aux entreprises ayant crée cette nouvelle richesse .Une inquiétante vacuité intellectuelle dans la sphère nihiliste de SASSOU .
    Faudrait -il revoir la macroéconomie au CONGO BRAZZA?
    S ce taux est la conséquence de loi de l’offre de travail (chômeurs ) et de la demande de travail (entreprises ) sur le marché du travail , la population active ,constituée par la jeunesse ,serait la principale bénéficiaire de cette nouvelle création de richesses et donc de cette croissance .
    Ce PIB s’est accru de 1.7% par rapport à l’année précédente ,avec des impacts positifs sur l’ensemble de l’économie nationale .
    On estime à plus de 100.000 emplois crées pour un taux de 1% de croissance.Dixit LIONEL STOLERU (polytechnicien ). Pour une population de 6 millions d’hbts , en cinq ans , sur un rythme de 1% de croissance ,le marché du travail atteint presque le plein emploi .
    Une population active se compose : des chômeurs , des travailleurs , des étudiants etc Et c’est la catégorie des chômeurs , c’est à dire « les offreurs de travail  » qui vendent leurs forces de travail sur le marché du travail en contrepartie d’un revenu .
    D’où la question ?
    Est- ce que l’économie nationale est en plein emploi pour voir un tel chômage de masse?.
    Le plein emploi suppose mécaniquement une occupation des capacités de production des entreprises congolaises .
    Encore faudrait- il qu’il en existât ?
    De ce que je vois , notre économie nationale est chroniquement en sous emploi des ressources humaines ,faute d’unités de production .
    SASSOU nous livre des taux de croissance qui se moquent du marché du travail car inexistant macro-économiquement .
    Privé des organismes fiables des statistiques économiques , SASSOU s’en donne à coeur joie .Et ment comme il vole les deniers publics !
    La jeunesse congolaise va jaunir au chômage , telle une mangue mure ,accrochée désésperement sur sa branche en attendant une probable cueillette .
    TROP TARD !…

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