En 66 ans d’indépendance, le mot que les différents Présidents congolais aient le plus souvent prononcé dans leurs discours est le mot « PAIX ». Quels en sont les résultats ? Tenez !
A/ Le Président Fulbert Youlou (1960 – 1963) :
« Notre nation s’est faite dans l’harmonie et la concorde mutuelle, unissant le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest du pays dans un même idéal de paix, de prospérité et de de progrès. Ce qui a été construit, ce qui a été atteint n’a pu l’être que grâce à vous qui vous êtes montrés les artisans infatigables d’une œuvre commune si digne d’être tentée. Mais la construction d’un pays est une création continue. Il n’est point de pause et le progrès nécessite un effort sans cesse renouvelé. Sachons nous convaincre qu’un Etat comme celui dont nous rêvons, où chacun trouvera de justes possibilités d’épanouissement, un Etat moderne ne peut s’édifier sans le concours actif de chacun – oui de chacun de ses habitants.
Qui que nous soyons, quelle que soit notre place dans la nation, ayons donc la fierté, par notre travail, notre discipline et notre civisme, d’apporter, dans la paix sociale et l’Union Nationale, notre pierre à l’édifice commun ».
B/ Le Président Alphonse Massamba-Débat (1963 – 1968) :
« …Mais l’élite peut-elle comprendre que son vrai bonheur réside dans le progrès sans à-coups de son peuple, dans son unité et dans la paix de son pays ? On ne lui demande rien : elle doit simplement taire ses passions, ses ambitions, son orgueil, son égoïsme, son opportunisme et tourner résolument, avec simplicité de cœur, vers l’œuvre de construction nationale faite d’amour, d’entente entre toutes les couches de la société, de clairvoyance et de sacrifice.
La société lui a tout donné pour faire d’elle ce qu’elle est : instruite, riche ; il est de son devoir de rendre à la société ce qu’elle lui doit : la respecter et assurer sa paix et son bonheur. C’est une simple question de logique, de bon sens et d’équité ».
C/ Le Président Marien Ngouabi (1968 – 1977) :
« Le souci de réaliser l’unité réelle, efficace et durable entre toutes les couches de la nation impose à chaque citoyen congolais les durs sacrifices pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême. Cette unité sera toujours impossible tant que les frères et sœurs d’un même pays s’entre-haïront, attiseront le tribalisme et le régionalisme. Il nous faut, pour sauver cette unité, briser toutes les séquelles du tribalisme, de déjouer les manœuvres de la réaction.
Animés par les souvenirs de nos morts glorieux, tous les militants souhaiteraient l’unité nationale et la paix au Congo. Pour répondre au mot d’ordre de nos sœurs de l’U.R.F.C. « nous voulons la paix, pas de sang au Congo », nous avons agi pour barrer la route aux opportunistes et aux fomenteurs de divisions et de malheurs. Nous avons agi pour empêcher l’approfondissement de la division entre frères d’une même nation. Nous avons agi pour sortir du péril, l’Unité nationale dangereusement compromise. Nous voulons que désormais les Congolais se sentent libres, que leur être et leurs biens soient protégés.
Nous ferons notre devoir pour maintenir la paix, la sécurité pour tous. »
D/ Le Président jacques Joachim Yhombi Opango (1977-1979) :
« …Mais tous les progrès réalisés par notre peuple n’ont pu l’être que grâce au climat de paix, d’unité et de concorde nationale.
L’œuvre de construction nationale est une œuvre de longue haleine à la fois difficile et exaltante qui exige l’unité et la concorde nationales. Pour ce faire, tout notre peuple doit se mobiliser pour barrer la route à tous les ennemis de la paix et du progrès ».
E/ Le Président Denis Sassou-Nguesso (1979-1992 et depuis 1997 à ce jour) :
« La tête froide, le cœur chaud, dans la vigilance accrue et dans la cohésion, nous devons poursuivre notre chemin ou de conquêtes encore plus décisives…Voilà pourquoi il nous faut l’unité et la paix pour construire notre pays. Réunir toutes les conditions d’un consensus national a toujours été au centre de nos préoccupations. Nous n’avons jamais de cessé de flétrir tout ce qui peut troubler la paix de nos compatriotes, tout ce qui peut nuire à l’unité nationale.
Douze années durant, je me suis efforcé de conduire notre pays dans la paix car pour moi, la première valeur nationale est la paix, cette paix sans laquelle les efforts d’édification, les rêvés de confort, les ambitions de promotion individuelle ou collective ne seront jamais que vaine utopie. Jamais nous ne remettrons en cause nos convictions de la paix. La paix dont le Congo a tant besoin pour recouvrer son âme, faire face aux nombreux défis économiques et sociaux, relancer le processus démocratique et restaurer son image de marque, doit être globale et indivisible ».
F/ Le Président Pascal Lissouba (1992-1997) :
« Je ne répéterai jamais assez l’élément le plus important qui garantira notre cohésion et l’unité dans nos vues vers l’harmonie de notre société est et demeure la paix sociale ; la paix sociale comme condition sine qua non à la mise en place de tout programme de développement économique ; la paix sociale comme condition essentielle pour sortir notre peuple de la misère et pour faire régner la justice et la liberté, afin d’offrir à notre peuple les conditions véritables d’épanouissement et de réalisation de soi. C’est aussi une manière de façonner l’âme congolaise.
Le défi de la construction nationale ne peut être relevé sans la paix et la concorde nationale. C’est pourquoi je m’emploierai à faire en sorte que le dialogue et la volonté guident notre action dans tous les domaines. La paix est donc le seul moyen pour les hommes et les femmes de notre pays, d’exister, de s’épanouir en tant qu’être humain et consolider l’œuvre démocratique. La paix, facteur de développement en régime démocratique doit constituer pour chacun d’entre nous un impératif supérieur ».
A la lecture de ces différents messages, chaque congolais aura compris, comme l’a affirmé le Premier Ministre Bernard Kolelas, que « la paix sociale, la justice, l’entente nationale sont un passage obligé pour notre pays. C’est notre seule planche de salut face à la misère sociale qui s’aggrave de jour en jour ».
Malheureusement, il m’a été donné de constater que le mot paix est galvaudé. Il semble être devenu un simple slogan de propagande politique voire politicienne. Nos autorités seraient-elles des pyromanes et pompiers à la fois, eu égard à ce que le peuple ne cesse de subir depuis 1959 ? L’avenir seul juge nous l’affirmera ou bien nous l’infirmera. Que la véritable et sincère paix règne dans notre très cher et beau pays, dans les années à venir, des forêts jusqu’à la savane et des savanes jusqu’à la mer. Tel est le souhait sincère, que je formule, en ma qualité de diplomate, homme de paix et de dialogue. Car tout diplomate est un ministre de Paix dont le premier devoir, comme représentant et défenseur des intérets de son pays, est de se comporter toujours en conciliateur, en agent de concorde et d’apaisement.
Dieudonné ANTOINE-GANGA
Ancien Ministre des Affaires étrangères de la République du Congo
Ancien Ambassadeur de la République du Congo aux USA et Canada
Diffusé le 16 septembre 2026, par www.congo-liberty.org

mr b kolelas n ‘ a jamais été premier ministre du congo. brazzaville.
toute decision prise par une autorité incompétente est nulle.sa nullité est absolue
source code des obligations de l’administration
mr lissouba etait en fin de mandat le 31 aout1997.
au dela de cette date il n’etait plus en droit de porter la qualite de President de la rep faute d’élections
vs avez quand meme ete ministre des affaires étrangères vs devrez connaitre ces bases de l’administration
b kolelas n’a jamais ete premier ministre.pour preuve il n’avait jamais occupe la residence officielle du premier ministre sise quartier sacre coeur de Brazzaville centre ville
Cher Ya Dieudonné,
66 ans d’indépendance, dont 53 ans de tyrannie Mbochi, et Sassou Denis totalise à lui seul 42 années au pouvoir !
Comment peut-on parler de paix lorsque les populations du Sud sont confrontées à un chômage chronique massif et voient mourir les leurs parents faute d’accès aux soins essentiels, alors que l’hôpital de référence, le seul capable d’assurer la dialyse, est fermé au public ?
Pourtant, en 1968, le président Alphonse Massamba-Débat avait laissé au pays plus de 50 unités de production. Aujourd’hui, beaucoup de ces acquis ont été dilapidés, au détriment de la population.
On ne peut pas sérieusement parler de paix lorsque l’extrême pauvreté persiste et que les urgences vitales de nos populations restent sans réponse.
La véritable paix ne se résume pas à l’absence de conflit : elle passe aussi par la dignité, l’accès aux soins, l’emploi et des conditions de vie décentes pour tous.
@ Mr Nganga.C’est toujours un plaisir vous lire.
Le plaidoyer de la charte politique au Congo c’est elle qui remettra les choses dans leur contexte,c’est a dire le concept reel de politique et son bon sens.Elle mettra un terme aux six decennies de querelles inutiles orchestres par les faux politiciens sous l’influence de l’exterieur.Le club des toko tika te (PCT) et tous les autres groupes dits partis qui y derivent ou emanent doivent comprendre que le chemin qui ont pris depuis juillet 1968 est un cul de sac,un chemin sans issu car l’evidence est la devant sux et le peuple congolais.Tous ceux qui les tirent depuis comme les petites marionnettes leurs pays respectifs avancent,progressent,se developpent ou sont developpes.Le congo n’a pas avance d’un seul iota.La sagesse,la conscience individuelle et la conscience collective doivent habiter tout le peuple congolais.Il revenir aux fondements c’est a dire a Bomoto, a Kimountou,a kibourou
a mr d a nganga
pourquoi dans le chapitre reserve a mr Pascal lissouba ( point F) vs n’avez parle que de mr b kolelas? jusqu’à nous parler de1959. mr lissouba n’y etait pas a c q j sache.
la nomination de mr b kolelas a la primature était contraire aux dispositions du code des obligations de l’administration.
toute decision prise par une autorité incompétente est nulle.sa nullité est absolue
a la nomination de mr b kolelas comme premier ministre, mr p lissouba n’avait plus.la qualité de president de la republique.
le meme b kolelas bien a avant cela s’était autoproclame president de la médiation nationale ce qui était une violation manifeste de la constitution
il n’etait ecrit nulle part dans la constitution du 15 mars 1992 qu en cas de guerre civile le maire de la ville de brazzaville devrait se sentir interpelle en mettant en place une « mediation locale » dont il devrait assurer la presidence.non mr d a nganga non
l’acte pose par mr kolelas etait illegal et anti constitutionnel
Pierrette Martine, parlez-nous un peu de Takou et les 40 constitutions, on va voir!