Et si Sassou Denis avait lobotomisé les congolais ?

Au regard de ce que vivent les congolais depuis la prise de pouvoir par la force par Sassou Denis le 5 février 1979, il y a lieu de se poser légitimement cette question.

Pourquoi les congolais subissent l’asservissement que leur impose le criminel Sassou Denis au lieu d’agir ?

La lobotomie altère profondément l’intelligence ; rend complètement stupide ; abrutie, anéantie l’intelligence et fait perdre les facultés de raisonnement.

Cette interrogation doit être prise au sérieux au lendemain des propos prononcés publiquement par le président burkinabè Ibrahim TRAORE. Ce dernier n’a pas hésité de dire haut et fort avoir été approché par des malfaisants qui lui proposaient la livraison de produits lobotomisants pour qu’ils soient dilués dans de l’eau potable et de la boisson destinées à la consommation de masse.

Sans une seule hésitation, on peut objectivement dire que Sassou Denis a une longueur d’avance sur Ibrahim TRAORE. Comment expliquer la ristourne qui est faite sur les bières dans les bars de Brazzaville, Pointe-Noire et d’autres localités ? Alors qu’une bière comme, PRIMUS, N’GOK, CLASS, TURBO, MITZIG, coûte en moyenne 500 FCFA, Sassou Denis a mis en place un forfait de Trois bières pour le prix d’une.

Si ce n’est pas pour lobotomiser la population, cela y ressemble sans conteste.

C’est dans l’intérêt du dictateur Sassou Denis de garder le peuple pauvre, de l’abreuver d’alcool pour qu’il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu’il soit si occupé à ses tâches quotidiennes (les différents mariages de son clan, le dernier est celui de son petit-fils Omar Denis au GABON) qu’il n’ait pas le temps pour la rébellion, comme le disait si bien ARISTOTE.

Si les congolais n’étaient pas lobotomisés par Sassou Denis, comment peut-on comprendre leur passivité alors qu’ils ne vivent pas, mais survivent. Le pays est riche, mais les congolais côtoient quotidiennement la misère. Ils manquent d’eau potable qui coulent dans les robinets, manquent d’électricité, d’écoles, de routes, d’hôpitaux, bref, manquent de tout et vivent dans le dénuement. Ils subissent sans broncher.

En ayant lobotomisé les congolais, Sassou Denis avait compris que pour rendre contents les congolais qu’il a esclavagisés, il faut les empêcher de penser, d’obscurcir leurs facultés morales et intellectuelles, et autant que possible anéantir en eux leur pouvoir de raisonner.

Cette insoutenable situation avait inspiré en 1982 « Le Pleurer-rire », le roman satirique d’Henri Lopes qui dénonçait déjà la mauvaise gestion de Sassou Denis et la corruption des « élites nationales ». Il y brossait dans ce roman satirique le portrait de Tonton Hannibal Bwakamabé Na Sakkadé, ancien combattant (Sassou Denis) devenu président à la suite d’un coup d’Etat. Il exerce un pouvoir dictatorial, prêt à tout pour le conserver, y compris tuer en éliminant toutes les têtes qui dépassent ou supposées comme telles pour se maintenir au pouvoir.

Pourquoi sommes-nous, collectivement et/ou individuellement, incapables de prendre notre destin en mains pour briser les chaînes de cette lobotomisation ?

Le traumatisme du passé, la corruption, le tribalisme, nos divisions internes et externes sont loin d’être suffisantes pour expliquer notre acceptation de la misère que nous impose Sassou Denis. Nous devons créer une chaîne d’union pour libérer notre pays de cette lobotomisation.

Comme on ne peut pas libérer un peuple contre son gré, force est de comprendre qu’un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. A tout peuple vassalisé, chosifié, il faut une révolte. Levez-vous !

« Celui qui n’a un jour osé changer, n’a pas le droit de se plaindre de la médiocrité de son existence » (Abraham Lincoln).

A moins que les congolais préfèrent aller à leur perte que de changer leurs habitudes (Léon Tolstoï)

Olivier MOUEBARA

Diffusé le 02 aout 2026, par www.congo-liberty.org

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Une réponse à Et si Sassou Denis avait lobotomisé les congolais ?

  1. Samba dia Moupata dit :

    Sassou Denis avait été recruté à Bouar, en Centrafrique, pendant sa formation de sous officier, à l’époque où le colonel Bigeard y était présent, tout comme deux de ses aînés Avant sont passés par cette même école Yhombi et Ngouabi. Depuis lors, beaucoup estiment qu’il agit avant tout au service d’intérêts étrangers plutôt que de ceux de son propre peuple.

    Ce qui m’attriste le plus, c’est de voir certains membres de la diaspora rejoindre cette logique, alors qu’ils savent que la situation de la population risque de continuer à se dégrader. Pendant que le peuple souffre, quelques-uns semblent davantage préoccupés par les avantages personnels et l’enrichissement tiré d’un système qu’ils cautionnent.c’est le sommet du cynisme.

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