L’affaire des Biens mal acquis (BMA) colle, comme le sparadrap du capitaine Haddock, aux basques du khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso, à la tête du petit pays pétrolier et gazier d’Afrique centrale asphyxié par le chômage des jeunes, étranglé par la dette et gangrené par la corruption, le Congo-Brazzaville.
Le Congo-Brazzaville dont 14 000 milliards de francs CFA des générations futures ont été dilapidés sans poursuites judiciaires est démuni en infrastructures ferroviaires, routières, scolaires, hospitalières et universitaires. Dans le dossier des Biens mal acquis, Denis Sassou Nguesso, l’une des deux parties en présence devra en rabattre concernant son exigence maximaliste qui dénie le droit de regard de la Justice ainsi que des ONG et invite celles-ci à passer son chemin d’avenir. A intervalle régulier, à l’occasion des sorties médiatiques, la question des Biens mal acquis revient sur le tapis médiatico- judiciaire (Brut Afrique), ce qui a le don d’énerver le fils de « Mama Mouébara ». Le sparadrap du capitaine Haddock est une plaisanterie récurrente issue des œuvres d’Hergé où un petit sparadrap voyage à travers plusieurs cases et pages, symbolisant quelque chose ou quelqu’un qui persiste de manière agaçante.
Déni de justice
Après avoir hurlé « honte aux corrompus, honte aux voleurs, et honte aux corrupteurs », voilà Denis Sassou Nguesso qui crie à la diffamation concernant le produit des malversations financières touchant les membres de son entourage familial visés par la justice française. Denis Sassou Nguesso protège les voleurs, vole au secours des corrompus, profère des menaces contre les associations de défense des droits sans d’ailleurs aller jusqu’au bout de la procédure, descend en flèche la justice française et ménage les corrupteurs.
« Je suis allergique à la paresse et à la nonchalance » dixit le général Jean Oléssongo Ondaye. Denis Sassou Nguesso peut emprunter et retourner cette phrase en disant : « Je suis allergique à la Justice et aux ONG ». Impopulaire comme jamais en dépit de son investiture bokassienne, pas de sortie de Sassou sans distribution de billets, désavoué pour son bilan économique catastrophique et la reprise de l’inflation, Denis Sassou Nguesso s’enlise dans une guerre médiatique absurde avec la Justice française.
Benjamin BILOMBOT BITADYS
Diffusé le 12 mai 2026, par www.congo-liberty.org
