Brazzaville ne se lasse pas de la dette

Le ticket Denis Sassou Nguesso-Anatole Collinet Makosso est drogué à la dette. Depuis que le petit pays pétrolier d’Afrique centrale, le Congo-Brazzaville, a renoué avec les « Eurobonds », il ne se passe pas un trimestre sans que Brazzaville n’emprunte le chemin d’avenir de la dette.

La dette en marche

Pour sa première offre publique d’obligations internationales, la République du Congo a réussi l’émission d’obligations d’un montant de 700 millions de dollars américains, soit 382 milliards 900 millions de FCFA. Le montant est assorti d’un coupon de 9,5% et remboursable sur une échéance fixée au mois de janvier 2035 selon un amortissement progressif en cinq tranches égales à partir de 2031. D’après le gouvernement de Brazzaville, la transaction confirme le retour de l’État congolais sur le marché des capitaux et matérialise la confiance des investisseurs internationaux vis-à-vis de la stratégie économique et financière (journal de Brazza, 12 février 2026). Pas de quartier pour la dette. Brazzaville s’endette pour rembourser sa dette. Brazzaville procède à la levée de ces fonds en février 2026 après les émissions de novembre et de décembre 2025 .

Contre-coup de la dette

Les faiblesses structurelles de l’économie du Congo-Brazzaville, liées à la qualité de la dépense, à la dette qui s’élève à 8,500 milliards de francs CFA soit 99 % du PIB, au marché du travail, à la gouvernance ou la productivité, affectent le climat des affaires et l’attractivité du pays, désormais distancé par ses voisins de la CEMAC tels le Cameroun, le Gabon et la Guinée équatoriale. Denis Sassou Nguesso à la tête du Congo-Brazzaville depuis une quarantaine d’années incarne aussi le népotisme, la corruption et le mélange des genres entre affaires et politique qui a marqué nombre de gouvernements précédents et s’apprête à briguer un nouveau mandat fort de son bilan «  très élogieux ».

Le Congo-Brazzaville incarne aussi le mélange des genres entre affaires et politique qui a marqué nombre de gouvernements Sassou-Makosso.

Le Congo-Brazzaville a besoin d’un nouveau moteur qui ne peut provenir de capitaux nationaux. Brazzaville a de plus en plus besoin de main d’œuvre qualifiée et d’un afflux de capitaux étrangers (Investissements directs étrangers-IDE). L’endettement est un rite économique incontournable. Tout dépend de l’usage qu’on en fait.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Diffusé le 19 février 2026, par www.congo-liberty.org

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Une réponse à Brazzaville ne se lasse pas de la dette

  1. Val de Nantes dit :

    La dette publique congolaise est un serpent de mer , d’Alima. C’est le tombeau de l’avenir de l’économie nationale.. Faute d’une transformation structurelle de notre économie nationale, les intérêts vont rogner,ronger comme un cancer,les petits pétrodollars dont une partie est déjà gagée..
    L’économie nationale connaîtra un cercle vicieux pour plusieurs années,car le remboursement ou la diminution significative de celle ci dépendra de la croissance économique. Or ,les fondements de cette croissance resident dans la combinaison de la politique économique conjoncturelle et structurelle. Et c’est le talon d’Achille de Sassou.

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