Par Bernardin DILOU
La République du Congo s’est dotée, dès les premières heures de son indépendance, d’une devise nationale ambitieuse : « Unité, Travail, Progrès ». Trois mots simples, puissants, censés condenser une vision du vivre-ensemble, une éthique de l’effort et une promesse d’avenir. Une devise n’est jamais anodine : elle dit ce qu’un peuple aspire à devenir, elle trace une ligne d’horizon pour l’action publique et elle engage, au-delà des gouvernants, l’ensemble de la nation. Pourtant, au Congo-Brazzaville, ce triptyque semble aujourd’hui flotter comme un vestige symbolique, omniprésent dans les discours officiels mais dramatiquement absent de la réalité vécue par la majorité des citoyens.
L’écart entre les mots et les faits est devenu si béant qu’il alimente une forme de désillusion collective. L’unité proclamée se heurte à des pratiques politiques qui fragmentent la société, opposent les communautés, instrumentalisent les appartenances ethniques ou régionales et transforment la diversité congolaise en facteur de suspicion plutôt qu’en richesse partagée. Le travail, érigé en valeur cardinale, se réduit trop souvent à une promesse inaccessible pour une jeunesse confrontée au chômage massif, à la précarité et à l’exil forcé. Quant au progrès, il reste confiné à quelques indicateurs macroéconomiques ou à des infrastructures vitrines, sans impact structurel sur les conditions de vie de la population.
Cette contradiction n’est pas simplement rhétorique : elle est au cœur de la crise morale, politique et institutionnelle que traverse le pays. Le Congo, riche de son pétrole, de ses forêts, de ses terres arables et de son capital humain, continue paradoxalement d’occuper les derniers rangs des classements en matière de développement humain. Cette situation n’est ni une fatalité géographique ni une malédiction historique. Elle est le produit de choix politiques, de modes de gouvernance et de pratiques de pouvoir qui ont progressivement vidé la devise nationale de sa substance.
L’unité, d’abord, ne peut survivre là où l’injustice est perçue comme structurelle. Lorsque l’accès aux responsabilités publiques, aux opportunités économiques ou à la protection de l’État semble dépendre de la proximité politique, familiale ou clanique, le sentiment d’appartenance nationale s’effrite. Le tribalisme politique, souvent dénoncé mais rarement combattu avec sincérité, mine la cohésion sociale et nourrit un repli identitaire dangereux. L’État, au lieu d’apparaître comme l’arbitre impartial garant de l’égalité entre citoyens, est alors perçu comme un instrument capturé par des intérêts particuliers.
Le travail, ensuite, ne peut être une valeur crédible dans une économie excessivement dépendante de la rente pétrolière. Cette dépendance a façonné un modèle économique peu créateur d’emplois, vulnérable aux chocs extérieurs et largement déconnecté des besoins réels de la population. L’absence d’une politique industrielle cohérente, la marginalisation de l’agriculture, la faiblesse du tissu des PME et l’insuffisance des investissements dans l’économie du savoir ont privé le pays d’un moteur endogène de croissance. Le travail productif, innovant et digne, a cédé la place à la débrouille, à l’informel et, pour certains, à la recherche de rentes liées à la proximité du pouvoir.
Le progrès, enfin, ne saurait se réduire à la multiplication de plans et de stratégies aux intitulés séduisants mais aux résultats limités. Il ne se mesure pas uniquement en kilomètres de routes ou en bâtiments administratifs flambant neufs, mais en accès effectif à l’éducation, à la santé, à l’eau potable, à l’électricité, à l’emploi et à la dignité. Or, pour une large majorité de Congolais, le progrès reste une promesse différée, voire un mirage, tandis que les inégalités sociales se creusent et que la pauvreté persiste, y compris dans les zones riches en ressources naturelles.
Face à ce constat, la tentation du fatalisme guette. Pourtant, se résigner reviendrait à entériner l’échec collectif et à abandonner la devise nationale à son sort symbolique. L’urgence n’est plus seulement de dénoncer, mais de refonder. Refonder les institutions, les pratiques et le contrat social autour de ces trois mots qui, loin d’être obsolètes, restent d’une brûlante actualité. Encore faut-il accepter d’en tirer toutes les conséquences. Selon Montesquieu, « Une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi ; mais elle doit être loi parce qu’elle est juste. » Cette exigence de justice doit redevenir la boussole de l’action publique congolaise.
Réhabiliter l’État de droit constitue la première condition de cette refondation. Sans justice indépendante, crédible et accessible, l’unité reste un slogan creux et le progrès un privilège réservé à quelques-uns. La lutte contre la corruption, trop souvent proclamée mais rarement menée jusqu’à ses implications les plus sensibles, doit devenir un axe structurant de l’action publique. Elle suppose des mécanismes de contrôle transparents, une presse libre, une société civile protégée et une véritable reddition des comptes à tous les niveaux de responsabilité. L’impunité est l’ennemie directe de la devise nationale, car elle détruit la confiance et décourage l’effort.
La reconstruction du pacte national est tout aussi essentielle. Le Congo ne pourra avancer durablement sans un dialogue inclusif, sincère et courageux, associant les forces politiques, la société civile, les autorités traditionnelles et la diaspora. Il ne s’agit pas d’un dialogue de façade, mais d’un espace de remise à plat des règles du jeu : décentralisation effective, participation citoyenne, équilibre des pouvoirs, reconnaissance de la diversité comme socle de l’unité. Une nation unie n’est pas une nation uniforme, mais une communauté politique capable de gérer ses différences dans un cadre juste et partagé.
Revaloriser le travail implique, quant à lui, une transformation profonde du modèle économique. La diversification n’est plus une option, mais une nécessité vitale. L’agriculture, longtemps négligée, peut devenir un levier majeur de souveraineté alimentaire et d’emplois. L’industrialisation locale, même progressive, est indispensable pour capter davantage de valeur ajoutée. Le numérique, l’économie verte et le tourisme offrent des opportunités réelles pour une jeunesse formée et accompagnée. Mais cette revalorisation du travail ne sera crédible que si la transparence dans la gestion des ressources naturelles est garantie, afin que les revenus pétroliers et miniers servent effectivement au financement du développement et non à l’enrichissement de réseaux opaques.
Investir dans le capital humain constitue enfin la clé de voûte du progrès. Aucun pays ne s’est développé durablement en négligeant son école, son système de santé et sa jeunesse. Les politiques sociales doivent cesser d’être des variables d’ajustement budgétaire ou des instruments de clientélisme. Elles doivent devenir des priorités stratégiques, évaluées sur leurs impacts concrets. L’inclusion des femmes, l’emploi des jeunes, la formation professionnelle et l’accès aux services de base ne relèvent pas de la charité, mais de la rationalité économique et sociale.
La refondation s’impose et ne peut toutefois être portée par l’État seul. Elle interpelle chaque citoyen. Les Congolais de l’intérieur, confrontés aux difficultés quotidiennes, mais aussi ceux de la diaspora, porteurs de compétences, d’expériences et de réseaux précieux, ont un rôle à jouer. L’engagement civique, le refus de la banalisation de l’injustice et la participation à la vie publique sont autant de formes concrètes de fidélité à la devise nationale.
« Unité, Travail, Progrès » ne sont pas des mots magiques. Ils ne produisent aucun effet par leur simple invocation. Ils exigent des choix, des sacrifices et une cohérence entre le discours et l’action. L’unité se construit par la justice et l’inclusion. Le travail se crée par la vision, l’investissement et la valorisation des talents. Le progrès s’organise par des politiques publiques responsables et orientées vers l’intérêt général.
Le Congo mérite mieux que le décalage actuel entre ses idéaux proclamés et sa réalité sociale. Remettre la devise nationale au centre de toute refondation, c’est accepter de s’y mesurer sans complaisance. C’est transformer une formule héritée de l’histoire en un projet vivant, partagé et exigeant. La question n’est plus seulement de savoir ce que l’État promet, mais ce que chacun est prêt à faire pour que ces trois mots retrouvent enfin leur sens et leur force mobilisatrice.
Diffusé le 06 mars 2026, par www.congo-liberty.org

Il reste bien sûr » volons et appauvrir le Congo Brazzaville ».
La reproduction sociale par la politique bat le plein au Congo Brazzaville.
La méritocratie par la politique s’est substituée à celle de l’école.
Désormais, c’est le pouvoir politique qui détermine les catégories sociales au Congo Brazzaville.
C’est Pierre Bourdieu qui parlait de » l’habitus » cette forme d’éducation acquise dès le berceau familial. On le constate chez nos politiciens actuels. La reproduction politique est devenu un déterminisme.. Et contrairement à Sartre, Spinoza a raison sur ce point. L’expérience politique congolaise renforce la pensée spinoziste sur nos origines actuelles sont déterminées par la politique.
Finie la méritocratie ! Seule compte la politique.
L’idéal républicain s’est fondu dans l’idéal matérialiste. Le pauvre, dont l’espoir reposait sur le mérite par les études se retrouve aspiré par le marché du travail où n’existe nul emploi , rejoignant ainsi la pauvreté familiale..
La mobilité sociale, signe d’une évolution socio- professionnelle et économique,est bloquée par l’installation d’une politique de discrimination sociale initiée par Sassou.Car le pouvoir économique est un facteur de stabilisation politique .D’où cette espèce de dictature sociale pour maintenir à flots cette paupérisation absolue de ceux qui veulent émerger dans la société…
C’est l’entre soi politique qui verrouille les portes de développement social du pays. Le PIB se partage dans cet espace social d’origine politique. Posséder la part du grand nombre de revenus, c’est s’assurer un avenir politique et économique.
Sassou a chosifié la politique,a marchandisé les pratiques administratives afin d’assurer à ses partisans des revenus supplémentaires.
Au Congo Brazzaville,Sasaou a institué un marché politique où les opposants factices émargent au budget national,et où les candidats aux élections présidentielles sont financièrement parrainés par Sassou pour meubler sa forfaiture présidentielle. . Sassou est devenu le créateur des classes sociales. Il suffit de baisser sa culotte pour se voir offrir un cadeau financier. Tsatou Mabiala en connait un rayon.
L’idéal alimentaire,arme de destruction massive des idéaux nihilistes et trompeurs de la République…Le mutisme de Tsatou traduit amplement l’ampleur de la corruption de la conscience politique. C’est l’argent par la politique est le plus court chemin de la réussite d’une vie . Et en cela, l’école est reléguée aux calendres d’OYO..
Pourquoi apprendre,si le patriarche n’a pas appris de l’école ??
Au Congo Brazzaville de Sassou, point de transclasses. Car l’école, lieu de réparations des séquelles de souffrances familiales , a fermé bagages .Et l’élévation du pyramide de Maslow se fera,sous Sassou par la politique,seul levier de réussite sociale…
D’où l’abandon des ingénieurs,des médecins,des cadres supérieurs. Place au festival de la reproduction socio – politique..
L’entre soi politique congolais est porteur des germes d’une probable guerre sociale, théorisée par le grand Karl Marx.
Dans son fameux ouvrage intitulé » capital ‘ il y décrit l’avènement d’une société sans classes »
Autrement dit le capitalisme mourra de sa propre injustice. Sassou et son système d’apartheid social mourront de leurs propres poisons..
@Mr Dilou votre article très intéressant comme les précédents.
Les congolais de façon générale sont des vrais paradoxes et Illusionnistes unité, travail, progrès dans l’enclos Congo calqué ou imposé par le colon n’a jamais existé.
Massamba Débat et ses collaborateurs ont proposé le socialisme Bantous plus pragmatique et adapté à nos réalités,traditions et coutumes mais les éternels copieurs et serviteurs des puissances étrangères au Congo ne l’ont pas entendu de cette oreille.Je vous invite à lire l’articles un sursaut d’orgueil et d’amour pour sortir le Congo de l’ornière,un appel à la prise de conscience individuelle et collective au Congo et le plaidoyer contre la médiocrité au Congo post parti congolais du travail (PCT).Le peuple Congolais a beaucoup de travail à faire pour se tirer de cette emprise et du gouffre à cause de sa mauvaise compréhension du monde car Youlou,Massamba Débat et Nkoua Sébastien l’auteur du paysan bachelier l’avaient prévenu et mis en garde.
Lire,la reproduction politique est devenue .
lire , la pensée politique ……est déterminée .
Par contre ,c’est MONTESQUIEU qui ne cachait pas « les dangers auxquels s’exposait un régime discriminant , dès lors il tolérait de grands écarts de fortune et élevait sa jeunesse dans son désir de s’enrichir « .
La pensée typologique qu’il expose n’a rien perdu de son actualité .On retrouve ce despotisme social et politique au CONGO de SASSOU .
Cette forme de libido dominandi gagne la société congolaise par la servitude morale que livre le peuple congolais à cette progéniture politique ,préparée à prendre la relève du père .
Cette lutte de deux libidos : sciendi et dominandi est le projet politique et social post SASSOU .
En d’autres termes , le désir d’apprendre et celui de dominer vont structurer les enjeux sociétaux de demain .
Faudrait -il d’abord construire ,ou détruire avant de construire ?Telle est la question à laquelle le Congo Brazza serait amené à répondre .
C’est le sens de la lutte de ces deux libidos .Et MONTESQUIEU n’en pense pas moins .
Car libido signifie désir ! Et quel désir ? Le diable est dans le désir .
Or le désir c’est le manque .C’est le piège qui se referme .SASSOU en a expérimenté sur le champ politique congolais .
Car le moteur de la reproduction sociale par la voie politique est le désir du désir de son père ,ou de sa mère ,etc au sens de RENE GIRARD .En témoigne l’appétit de KIKI pour le poste de président de la République .C’est une forme de mobilité socio-politique qui s’origine dans les berceaux des hommes politiques actuels ,dénommée « la parentalité politique ». L’entre soi politique est devenu l’assurance vie au CONGO de SASSOU .
le fils du pays
Chers compatriotes du Congo -Mavoula
Je ne suis pas prétentieux.Je ne suis pas écrivain.
Pleurnicher et la passivité ne sont pas les méthodes appropriées pour résoudre le drame congolais.A travers des articles un sursaut d’orgueil et d’amour pour sortir le Congo de l’ornière,un appel à la prise de conscience individuelle et conscience collective au Congo et le plaidoyer contre la médiocrité au Congo post parti congolais du travail (Pct) les réflexions sérieuses peuvent commencer sur les problèmes du Congo.Comment comprendre le parti congolais du travail peut rester pendant plus d’un demi-siècle sans bilan,le pays manque de tout voire même de l’eau potable qui est en elle-même la vie malgré la manne pétrolière?.
Certains cadres congolais civils et militaires ont une grande part de responsabilité dans cette situation ils ont failli à leurs devoirs et rôles à cause de leurs intérêts mesquins et égoïstes.
L’idéal républicain foulé aux pieds. C’est l’idéal financier qui s’y est substitué . Sur le fronton de la République de Sasaou,on peut y lire » vivons seuls, avec nos pétrodollars et rien pour les gueux » ..
Le pouvoir temporel se mue en pouvoir éternel ,avec les avantages matériels y afférents.Le mérite vient de votre extraction familiale,selon qu’elle est riche ou pauvre. La République des privilégiés,par le pouvoir marchandisé,a encore bon dos au Congo Brazzaville tant la passivité congolaise l’y autorise..
En attendant le retour de Karl Marx au Congo Brazzaville, le plaisir dionysiaque dans l’entre soi politique continue..
Rien d’étonnant !Quand on ignore les causes du sous développement du CONGO BRAZZA
Pourquoi ADO s’est évertué à porter une estocade à la pauvreté ivoirienne ?
La réponse est purement macroéconomique Etant macroéconomiste , ADO a activé les dépenses publiques pour alimenter l’économie nationale ,via l’accroissement des salaires et donc de la consommation ,qui est le moteur de la croissance .
Cette politique budgétaire a deux objectifs : réduire l’écart de fortune et relancer l’activité économique du pays ,créant ainsi une classe moyenne qui consomme et épargne :Y =C+S.
Or si l’on pose que :Y = C+I .C’est à dire que le PIB dépend de la consommation et de l’investissement .
Nous aurons in fine : en égalisant les deux fonctions :
C+I=C+S
I=S
I investissement =S,épargne . C’est l’équilibre macroéconomique du marché des biens et services .
Et je précise que nous sommes en présence d’une économie sans intervention étatique .
Dans le cas d’ADO , l’équation deviendrait :
Y = C+I+G.
G ,dépenses publiques qui devient :VG ,variation des dépenses publiques .
Toutes choses étant égales par ailleurs ,nous aurons :
C=cY
VY=cVY+VG
VY(1-c)=VG
VY=1/(1-c). VG.
Avec k =1/(1-c) ,k multiplicateur keynésien .
Donc :VY=kVG.
ADO ,en ayant dépensé dans la politique salariale a fait augmenter les effets du multiplicateur dans l’économie ivoirienne pour enfin accroitre le revenu national Y ou PIB .
C’est ce que SASSOU ne veut pas faire pour le CONGO BRAZZA .Avec pour conséquences une absence de classe moyenne et une pauvreté endémique .
Dans le premier équilibre macroéconomique d’inspiration néoclassique ,l’épargne S est ex ante et l’investissement I ex post .
Autrement dit si les ménages congolais ont des revenus crédibles au regard de leur revenu moyen décidé par le PIB/HB et de la possibilité de bénéficier des politiques des revenus conséquentes ,ils auraient consommé C et épargné une partie de leurs revenus .Or ,l ‘épargne est l ‘élément clé fondamental sur le marché des fonds prêtables .C’est une capacité d’investissement qui va rencontrer une demande d’investissement exprimée par les entreprises pour acheter du capital ( machine , formation du capital humain , intrants etc ) Le but : augmenter leurs capacités de production .Ce qui suppose des futures embauches et une augmentation des salaires
Résultats : Un supplément des ressources publiques évitant des endettements improductifs et donc des excédents budgétaires .
La discrimination sociale instaurée par SASSOU n’a pas seulement un coût social ;mais aussi un coût économique qui nous plonge indéfiniment dans des déficits budgétaires inextricables .
Encore une bêtise qui scandalise les économistes : Son taux de croissance à 3.7% du PIB,hors pétrole . Un mirage est passé ! Le pompon !
Quel amateurisme !
Si ce taux est obtenu sans les pétrodollars ,alors que la richesse nationale est constituée à 90% des pétrodollars .(90% du PIB ).Alors ce sont les 10 % restants de l’activité économique qui ont pu produire ce taux de croissance de 3.7%..Avec un taux d’inflation inconnu .
C’est le père NOEL au CONGO BRAZZA .! Et si l’on ajoutait les pétrodollars dans le panier du PIB, nous en serions à combien ?. AAAAAh SASSOU !.DEGAGE !
Le FMI a tué le CONGO BRAZZA .A force de maintenir le CONGO BRAZZA dans la servitude monétaire ,dans la défense du CFA au sein de cette Afrique idiote , il se ridiculise en offrant aux tyrans de cette Afrique des indicateurs qui ne reflètent nullement la réalité de leurs économies improductives ,car primaires .
Avec des niches fiscalo -douanières , des franchises fiscales à foisons , du vol des recettes fiscales . Les 10% de recettes publiques nous donnent un TAUX DE CROISSANCE à 3.7% , une folie !.
Aucun effet sur le marché du travail de HUGUES NG. Une chimère de MINERVE !
Sassou joue avec les nerfs des congolais fatigués de la sassoufolie .
SASSOU et cie ne comprennent rien à la macroéconomie .
Avec une opposition hors sol ,le CONGO BRAZZA est dans l’obscurité économique .
Cet apartheid social enfonce le Congo Brazzaville dans les ténèbres de Tantale. ! De Sassou, peut être !
Le Congo Brazzaville se prive de croissance économique tirée par la consommation l’une des composantes de la demande globale et principal moteur de l’économie nationale.
D’ailleurs,sur ce point, pourqoui ne pas parler désormais du revenu national Y plutôt que de l’économie nationale ?
Le revenu national Y paraît mieux répondre à la cible que le Congo Brazzaville cherche à atteindre. En macro économie,cette notion de l’économie nationale où générale est peu usitée. .
Avec la trappe à pauvreté, initiée par Sassou à l’ensemble des congolais, toute perspective de développement économique du pays est annulée. Car le manque de circulation monétaire dans l’économie vous condamne inéluctablement au sous développement. Ajoutez à cela une absence de la banque centrale nationale,en dépit,de la Beac, à l’image de la banque de France, les conditions de pauvreté absolue sont bien installées.
Aucune issue de secours économique n’est possible.. Si en RDC,l’on parle d’une classe moyenne naissante,cela est dû en partie à la possibilité qu’à ce pays à émettre sa propre monnaie,le FC . Et vous verrez que les pays de l’AES connaîtront ce phénomène social, avec l’émission de la monnaie sahel.
Car , à la différence des pays sous tutelle française ou du CFA, ces banques centrales auront la possibilité d’injecter un volume de crédit dans ces économies pour stimuler les activités économiques et donc créer de la croissance économique et donc des emplois. Le cercle vertueux ! Ce que le Congo Brazzaville ne peut faire. .
Comment créer une classe moyenne qui pourrait tirer l’économie nationale ? Par une politique des revenus expansive… Le médecin ivoirien gagne un salaire de presque 1 million de CFA, pour un débutant, celui du Congo Brazzaville est à 200.000 CFA.
Ce dernier n’a aucune marge de manœuvre pour satisfaire ses besoins primaires et secondaires et c’est l’économie du pays qui en pâtit…
Quand un ministre gagne plus de 15 millions de CFA, il monopolise une partie du revenu national en détriment de la consommation. Ce que Keynes appelle » des fuites dans l’économie » .Car une partie du revenu non dépensé est thésaurisée par ces faux dignitaires et prive les banques commerciales d’opérer une politique de crédit facteur de création monétaire.
Déjà le fait de recevoir son salaire indûment gagné en liquide est un crime économique au regard de la macro-économie..
C’est la raison pour laquelle j’avais dit que Sassou et cie sont à l’ouest en matière de macro-économie. L’on se serait crû au moyen âge ! Ces revenus disponibles non consommés par mois tuent tout simplement l’économie nationale, c’est à dire le revenu national Y.
De la dépense de ces faramineux revenus dépend exactement la possible croissance du revenu national ou PIB.. C’est ce que démontrent ces deux équations macro-économiques.
Y = C+ I , optique produit
Y = C + S , optique revenu.
La première équation explique la relation de production entre la demande D = C+ I , constituée par la consommation, donc les ménages congolais, ayant vendu leurs forces de travail à Y , production,pour recevoir en contrepartie un revenu ou salaire..
Et le Y en distribuant le revenu aux salariés,les entreprises vont bénéficier d’investissements I .
La deuxième équation met en lumière la formation du revenu : le revenu distribué par la production Y se ventile de deux manières :
Les ménages congolais vont dépenser les revenus obtenus de Y dans la consommation C et comme ils ne pourront pas tout dépenser, ils vont épargner S.
D’où : Y = C + S’.
Au vu de cette petite démonstration,nos riches ministres payés, gracieusement à ne rien faire, retirent l’argent du circuit économique asséchant mécaniquement la quantité de circulation de monnaie dans l’économie nationale….
L’économie nationale est étouffée , voire étranglée par ces comportements irrationnels et purement criminels .
L’entretien volontaire de la pauvreté engendre de la dette publique,car les recettes fiscales, levier de la consommation, sont nulles sinon marginales du fait du ralentissement de l’activité économique du pays..
La consommation Congolaise est inexistante au vu de la faiblesse criarde des salaires et d’écart énorme de fortune..En témoigne l’absence des quartiers résidentiels au Congo Brazzaville à l’image de Kin ou Abidjan.. Et même le niveau urbain de nos quartiers populaires témoigne de cette trappe à pauvreté qui cisaille le quotidien des congolais.
@ notre compatriote Dilou soulève un problème fondamental de la société congolaise actuelle,la pauvreté. C’est un cancer social qui mine l’âme du pays. On ne construit pas un pays en marchant sur les cadavres de ses compatriotes…
À qoui ça sert d’aller emprunter de l’argent,de la dette pour appauvrir davantage le Congo Brazzaville ? .
À quoi ça sert de jeter l’argent dans les objets d’une campagne présidentielle, déjà gagnée d’avance ?
Quelle folie,Sassou ! Essayez de respecter l’argent public !
À 86 balais, c’est malheureux ! Triste !
Cher frère, Bernardin Dilou, Sassou Denis incarne à lui seul le triomphe du néant absolu. Autour de lui gravite une bande d’attardés mentaux comme les Isidore Mvouba, Adélaïde, Makosso, Moungalla , Pierre Mabiala , Claudine ou encore Tsaty Mabiala. Prêts à le suivre aveuglément jusqu’à l’enfer . Lorsque la médiocrité devient système , elle ne prospère qu’en s’entourant de ceux qui ont renoncé à toute lucidité et à toute dignité.