Lucien PAMBOU
L’élection présidentielle de Sassou Nguesso a été contestée par ses contempteurs. Pour eux les 83 % obtenus par Sassou Nguesso constituent une non vérité électorale. Pour Sassou Nguesso, c’est une victoire incontestable et légitimée par la communauté internationale qui permet à Sassou Nguesso de consolider sa stature internationale, malgré son manque de légitimité démocratique à l’intérieur du pays. La plupart de nos compatriotes congolais se plaignent de l’absence d’eau, d’électricité, de pensions non payées, de chômage, de retraite, de l’aménagement du territoire désorganisé, de la vie chère, de la pauvreté. Ils ont raison et c’est normal qu’ils se plaignent car le président de la République, depuis 40 ans, n’arrive pas avec ses équipes à apporter des solutions claires aux revendications de nos compatriotes. Ces revendications légitimes portent sur l’accès aux biens collectifs, comme l’eau ou l’électricité. Paradoxalement Sassou Nguesso a été réélu triomphalement selon les chiffres publiés par le ministère de l’intérieur. Cette élection contestée par l’opposition a été paradoxalement saluée par la communauté internationale. Celle-ci reconnaît en Denis Sassou, que j’ai qualifié d’antonomase, l’homme idoine pour la paix et la sécurité au Congo-Brazzaville indispensable pour le business.
Médiateur dans de nombreux conflits en Afrique, l’antonomase Sassou a effacé le nom Congo et dorénavant la République du Congo devient la République de Sassou l’antonomase. Il est intéressant de voir comment, de façon subtile, Sassou profite de son aura internationale pour asseoir sa domination autoritaire au plan interne. Plusieurs éléments concourent à cette stratégie de la diplomatie de captation pour faire de l’environnement international un allié important dans sa politique de domination de l’espace politique congolais. Des prisonniers politiques, comme Jean Marie Michel Mokoko ou Okombi Salissa sont emprisonnés depuis de nombreuses années. Paradoxalement les thuriféraires de ces deux prisonniers et compagnons de lutte politique ont beaucoup de mal à faire entendre leurs revendications pour une libération de ces prisonniers politiques auprès de la communauté internationale car celle-ci préfère maintenir des relations pragmatiques avec l’antonomase Sassou qu’elle perçoit comme un leader favorable à la stabilité politique au Congo et acteur potentiel de la stabilité régionale. A tort ou à raison, Sassou Nguesso utilise la politique étrangère comme marqueur de sa survie politique depuis plus de quatre décennies au Congo et à l’international. Il est donc utile de voir comme l’antonomase Sassou utilise la politique étrangère pour demeurer indispensable aux attentes en matière d’affaires de la communauté internationale. Cette politique étrangère repose sur deux aspects : la médiation et les ressources naturelles.
Sassou Nguesso en tant que médiateur des conflits en Afrique
De tous temps le Congo a adopté une stratégie visant à être un interlocuteur important dans les nombreux conflits en Afrique. Sassou Nguesso a toujours souhaité apparaître comme un homme de paix dans les conflits en République centrafricaine, en RDC dans la période 2012-2013, en Libye. Chaque fois Sassou Nguesso a toujours souhaité être le point centre et d’équilibre concernant la résolution des conflits. Il n’a pas toujours réussi à faire cesser les conflits entre les différents belligérants, mais là n’est pas le problème. Le scénario le plus probable pour lui c’est d’exister et d’apparaître comme le sage africain autour de l’arbre qui résout les problèmes. En Afrique centrale, Sassou Nguesso sait que le Congo-Brazzaville est un petit pays de 6 millions d’habitants avec une armée faible incapable de défendre le territoire en cas d’attaque. Se présenter comme l’homme de paix et médiateur de la sécurité dans les autres pays permet au Congo-Brazzaville d’être dans une bulle de protection vis à vis des agressions éventuelles. Cette bulle de protection permet à Sassou Nguesso de développer une politique étrangère dominée par la diversification des partenaires internationaux comme la Chine, les pays du Golfe et la Russie. La Chine est la première créancière du Congo. Le voyage récent de Sassou Nguesso en Russie en mai 2026 vise à renforcer les relations qui datent de 1964 et surtout à renforcer la coopération économique, politique, énergétique et militaire avec la Russie de Poutine. Stratégiquement Sassou Nguesso pousse très loin sa position de médiateur en Afrique en diversifiant ses partenaires et en créant une situation de multipolarisation de la politique étrangère congolaise.
Le message envoyé à la société congolaise et aux partenaires internationaux est simple : à la société congolaise, le Congo par ses relations multiples met en place un nouveau cycle de développement économique avec deux pays importants, la Chine et la Russie, sur le plan international il s’agit d’envoyer un message à l’Occident, que le Congo Brazzaville, sans se séparer de la Françafrique, a des partenaires nouveaux/anciens, comme la Chine et la Russie et surtout la Russie qui devient le nouveau protecteur militaire du régime politique de l’antonomase Sassou. La sécurité et la paix constituent les deux mantras de Sassou Nguesso depuis son accès au pouvoir en 1979. Ces deux éléments lui permettent d’asseoir sa domination politique dans l’espace congolais. C’est aussi une invitation aux compagnies étrangères à venir faire du business au Congo. Ces deux éléments permettent de réduire au silence les oppositions politiques congolaises très peu organisées dans leurs stratégies de contestation du pouvoir et d’alternance politique. La présence des entreprises étrangères comme Total énergie, ENI et Lukoil est un gage de respectabilité de la stratégie étrangère Sassou Nguesso de maintien dans le silence de l’espace politique congolais.
Les ressources naturelles comme moteur de la politique étrangère de l’antonomase Sassou
Les ressources naturelles sont, selon la littérature traditionnelle, une malédiction pour les pays en voie de développement car la non maîtrise de l’exploitation de ces ressources, l’incompétence professionnelle des dirigeants des différents pays dans la discussion sur le partage de la production avec les compagnies étrangères constituent des éléments de réflexion pour expliquer si les ressources naturelles comme le pétrole, le bois ou les minerais ou des éléments importants pour le développement des pays africains. Le Congo-Brazzaville n’échappe pas à ce libelle des matières premières au développement. Pour Sassou Nguesso, les matières premières sont le paradis sur terre, surtout le pétrole et le gaz car ces deux ressources naturelles favorisent sa posture au plan international pour attirer les investisseurs et pour valider l’existence de son régime politique à l’intérieur, dominé par une autocratie en dépit de l’existence factice des institutions démocratiques. En attirant les investisseurs internationaux, Sassou Nguesso joue manifestement sur deux tableaux : montrer au peuple congolais que les investisseurs étrangers viennent au Congo parce qu’ils y trouvent de la stabilité politique, la présence de ces opérateurs économiques permet à Sassou Nguesso d’utiliser les ressources naturelles comme gage pour l’augmentation de la dette comme outil de pilotage de la politique économique. Depuis les années 2010 la dette congolaise est devenue un élément de rivalité entre les créanciers occidentaux et la Chine. Le régime congolais actuel est surendetté.
Malgré les efforts du Congo pour réduire la dette, celle-ci augmente et les projets de société de Sassou Nguesso accélérant la marche vers le développement ne contribuent pas à son ralentissement car, malgré ses ressources naturelles, le Congo ne produit pas de biens manufacturés et donc n’augmente pas sa richesse calculée en termes de PIB. Les ressources énergétiques permettent au Congo de continuer à contracter la dette envers des entités privées, en gageant sa production pétrolière. Si la dette soulage temporairement les finances publiques, elle n’est pas un outil de pilotage économique à long terme. En revanche, cette dette et la présence des compagnies étrangères permet à Sassou Nguesso de valoriser et d’accréditer la stabilité qu’il offre au Congo, justifiant ainsi sa réélection. Il reste à l’opposition à bien comprendre le mécanisme de fonctionnement de l’antonomase si elle veut un jour arriver au pouvoir.
Diffusé le 19 mai 2026, par www.congo-liberty.org

la russie( ex urss) a toujours ete aux cotes du congo brazzaville( rep pop du congo) depuis 1963 avec mr al m debat et renforce comme tel avec le commandant marien ng.ainsi lurss avait octroye des bourses d’études aux etudiants lurss avait encadre larmee congolaise en équipements militaires au sol et aerien( mig 18&21 et antonov.
vous ne connaissez pas l’histoire des relations diplomatiques entre le congo brazzaville et la russie.
cest la russie qui avait construit lhotel cosmôs de brazzaville et aeroflot( la compagnie aerienne russe) se posait a brazzaville jusqu au 5 juin 1997.il y avait donc des liens economiques.
la russie avait envoye au congo plusieurs médecine et enseignants.vous ne le savez pas puisque visiblement vous navez pas fait des etudes.
vous dites
si la dette soulage les finances publiques….cest tres mal dit.vous confondez manifestement emprunt et dette.vous vouliez parler certainement de lemprunt…
la vocation dun emprunt nest pas de soulager les finances publiques ca cest le role dune facilité de caisse
tout emprunt est accompagne dun plan d’amortissement et l’emprunt sert a financer des investissements ou l’acquisition des immobilisations.
ne confondez plus dette et emprunt.ces deux termes sont antinomiques.
votre texte contredit les recommandations de la banque mondiale vis a vis des etats de la cemac allant dans la promotion des investissements directs etrangers ( ce que vous appelez par entreprise étrangère)
on ne dit pas reduire la dette mais plutôt reduire l’encours de la dette
on ne dit pas les matieres premieres sont le paradis sur terre …quel francais!
les matieres premieres sont les intrants de l’économie primaire ex canne a sucre de nkayi.la canne a sucre est la matiere.
la matiere premiere peut etre un intrant dans une economie secondaire ex l’eau dans une boulangerie dont le produit fini est le pain.le pain etant l’extrant.idem pour la tomate( fruit) qui devient tomate( boite de conserve)
finalement qui a ecrit ce texte?
toujours ces cas de dispersion on parle de la russie des matières premieres du pib de poutine de surendettement….non mais franchement, que retenir?
.le seuil de soutenabilite de la cette publique est de 50% par rapport a la banque mondiale et de 60% par rapport a la cemac. l’encours de la dette est actuellement a 70% du pib.ou est le surendettement
enfin le congo ne fait pas partie des dix pays africains les plus endettes
il faut eviter de rediger des textes economiques vous netes pas du domaine.
Concernant le Congo Brazzaville,il va falloir distinguer deux choses :
D’abord cette dette est – elle solvable et soutenable ?
Solvable,si le Congo Brazzaville a la capacité à honorer ses obligations financières à court terme. C’est à dire à rembourser les intérêts et le principal de la dette à l’échéance.
Soutenable,si le Congo Brazzaville à la capacité à maintenir sa dette à un niveau crédible ou viable sur le long terme ,sans devoir opérer des ajustements drastiques ( augmentation des impôts, coupe dans les budgets sociaux,etc ).
Sur les deux hypothèses,le Congo Brazzaville ne remplit aucune case. Et une dette est soutenable si les intérêts annuels versés ( charge de la dette) n’ont aucun impact sur celle ci. Et surtout, le taux d’intérêt apparent c’est à le taux moyen payé sur les différentes tranches de la dette, doit être inférieur au taux de croissance g de l’économie nationale….
Cette dette est un legs monstrueux à la génération future dont le capital de 14 mille milliards de CFA a dû prendre la direction du Portugal.
Je me garde de modéliser cet argument macro-économique pour des raisons d’hygiène intellectuelle .
Avoir une stabilité macro-économique nécessité des politiques budgétaires inscrites dans un cadre économique sain . Et renforcer la viabilité de la dette publique par au PIB c’est diminuer de façon substantielle les dépenses publiques. C’est tout simple ! Et c’est là condition d’avoir la confiance des investisseurs étrangers et nationaux .Et surtout maîtriser l’inflation dans le cadre d’une politique fiscale ayant pour l’objectif de maximiser les recettes fiscales à défaut d’élargir l’assiette fiscale en raison du manque des agents économiques. . C’est peut être tout le paradigme économique qui est à repenser si l’on voudrait retrouver un semblant cadre économique adéquat.
Mais comme le dit Thomas Hobbes dans son fameux livre le Léviathan » l’homme est un loup pour l’homme » Nous en avons la démonstration cinglante au Congo Brazzaville de Sassou, dont il aurait pû dire » le gouvernement de Sassou est un loup pour le peuple congolais ». . D’où sa prédiction qui se vérifie au quotidien des congolais, qui se résume ainsi » c’est la guerre de tous contre tous » ( les kulunas ) .Mais surtout contre le clan Sassou et ses sbires. .
On espère que le Léviathan,ce monstre biblique du moyen âge, fracassera les cathédrales édifiées par cette poignée des criminels.
La roue tourne ! Et Joseph Kabila en est la triste preuve vivante !
Une précision pour nos compatriotes : une matière première c’est un inpout , c’est à dire c’est la matière extérieure qui va entrer dans le processus de production ( intrant). Exemple.
Le fer ( input)sa transformation donne une voiture, c’est l’outpout.
En voici la formule : Y = f( k ,l). Et il faudrait y ajouter le coefficient n , comme matière première. Soit : Y = nf ( k ,l ). Une fonction Cobb Douglas. Deux ingénieurs qui ont conçu cette formule pour mieux expliquer le processus de production d’un bien,en micro économie..
Explication de cette dernière formule :
Sachez aussi que je suis aussi » doyi » de deux ingénieurs .. C’est l’avantage des ingénieurs en économie. . Jacques Attali en est un .
Le Y représente la voiture,car elle résulte de la transformation de n , matière première,input,par le k capital donc machine et par le travail l , l’ouvrier..
Y= output, voiture
n= input,fer .
C’était le grand Bakabadio depuis l’amphithéâtre du Stade Massamba Débat. J’en ai avalé des formules mathématiques.
Sacré Ya Louis.. Chapeau Haut !
Aaaah, notre pays ! MBOKA!!
a mr lucien pambou
dernier paragraphe.
demblee veuillez noter qu il est tres maladroit
une dette on ne l’a réduit pas on l’amorti.l’amortissemnt pouvant etre lineaire degressif accelere ou meme in fine.vos ecrits sont tres maladroits.la dette est un contrat vise et contre vise par les deux parties assistees de leurs avocats.
la marche vers le developpement est un communication politique elle na a ce titre aucune valeur constitutionnelle.cest comme le chemin desperance au lendemain de la guerre du cinq juin
l’économie congolaise ne depend plus de l’économie forestiere et petroliere.cest désormais la balance des invisibles qui tire le solde de la balance commerciale vers le haut
.
dernier point
on arrive pas au pouvoir , on accede au pouvoir.comment definissez vous le pouvoir? en passant sachez qu il ya une difference entre le president de la republique et le chef de l’etat
on peut etre president de la rep et etre un mauvais chef detat
on peut etre chef detat sans etre un bon president de la rep
la vocation de l’opposition nest pas d’accéder au pouvoir mais plutôt de participer avec le pouvoir en place a la gestion de la cite( siege au parlement sieges communaux…)
lorsque un parti de l’opposition gere deux a trois mairies détiens cinq a six sieges au parlement cest deja bon.
veuillez prendre des cours d’economie politique
Attention ! Une balance des invisibles ? Oui , c’est vraiment invisible ! Une jolie pirouette.
Y-a-t-il dans la balance des paiements BDP congolaise, une balance des invisibles c’est à dire des services qui équilibre le solde de la balance des paiements ?
En cas d’équilibre :
Exportations= Importations.
C’est à dire les exportations nettes= 0.
Alors :
Y= C+ I +G
Épargne= investissements.
Sortie nette des capitaux= 0.
Et surtout le revenu national est à la dépense domestique ,soit
R= D.
Ce qui n’est pas le cas du Congo Brazzaville au vu de ses médiocres variables macro-économiques.
Nous sommes Chroniquement en déficits jumeaux, c’est à dire commercial et budgétaire..
Ce qui donne :
Exportations< importations
Exportations nettes<O
Épargne< investissements.
Sortie nette de capitaux<O.
Le déficit commercial signifie que la valeur de nos exportations est inférieure à celle de nos importations.Les exportations nettes sont négatives.NX.
Ici, c'est l'épargne qui est inférieure à l'investissement. S<I.C'est le talon d'Achille du pays.
Pourquoi ?
Deux raisons fondamentales peuvent expliquer cette situation :
Le marché des biens et services en économie fermée.
Y = C+ I ( option production)
R= C+S ( option revenu).
Pour trouver l'équilibre macro-économique, il faut égaliser les deux fonctions.
Y= R soit ,C+ I = C+ S
Ce qui fait : I = S.Le bonheur est dans cette égalité !
Qu'est-ce qui se passe au Congo Brazzaville ?
Ces deux fonctions sont complètement introuvables car la politique de revenus est pratiquement absente des débats politiques et économiques.
L'épargne est un revenu non consommé dans l'immédiat, c'est à dire une consommation future dont le report à un prix , c'est à dire le taux d'intérêt.C'est le sens du marché des fonds prêtables , où se rencontrent l'offre de fonds prêtables,venue des ménages congolais,ayant une capacité d'investissements et la demande d'investissements,venue des entreprises, ayant des besoins.d'investissements.
En gros le déficit commercial résulte du manque d'investissements dans l'économie nationale , liée à l'absence de l'épargne nationale..
Et donc une impossibilité pour le Congo Brazzaville d'acquérir des investissements directs étrangers, c'est à dire que le Congo Brazzaville est incapable de financements extérieurs ( achats des actifs étrangers,etc )
En revanche, une économie ouverte utilise son épargne de deux manières : l'investissement domestique, c'est à dire congolais et les sorties nettes de capitaux ou différence entre les capitaux résidents et non résidents..
Soit :
S = I ( investissements domestiques)+ SNC ( sortie nette dé capitaux)
Puisqu'il s'agit des flux internationaux l'équation macro-économique est de type :
Y= C+I+ G+ NX
NX = balance commerciale.
Y-C-G=S , c'est à dire que l'épargne nationale est le revenu qui reste à une nation une fois que les dépenses relatives à la consommation C , à l'investissement I et aux dépenses publiques ont été engagées.
Soit : S= I+NX
J'ai toujours dit que toute explication macro-économique doit partir de l'équation macro-économique Y C'est l'outil de base de l'exploitation de la politique économique et notamment conjoncturelle pour un pays.
J'ai bien sûr arrondi les ongles pour ne pas perdre beaucoup de compatriotes en cours de route..
Le problème du pays est celui de ne pas très bien maîtrisé la macro-économie stricto sensu …
mr Lucien pambou
vous dites que larmee congolaise ne peut pas proteger le territoire national face a ine attaque
veuillez noter que tout conflit arme entre etats membres de la cemac est interdit
vous n’avez aucun instrument de mesure pour apprecier les capacites operationnelles des facs
on dirait que vous etiez un grand admirateur de bernard kolelas du temps ou il fut leader de lopposition contre lissouba.sachez que ce poste est vacant
vous pouvez l’occuper. les ninjas les attaques des trains les fusillades vous manquent on dirait…
Lire,, de ne pas très bien maîtriser..
Congo Brazzaville, exportateur des services ! Quels services ?
Et dans quelles branches d’activité ? Bien sûr que les services font partie du secteur d’activité, appelé » le tertiaire » ; mais je reste cartésien c’est à dire dubitatif au sujet de cette information.. Un mirage est passé !
Et pourtant des ingénieurs, scientifiques, architectes, congolais existent !
C’est le grand Galilée, à l’issue de son procès de rétractation,qui lance à voix basse cette phrase » Et pourtant elle tourne » c’est à dire la terre ou l’héliocentrisme…
Effectivement, la balance des invisibles est un déterminant de la balance de transactions courantes ou balance commerciale,mais de là à affirmer que la croissance économique du pays est tirée par la balance des services m’agace..
Le Congo Brazzaville est importateur net des services du reste du monde ,en témoignent les milliers ingénieurs, architectes, dessinateurs ,etc étrangers qui sévissent dans le bâtiment et dans les services informatiques,etc . C’est un déficit commercial en termes de services. .
Et je vous rappelle qu’en France, c’est la banque de France et le trésor public qui gèrent ce domaine..Ce qui est impossible au Congo Brazzaville,du fait de notre servitude monétaire nous privant de la gestion optimale de la politique monétaire et bancaire. . Et je crois que c’est l’une des explications tangibles du caractère erratique de la gouvernance publique . Ce manque de boussole,de tour de contrôle, fausse toute analyse macro-économique crédible de notre économie. ..Et c’est urgent d’y remédier ! Le commerce International dont les flux réels, financiers et monetaires, est une géopolitique en soi, d’où la nécessité d’une surveillance permanente par ses deux institutions financières..
Les flux réels,ce sont les marchandises et services échangés entre le Congo et le reste du monde.
Les flux financiers,ce sont les mouvements des capitaux et les flux monétaires ce sont les taux de change,des réserves de change..Car c’est tout l’écosystème de l’économie nationale qui est en jeu. La banque centrale nationale doit y veiller pour alerter et corriger les écarts des échanges défavorables à notre balance des paiements. Si on ne peut pratiquer le dumping monétaire pour favoriser nos exportations du fait du CFA ayant un taux de change fixe,on peut agir sur la politique de contingentement ( protectionisme , droits de douanes élevés,etc) . Le but est de protéger notre production nationale..
Du côté des flux financiers, c’est le contrôle des mouvements des capitaux dont les étrangers et notamment les Libanais et Sénégalais raffolent. Cette fuite des capitaux ou sortie nette des capitaux déprime l’activité économique du pays car elle asséche la circulation monétaire du pays,et donc freine l’épargne nationale et donc la création monétaire qui est le fait des banques commerciales..
Vous conviendrez avec moi que l’état de fonctionnement de notre trésor public ne nous garantit une fiabilité de la gestion de ces différents flux dont l’importance détermine le PIB ou le revenu national Y de notre pays..
Et vous vous souviendrez de la diatribe contre l’absence de la banque centrale nationale au Congo Brazzaville en dépit de la présence de la Beac. Elle est un pont entre la Beac et l’économie nationale..
Mais l’histoire épousera ma conviction en la matière. Et la dernière conférence sur l’inflation ,organisée par Ngobo, est un début d’aveu., Le lien entre inflation et politique monétaire est mécanique.. Les décisions monétaires échappement aux autorités politiques. Et c’est le drame !
Une banque centrale nationale peut très bien financer une dette publique par la planche à billets.Certes , l’inflation peut surgir ; mais à long terme l’économie nationale peut ajuster l’offre et la demande de biens et services.